C'est assez touristique. Aussi le chauffeur du mini-bus et du pick-up qui sont là nous proposent le double du prix local. Négociations. Ils refusent. C'est à 9 bornes. On part à pied. Ca monte et on a les gros sacs. Ca monte même beaucoup. En haut on a droit à une superbe vue sur la vallée. Ca vallait le coup de monter à pied .C'est toujours ce qu'on se dit quand on transpire à grosses gouttes pour en arriver là. Un mini-bus passe. On arrive à descendre au prix normal. Huit bornes à pied d'épargnées.
On arrive à l'hospedaje qu'on nous a conseillé. Une "reserve" à gringos, un peu comme à Flores. On dors pour une somme très basse sur des matelas dans une espèce de grenier ouvert. Ca nous convient.
On part faire un tour dans les campagnes environnantes, pour trouver éventuellement un comedor ou une tienda, car le repas ici coute cher (le double du prix des chambres). C'est quand même sacrément paumé... Très joli, mais perdu au fin fond de la forêt. Le bled est consituté de quelques habitations disséminées le long d'un chemin de terre, la "route principale".
Les gens nous demandent ce qu'on cherchent et nous disent qu'il n'y a rien par là. On persiste. Une petite église au loin, on va voir. Les gfens nous y regardent un peu étonnés, mais apparemment on ne les dérange pas. Deux ados viennent nous souhaiter la bienvenue dans leur communauté. On assiste quelques minutes à ce qui semble être un cours de cathéchisme. Des jeunes qui parlent, font des lectures de la bible et chantent... mais pas en espagnol. Dans une langue avec beaucoup de "tcheuk" et de "thack". Une des 23 langues indiennes parlés au Guatemala. Amusant.
On continue notre balade en s'enfonçant plus profond dans la campagne. Paysages magnifiques sur la vallée nappée de vert.
On fini par faire demi-tour et on rentre à l'hospedaje. Je me pose recopier les cartes du Lonely planet, car G et moi avons décidé de nous séparé une fois la frontière mexicaine passée. Pourquoi ? Différente façon de voyager. Besoin de faire les choses chacun à son rythme.
Le repas du soir arrive. L'hospedaje est bondée de belges, de norvégiens et plein d'autres encore. Un groupe de Marimba vient jouer. C'est beaucoup moins bien que ce qu'on a vu a Sayache, mais on ne va pas casser le plaisir de ceux qui sont là et qui apprécient.
La soirée se continuera à jouer aux échecs et au "President" (le trou-du-cul) avec des norvégiens et un écossais, jusqu'à épuisement des bougies, les générateurs étant coupés à partir de 21h30.