samedi 25 mars 2006

12 Mars - Le volcan de Agua

Levé tôt à 5h30... oups, le réveil n'a pas sonné. Ce sera levé 'a 6h40. Un bon réveil guatémaltèque pourtant.. je ne comprend pas.

On prend le bus pour se rendre à Santa Maria de Jesus, au pied d'un immense volcan (éteint) qui domine le sud d'Antigua : le "volcan de Agua". Antigua est à 1600m d'altitude. Santa Maria un peu plus (2000 ? pas eu l'info). Le volcan on ne sait pas.

Petit dej copieux de tortillas avec viande, oeufs, saucisse et haricot, avant d'entamer l'ascension. Le routard précise : "5h de montée, 3h de descente. Ne surtout pas y aller, nombreux vols et viols." On verra bien.

On monte... on monte... Quand on leur demande, lers gens qui descendent nous disent qu'il restent encore beaucoup de temps avant le sommet. Pas grave. On monte. On va manquer d'eau.

Arrivés au 2/3, on est déjà bien claqués. Plus de foret ici, que des herbes hautes, jaunies par la sècheresse du temps. On se fait une pause de 20mn, et on repart. Au bout de 150m, on refait une pause parce qu'on halète comme des asthmatiques. Manque d'air. On doit être haut. On va monter plus tranquillement. C'est le souffle qui manque. Et ça n'est que le début, ça ne fera qu'empirer jusqu'au sommet. Les pauses se mutliplient. On s´hyperventile pour tenir. On marche à deux à l'heure.

G n'avait jamais connu ça, je crois que ça l'a bien calmé. On arrive au sommet après 5h30 de marche. Là on rencontre un groupe qui descend, avec deux français. Ils ont commencé l'ascension plus tôt que nous. Il nous apprennent que le sommet du volcan est à 3761m. Je comprends nos problèmes de souffle. De l'autre côté du volcan, une mer de nuage d'où émergent deux autres volcans. magnifique.

L'autre versan était impressionnant également : une vue imprenable sur Antigua, Guatemala la cuidad, jusqu'au Lac Atitlan où nous allons demain. Ca nous rappelle comme ce pays est petit (100 000 km2). On reste 15mn en haut. Il est 14h45, il faut qu'on redescende avant la tombée de la nuit à 18h.

C'est parti, on descend... on croise un type marrant qui nous conseille de couper à travers les herbes. Mais les herbes hautes sur une pente à 50 degrés c'est une connerie : on voit pas le relief. On descend à moitié en cassant la figure. On continue par les chemins en lacet de la montée (plus facile dans ce sens).

A un moment on essaye de couper. Erreur : c'est un chemin tracé par l'écoulement de l'eau, enfin quand il y en a parce que là c'est sec comme jamais. Ca glisse. On se vautre dans la poussière.

Vers le dernier tiers, on bifurque dans un autre chemin qu'un local, à l'aller, nous avait conseillé. Moins large, dans une partie plus dense de la foret. Au bout d'une quarantaine de minutes, on se demande si c'était vraiment un raccourci, quand on arrive sur une route (enfin un chemin de terre carrossable). Là on retrouve le groupe de tout à l'heure. Ils ont pris l'autre chemin, et le plus drôle (pour nous), c'est qu'ils s'y sont fait braquer par un type avec une cagoule et deux machettes qui les a délesté d'une partie de leur fric. On a choisi le bon chemin !

On fini le trajet avec eux et on se sépare (ils ont leur minibus). Il faut qu'on boive ! Avec toute la poussière qu'on a avalée, on a la gorge désechée. Arrivés à la station de bus, plus rien : le dernier est parti il y a 5mn. Reste les pick-up qui vont à Antigua. On se pose à la sortie de la ville et on fini pas se faire prendre et ramener en ville. Décrassage à fond. Repas salvateur (mais toujours pas copieux), et au pieu.