mardi 18 avril 2006

15 Avril - Ultimos minutos

Je sors du musée pour aller grignoter et trouver le moyen de dépenser mes derniers pesos. Pas le temps d'aller jusqu'aux marché artisanaux, je prends de la tequila.

Il se fait l'heure, direction l'aéroport en métro. Là j'attend G une heure à côté de l'enregistrement des bagages d'IBERIA. Il ne vient tourjours pas. Je m'enregistre et vais voir s'il attends dans la salle d'embarquement. Non plus. Balade dans l'aéroport pour tuer le temps.

L'embarquement est maintenant dans 5mn et G n'est toujours pas là... L'avion a du retard, ça râle un peu. G fini par débarquer. On se racontent nos voyages jusqu'à ce que l'avion se décide à partir, avec du retard. Les dix heures de vol passent vite, je tchatche pas mal avec mon voisin Mexicain.

Arrivés à Madrid, on nous empêche de prendre notre correspondance "parce que nos bagages ne pourront pas suivre". On nous invite à prendre le suivant dans une heure. Le temps qu'on s'occupe de nous c'est déjà trop tard, on prend donc celui d'après, deux heures plus tard. On est avec d'autres français sympa. Ca râle bien.

Finalement on arrive à Paris où Ben nous attend. Le plus drôle c'est que les bagages n'ont pas suivi. Quelle bande de charlots. On les recevra le lendemain, livrés à domicile.

15 Avril - Le musée d'anthropologie

Dernière douche, paquetage en vue de l'avion. Départ en métro vers le centre ville pour trouver un supermarché et faire mes ultimes achats. Remplissage du sac avec les quelques denrées et les bouteilles. Il devient tout à coup très lourd.

Métro jusqu'au musée d'anthropologie de Mexico, très réputé. Trop grand pour tout voir en une journée. Je choisi mes salles. Les premiers temps de la colonisation de l'Amérique et ses cultures primitives.

La culture de Teotihuacan, qui a reignée sur la région mexicaine de 0 à +750 après j.c et qui a laissé un site impressionnant au nord de D.F. que j'aurais aimé voir.

La culture Maya. J'y découvre les dimensions politiques et sociales, ainsi que la vie quotidienne dans cette civilisation dont j'ai admiré les ruines à Tikal et à Palenque. Beaucoup d'artisanat qu'on ne voyait pas dans lesdites ruines. Je suis en revanche déçu par les explications, car la version racontée n'est plus d'actualité, d'après ce que j'ai appris avec Paul. L'écriture Maya a été déchiffrée en 1994, et le musée ne s'est pas mis au goùt du jour.

La culture Mexica, en français Aztèque. Elle a reigné de 1300 jusqu'à la conquète espagnole. Moins intéressant que les Mayas. Comme me disais Alfredo, "les Aztèques c'étaient des idiots, ils ne pensaientnt qu'à faire la guerre et à sacrifier des gens". Rien à voir avec les Mayas qui étaient très bons en mathématiques et en astronomie et qui ont bâti leur religion et leur cosmologie sur ces bases scientifiques.

14 Avril - Vers D.F.

Ici, Mexico c'est le nom du pays. La capitale porte le même nom, donc on l'appelle "Mexico la ciudad" ou plus simplement "D.F.", abréviation de "District Fédéral".

Je bouge vers 8h30 vers la sortie de la ville pour faire du stop. Plus beaucoup de pesos, et pas envie d'en retirer le dernier jour. Je me décide pour le stop. Trente minutes de marche vers la sortie. Trente minutes d'attente et une voiture d'arrête.

Le type qui me prend en stop s'appelle Arturo, il est professeur d'administration à l'université de Cuernavaca. Il va vers D.F. pour y passer ses vacances. Il paraît que c'est le meilleur moment, tous les habitants étant partis pour la semaine sainte. Mon chauffeur est super sympa. On discute tout le long du chemin jusqu'à D.F.

Il est tellement sympa qu'il m'invite à déjeuner chez son frère où il passes ses vacances. On fait un tour au marché pour faire quelques courses. J'en profite pour découvrir des fruits et légumes que je connaissais pas encore. Chez son frère on déjeune beaucoup. On s'éclate la panse de poisson, frijoles, oeufs, et de tous les fruits qu'on a acheté. Le repas est arrosé de bière, tequila et mescal. Trop gentils ces gens.

On part ensuite vers le centre. Arturo me trouve un hotel pas cher et me dépose ensuite dans le centre historique. C'est ce qu'on appelle une rencontre inespérée et inespérable.

Me voici au centre de D.F. Visite de la cathédrale. Très grande, très richement décorée, orgues immenses, beaucoup de dorures. Très clinquant. Une file impressionnant de visite fait la queue pour embrasser les pieds du Christ.

Balade dans le centre historique. Plus joli que je pensais, architectures intéressantes de différentes époques, bâtiments assez travaillés. Grand parc, et un seul gratte-ciel. Assez agréable.

Direction les marchés artisanaux pour faire quelques emplettes. C'est vendredi (le jour saint) de la semaine sainte. En l'occurence, ça signifie le jour le plus fermé de l'année. J'ai bien choisi mon jour de shopping... En me promenant dans le centre, je vois bien que 98% des boutiques sont fermées. A l'exception des grands axes, il n'y a rien du tout d'ouvert. Impessionnant.

Balade dans le centre, grignotages dans les quelques boui-boui ouverts. Posage dans un parc pour savourer dix minutes de calme et de repos pour mes jambes. J'y fais la connaissance d'un Mexicain, Rafael, avec qui on parle voyages. Il me propose de venir squatter chez lui la prochaine fois que je viens sur D.F. Je lui rend la pareil s'il vient sur Paris.

Rentrage à l'hotel en métro. Légumisation devant des films en américain sous-titrés anglais. Oui oui, j'ai même la télé dans ma chambre.

13 Avril - Vers Taxco (vol3)

Bus vers Taxco à 6h30. Beaucoup de monde, toujours à cause de la semaine sainte.

Arrivé vers midi. La ville est jolie : elle grimpe le long d'une colline et me rappelle un peu Diamantina. Ca grimpe sec. Les maisons sont de style colonial, quoique assez différent : moins haut de plafond et murs plus épais.

Impossible de trouver une échoppe ou une buvette où laisser mon sac quelques heures. Les gens trouvent des prétextes minables. Montée avec le gros sac pour voir la ville de haut. Balade d'église en église. Posage déjeuner.

Je pars ensuite visiter les boutiques d'argenterie qui font la réputation de la ville. Déçu par le manque d'orginialité des bijoux. Très ennuyé avec mon gros sac sur le dos à travers les petits présentoires fragiles. Ca fait un peu taureau dans le magasin de porcelaine.

La ville est assez aisée, les gens assez bourgeois. Le logement très cher. Je prend la tangente et un bus vers Cuernavaca, à mi-chemin entre Taxco et Mexico.

A Cuernavaca je trouve rapidement un hotel, avec une douche ! La première depuis trois jours. Et un lit ! Le premier depuis... depuis...

Tour en ville. C'est sympa et animé, avec un centre historique et des églises anciennes. Couchage tôt. Crevé par la nuit dernière et la marche à Taxco.

samedi 15 avril 2006

12 Avril - Vers Taxco (vol2)

Levé tranquille. Lecture et écriture au soleil levant, pour profiter une derniere fois de la cote avant de m'enfoncer vers l'intérieur des terres.

Posage á la sortie de la station balnéaire, je vais éviter les lanchas, trop cheres. Un collectivo passe longtemps apres. Forcément á cette heure ci les gens arrivent, ils ne partent pas. Je fais tout dans le désordre. Arrivé au pueblo, stop jusqu'á Pino (la Pinotepa Nacional). Le type qui me prend en stop ne roule pas vite. Vraiment pas. Il roule meme tres lentement. Un paralytique sous Valium conduirai plus vite je pense.

A Pino, je traverse la ville pour me poser á la sortie. C'est grand. 40 mn de marche avec le gros sac. Un premier collectivo me prend et me pose á l'embranchement vers Cuaji (Cuajiniculapa), la ville suivante de mon périple. Collectivo pour Cuaji.

Arrivé á Cuaji, stop á la sortie de la ville. On me dépose dans un endroit oú les voitures roulent trop vite pour le stop. Je vais donc jusqu'á la ville suivante (San Juan) en taxi-collectivo, avec un autre gars qui attendait lá.

Arrivé á San Juan, stop pour aller vers Cruz Grande. Marche pas. J'avance un peu. On ne me prend toujours pas. Je continue encore pour trouver un endroit un peu plus propice (entre deux ralentisseurs). Personne ne s'arrete. En dernier recours, je vais filer deux pesos á la nana de la croix rouge qui fais sa quete sur les ralentisseurs aussi. Elle me file l'autocollant. Je tends le pouce. Une voiture s'arrete ! Aidez votre prochain, il vous le rendra.

Le type s'appelle Alfredo, il va jusqu'á Acapulco, oú je compte bien ne pas passer. Il est supe sympa. On tchatche tout du long. J'avais prévu de bifurquer vers le nord á partir de Cruz Grande, mais il me le déconseille : pas de bus et tres peu de voitures. La route est dangereuse, les gens s'y font tres souvent braquer. Ce n'est pas le premier á me dire qu'il vaut mieux passer pas Acapulco. Je me rends á l'évidence... plus qu'á aller jusqu'á Babylone-Acapulco.

Le trajet dure longtemps. Arrivés á Acapulco, beaucoup de circulation, semaine sainte oblige. Un peu moins que quotidiennement á Paris. Je le fais d'ailleurs remarquer á mon chauffeur incrédule. Pour ici c'est déja beaucoup.

Alfredo me dépose au terminal de bus. Lá c'est le drame. Pas de bus avant demain matin. Je prend mon billet, et je vais m'installer dans la salle d'attente pour y passer la nuit. Carrelage confortable. J'ai pris une décision importante. Demain, c'est sur, je me lave.

11 Avril - El Correlero

Arrivé á la Pinotepa Nacional, je me renseigne pour savoir s'il y a un camping. Définitivement non, c'est une ville tout ce qu'il y a de plus urbain. Un bled á coté de la mer oú on peut camper ? Oui : El Corralero, un bled avec une plage.

Tour en ville pour trouver les Camionetas (mini-bus) qui s'y rendent. Il est tard, je suis seul dans le bus. Je me retrouve dans le pueblo (village), sur les rives d'une lagune qui donne sur la mer, oú stationnent des dizaines de lanchas. On m'annonce que la plage est á 15 bornes á pied - il faut contourner la lagune - ou á 5mn en lancha. Le prix me rebute. Forcément, étant le seul a y aller, c'est plus cher.

Je tchatche pas mal avec les pilotes de lanchas, qui me proposent de poser mon hamac sur la rive sans probleme. Je me fais une raison, m'apprete á dormir lá, quand l'un d'eux se propose de m'emener lá bas "en stop". Il y a des gens á transporter dans l'autre sens.

Je fais donc mon tour en lanchas sur la lagune bordée de mangrove, et rejoint la partie "balnéaire". Plein de restos/buvettes sous leurs traditionnelles palapas. Ici c'est surtout pour les mexicains. Je pense que tres peu d'occidentaux prendraient plaisir á séjourner ici : c'est crade. Tres crade. Les déchets sont légions mais aucun local ne semble etre dérangé.

Je pose mes affaires dans un resto pour faire le tour du site. Je rentre profiter des derniers rayons de soleil et boire un biere : si je consomme, je peut dormir gratos (apparemment c'est courant ici).

Un peu plus tard, le propriétaire des lieux m'invite á partager quelques verres de tequila. Dieu qu'elle est bonne. Celle qu'on n'a en France n'est qu'un vieux résidu d'alcool á bruler vaguement distillée avec un étiquette "Tequila" et un cactus pour faire plus vrai. Non lá c'est vraiement autre chose.

Il fait tres sombre. Ici pas d'eau courante ni d'electricité. On tchatche pas mal, de linguistique. La tequila agissante, ca dérive bien évidemment sur les discussions de cul. Sa femme rentre. Un peu plus tard ils s'absentent "une demi-heure" pour se doucher. Ils ne reviendront pas.

De mon coté je mange mes provisions au clair de lune, installe mon hamac et m'endors au clair de lune avec une dizaines d'autres clients. Tranquille. Pour se laver, seul un grand bac d'eau saumatre dans lequel flotte le cadavre d'une grosse blatte. Tant pis, je me laverai demain.

11 Avril - Vers Taxco (vol1)

Au revoir Mazunte. Quand faut y aller...

Je me donne deux á trois jours pour arriver á Taxco. Collectivo jusqu'á l'embranchement qui va vers Puerto Escondido. Lá je rencontre une Israélienne tres sympatique qui y va aussi. On discute tout le trajet. Elle s'arrete á Puerto Escondido retrouver des amis. Je continue mon chemin : je marche jusqu'á la sortie de la ville et attrape un bus pour Rio Grande.

Je me pose manger, hésite á y passer l'apres midi et la nuit, mais mauvais feeling : je me pose á la sortie de la ville. En chemin j'apercois le "Rio Grande" qui donne son nom á la ville. Hilarant !

Bus jusqu'á Jamiltepec. Le chauffeur est marrant. Il me parle avec des signes jusqu'á ce que je lui dise que je parle espagnol. On tchatche un peu. Il m'emene jusqu'au bout de sa ligne, m'invite á boire une biere, m'offre une cigarette, des chewing-gums. Et á la fin il me file meme 20 pesos quand je lui demande le prix du trajet ! Le coeur sur la main. Moralité : ce soir je me lave les cheveux et je change de T-shirt. Je ne veut pas savoir á quoi je ressemble.

Bus pour la Pinotepa Nacional, la ville suivante, la derniere de l'état de Oaxaca.

jeudi 13 avril 2006

10 Avril - Mazunte forever

Levé tard, cassé, gorge en miette. Je pars acheter du miel dans l'épicerie du coin que je bois goulument avec du thé et du citron.

Rendez-vous avec G à midi pour aller pique-niquer. Finalement on décide de passer à Pochutla avant. G a un billet de bus á acheter, et moi aussi, peut-être, je n'ai pas encore pris ma décision sur ma prochaine destination, mais ce qui est sur c'est que je pars demain.

A Pochutla une petit manif ralentie un peu le collectivo. Entre temps j'ai pris ma décision : longer la côte pacifique en faisant des sauts de puces en ville en ville, et remonter par Taxco, ancienne ville de prospection de l'argent. Pas le temps d'aller voir Oaxaca. Prochain voyage, pas le temps de tout faire.

Courses et rentrage à Mazunte. Là on part pour "Punta Cometa", un lieu dit de Mazunte situé à l'extrémité d'un des deux cap rocheux qui borde la plage. Montée, descente et rochers. Le soleil nous écrase surement. On trouve de l'ombre au fond d'un trou situé au bout de la pointe rocheuse.

Ce trou forme une piscine naturelle agitée par des courants quand de grosses vagues s'écrasent á côté. Déjeuner d'avocats, de tomates et de fromage sur tortillas. Baignade dans la "piscine". C'est marrant, à chaque grosse vague on est projetés les uns sur les autres.

Retour à la plage pour boire, jouer aux échecs et discuter jusqu'à assez tard. On repart voir à Punta Cometa si une soirée s'est imrpovisée là-bas. Très visiblement non, il n'y a personne, mais l'endroit prend une autre dimension la nuit.

Retour à la plage et couchage.

9 Avril - Toujours Mazunte

Réveillé tôt par mes nouveaux voisins qui ont installé de la musique dans leur tente. Je pars finir ma nuit sur la plage. C'est une connerie : je m'endors en plein soleil. Avec la reflexion du soleil sur l'eau, autant dormir dans un four.

Je pars en balade en ville pour essayer de trouver un camping, bâti à Mazunte par des français qui ont commencé il y a deux semaines en prévision de la semaines sainte. Ca a d'ailleurs provoqué la colère de certains locaux qui n'aiment pas trop qu'on s'immice dans leur business.

Je cherche lentement et longtemps. J'en profite pour visiter les parties de la ville que je ne connais pas et je tombe sur... G. On va se boire une bière, se raconter nos expériences respectives. Il crèche dans un camping "familial" un peu en retrait. On pars se poser sur la plage oú on retrouve Paul, Dorothée et Pascale, l'autre française qui vient d'arriver.

On tchatche jusqu'au coucher du soleil. Quelqu'un propose un resto avec des sushis bien meilleurs que ce qu'on peut manger par chez nous (poissons frais de quelques heures). Pourquoi pas. G n'est pas motivé, il part dans un petit resto plus local. Au resto on apprend qu'il faut commander les sushis la veille. On se rabat sur un resto plus standard.

Au moment d'aller danser (il y a un concert de reggae), je me sens à l'apogée de ma crève, je pars sagement dormirpour éviter le pire. Difficile de s'endormir. Techno dans le resto derrière lequel je dors, relayé par la musique de mes voisins jusqu'à assez tard. Comprend pas. Ils ont la plage pour eux, mais ils préfèrent s'agglutiner dans un camping pour écouter de la musique et se faire des ennemis.

8 Avril - Encore Mazunte

Levé tard. Encore malade. Avoir la crève alors qu'il fait 35 à l'ombre ça fait bizarre.

Paquetage et recherche d'un camping pas cher. Je le trouve derrière un resto/buvette sur la plage. C'est déjà habité par un israélien, deux finlandais et quelques mexicains. D'autres arrivent encore.

Je pars faire en collectivo un tour à la ville de Pochutla, pour y faire des provisions de fruits, légumes et tortillas. J'y mange mon premier vrai repas depuistrois jours : un demi-poulet avec du riz, que je complète avec des empanadas et des "sope", genre de mini-tacos.

Retour à la plage pour me baigner et bouqiner au soleil. Là, Paul et Dorothée (une des deux françaises que j'ai déjà rencontré à San Cristobal, et à Juchitan) débarquent.  Ils logent juste à côté. La nuit tombe. On se donne rendez-vous dans un bar un peu plus tard. Ils ne viendront pas au rendez-vous. Du coup j'ai passé la soirée en compagnie de trois norvégiennes et d'une tripotée de mexicains qui faisaient les beaux. Danse, mezcal, bière et beaucoup de blabla.

7 Avril - Mazunte

Levé avec le soleil. Au revoirs et départ pour ma prochaine destination : Mazunte, une ville un peu plus connue, dont m'ont parlé beaucoup de voyageurs.

Mon début de rhume d'hier a pris de l'ampleur. Je dors comme un bébé entre Morro et Huatulco. Huatuclo est une grosse ville sans âme, 99% artificielle, créée en quelques années notamment par les grosses "marques" du tourisme de luxe, sur décision du gouvernement dans le but de désengorger Acapulco et Cancun.

J'ai faim, mais j'ai encore plus envie de partir d'ici. Bus direct pour Pochutla, la ville à côté de Mazunte. Descente avant l'arrivée pour bifurquer vers le site. "Taxi-collectivo" jusqu'au bled voisin : Zipolite. On se tasse à sept avec le chauffeur. Sympatique pour mes voisins : je n'ai pas pu me laver hier. "Collectivo" (genre de pick-up avec des bancs et une bache, pour transporter des gens) jusqu'à Mazunte. Petit tout sur le net et posage de mon gros sac dans le cyber café pour faire le tour de la plage à la recherche d'un endroit sympa où camper.

Je discute un brin avec une jeune espagnole qui a trouvé une solution : elle habite sur la plage d'à côté, moins touristique, et travaille à fabriquer es pains artisanaux et des gateaux qu'elle va vendre sur la plage, en échange du logement et du couvert. Elle me dit qu'il y a de la place si je veux, mais je crois que je vais surtout profiter de mes derniers jours.

Je découvre qu'on est la veille de la Semana Santa (la semaine sainte), ce qui signifie vacances pour tous les mexicains (à l'exception des commerçants qui vont faire de bonnes affaires). Les prix vont grimper demain. Posage dans un resto/hospedaje pas trop cher, avec une grande palapa (un porche est un toit de palme) au premier étage, ou je pose mon hamac parmis une dizaine d'autres.

Tour en collectivo pour trouver une ville oú les prix sont plus raisonnables. Je tombe sur une petite ville sans commerces, avec une rue principale en terre, aboutissant à une plage assez grande et vide à l'exception d'un parc oú les oeufs de tortues marines sont mis à éclore, dans le sable au soleil.

Retour à Mazunte. La nuit tombe. Tchatche quelque temps avec un groupe e québecois et un suisse. On rigole de nos accents respectifs.

Plus tard, balade sur la plage pour tomber sur un groupe de deux Mexicaines et deux Autrichiens avec lesquels on papote jusqu'à pas d'heures, à la lumière de la lune et des étoiles.

vendredi 7 avril 2006

6 Avril - La cote pacifique

Suite aux conseils de plusieurs locaux, je me rend vers la premiere étape sur la cote pacifique : la Praya Cangrejo (plage crabe).

Bus jusqu'á Salina Cruz puis bus en direction de Hatulco, pour m'arreter á Morro Mazatán, le village á coté de la plage. Le type qui vend les tickets me dit á un moment qu'on l'a dépassée, que c'est 15mn en arriere a pied. Quel boulet, d'autant qu'il le savait et que le nom du bled n'est pas indiqué sur la route.

Je remonte la route á pied. á un moment j'apprend que c'est 10km plus loin. Super ! Heureusement je me fais prendre en stop rapidement.

Marche á pied entre Morro et la Praya Cangrejo. 40 mn de marche sous le soleil mexicain, á traverser des étendues seches ponctuées de quelques manguiers. Le soleil tape, mais avec l'habitude ca ne me fait plus rien. Pareil pour le gros sac sur le dos que je ne sens presque pas.

Arrivée sur une immense plage, dans une grande crique bordée de montagnes. La plage est déserte á l'exception d'un troupeau de mouette qui se bagarre les poissons eavec quelques pélicans. Une demie douzaines de resto/buvette le long de la plage, avec des hamacs. Deux groupes de personnes attablés. Quelques personnent "travaillent" dans les restos. Quelques ouvrier batissent les futurs batiments d'accueil pour vacanciers. A part le bruit de la mer et la musique de certains resto, c'est tres tres calme.

 Je suis le seul touriste de la plage. Je vais discuter avec pas mal de gens qui travaillent ici. Boire des bieres devant l'Océan, me balader aux alentours. Le soir le patron du bar oú je suis pas mal resté me propose de dormir dans un de ses hamacs, á l'oeil. Il va jusqu'á me convier á leur repas du soir, assez frugal.

On discute de nombreuse heures avec lui et trois autres gars. J'apprend entre autres que le diner est toujours léger, pour rester en mesure de se "reproduire" et pas aller se coucher comme une loque. Un autre raconte qu'un accident a eu lieu á proximité. Un taxi est entré en colision avec un bus qui dépassait de sa file dans un virage. Deux mort et trois blessés (oui, géneralement ils sont tres plein les taxis). La compagnie d'assurance du camion va payer. Combien ? 50 000 pesos par mort, négociable á 100 000. Le prix d'une vie au Mexique.

Couchage sous une palapa, devant la mer.

6 Avril - Juchitan

Levé sans réveil. Je pars pour le marché gouter une spécialité locale.

Sur la photo vous en voyez le dernier morceau qui accompagne le riz. Je vous invite á deviner de quoi il s'agit (mettez vos réponses en commentaire). Vous avez jusqu'au 13 Avril. Celui qui trouve gagnera un magnifique cadeau que je trouverai d'ici lá.

jeudi 6 avril 2006

5 Avril - Vers l'ouest

Levé sans réveil. Départ pour la station de bus.

Je pars vers l'Ouest. Je ne sais pas encore si je vais vers la côte pacifique ou vers Oaxaca. J'aviserai quand les routes se sépareront. Première étape Tuxtla Guitierrez, la capitale du Chiapas.

Arrivés là, je me fais sauter dessus par un groupe d'adolescentes qui m'accompagnent très gentiment à la station de bus, avec des regards de braises. 16 ans de moyenne, pfffff. Je précise que depuis le début du voyage, quand on me demande mon âge je répond aux gens de deviner. On m'a donné entre 18 et 25 ans. En moyenne 20 à 23. Ca va faire rire ceux qui connaissent mon âge.

De Tuxtla, je prend donc le bus (c'est la première fois au Mexique) pour Arriaga. Comme on me l'avais dit, ils adorent mettre la clim' très bas. Il fait donc assez frais dans ce bus.

Arrivé à Arriaga, la ville est tout sauf palpitante. Une grande plain semi-aride, des fermes, des petites maisons et des industries. Bof. Je prend donc un bus pour Tapanatepec, la ville suivante. Là c'est un peu plus vivant, plus mignon. Je fais un tour de la ville pour trouver un hotel pas cher. C'est assez cher et je marche beaucoup. Bref, je retourne sur la route pour attraper le premier bus qui passe.

Un bus arrive.Il va vers Juchitan (rou-tchi-tanne), qui est sur la bonne route. C'est parti. A Juchitan, je marche pas mal en ville pour trouver un hotel pas cher. Il n'y en a pas, ils sont tous très cher. Je négocie donc fermement avec un tenancier qui semble un peu plus compréhensif. Il me laisse la chambre à un bon prix. "Porque tu eres guapo", précise-t-il. Je vous invite à trouver par vous-mêmr la signification de cette phrase.

Le sors en ville manger. Et là je tombe sur Dorothée et Pascale, deux des trois françaises que j'avais rencontré à San Crostobal. J'hallucine un peu de les trouver là, ce n'est pas du tout touristique, et même si c'est une ville et pas un village, c'est assez paumé. Elles me racontent leurs aventures, pourquoi elles sont là alors qu'elles devaient partir sur la côte plus tôt. On passe la soirée à discuter avant qu'elles ne partent prendre leur bus de nuit vers Puerto Escondido sur la côte.

Je pense qu'on va se recroiser un peu plus loin, vu que j'ai décidé de descendre sur la côte. En effet c'est beaucoup plus simple de faire le trajet dans ce sens, et ça coutera moins cher.

4 Avril - Toujours San Cristobal

Après un réveil difficile, je pars pour une mission très importante : aller faire du shopping au marché artisanal. J'y reste longtemps. Passage au marché traditionnel (fruits, légumes et fringues) pour acheter à manger.

Retour vers 16h à l'hotel. Trop tard pour partir. De toute façon, après avoir discuté du Cañon del Sumidero avec quelque'un qui l'a fait, j'ai changé d'avis. Je ne sais toujours pas ma prochaine destination. Pas eu de signes. Je n'ai pas du tout confiance en "Le Routard", je crois que je vais le lâcher, il est lourd.

Soirée tranquille : échecs, aguardiente et beaucoup de conversations en spanglish.

3 Avril - Agua Azul

Levé au petit jour. Je fais mon paquetage et vais finir ma nuit au bord de la rivière, pour me réchauffer au soleil levant.

Vers 8h je retrouve mes américains. Leur fille est malade à cause des empanadas d'hier. Baignade, lecture au soleil, baignade. Très agréable. Les piscines sont très belles, on peut s'amuser dedans des heures. Certains endroit sont un peu dangereux à cause du courant, mais ça donne un peu de piment.

Vers midi mes américains m'apprennent qu'il vont différer leur départ en raison des embouteillages gastriques de la miss. Au revoirs. Je pars à pied. Après 1,5 kilomètre de montée, je me fais prendre en stop jusqu'à la route.

Mini-bus jusqu'à Ocosingo, puis jusqu'à San Cristobal. Je découvre que les mexicains partagent aussi les taxis ici. Deux nanas m'ont m'a raconté qu'une fois, elles s'étaient retrouvées à sept (plus un bébé) dans un taxi. Rigolo.

Arrivée à San Cristobal à 17h30. Il est trop tard pour partir à l'étape suivante, le Cañon de Sumidero. Je retourne donc à la "Casa di gladys", l'hotel où j'avais déjà résidé. J'y retrouve Paul, Vladimir et Sébastien, ainsi que Victor, un mexicain du nord en vacances ici que j'avais déjà croisé.

On part manger un morceau rapidement car ils ont un bus de nuit pour Oaxaca, la capitale de l'état voisin de Oaxaca (Ou-a-ra-ka). Onze heures de trajet. La soirée se passe à jouer aux échecs, tchatcher en diverses langues et jouer de la guimbarde avec Victor et d'autres voyageurs de l'hotel.

2 Avril - Agua Azul

Il est 15h. Faim. Je mange un demi poulet à Palenque dans un boui-boui qui fait du boulet braisé, hmmm.  Je crapahute dans al ville à la recherche d'un bus pour Agua Azul (eau bleue).

Je ne sais pas exactement ce que je trouverai là bas, mais en arrivant sur Palenque depuis Ocosingo, j'ai vu au loin un rio bleu turquoise, on m'a dit qu'il s'agit de Agua Azul. Je veux voir ça.

Le bus me dépose sur les hauteurs, à quatre kilomètres du site. Je refuse l'offre de locaux qui me proposent de descendre dans leurs voitures (prix pas raisonnables). Finalement, c'est un pick-up de la police qui s'arrête pour me prendre, sans même que je tend le pouce. Sympa.

L'endroit en question est une espèce de... euh... une concentration de restos autour d'une cascade magnifique qui se jette dans des piscines naturelles à l'eau très claire et turquoise. Très agréable. Tr fréquenté par les mexicains (c'est dimanche) et quelques gringos.

Je cherche un camping. Après avoir fait trois fois le tour de la ville sur l'indication des gens, je demande clairement à un gars où je peux poser mon hamac pour dormir cette nuit. Il m'indique une palapa (un porche) sans rien en dessous, et me dit que je me pose là et qu'un gars viendra me réclamer des thunes. Ok.

Je pars me baigner, Je laisse mon sac à un couple de gringos posés au bord de la rivière avec leur fille et je pars me baigner. Après la chaleur de la journée et de la marche, ça fait un bien inoui. Je tchatche un peu avec les gens qui ont gardé mon sac. Ce sont des Américains qui sont en vacances une semaine dans le Chiapas (c'est l'état où je suis).

Le jour se couche. Je retourne à mon sac hamac faire une petite lessive. Personne ne vient me réclamer quoi que ce soit. Je bouge du côté des restos pour manger. Ils ferment tous et sont tous vides, sauf un oú je retrouve mes américains. On tchatche un peu de politique et d'éducation. Avant d'aller nous coucher, ils me proposent de m'emmener le lendemain à San Cristobal. Ils ont loué une coccinelle. Sympa !

Je vais planquer mon sac dans les herbes hautes et je m'endors tranquille.

2 Avril - Palenque

Levé assez tôt, seul dans mon bosquet, et départ pour les ruines.

Trois kilomètres à pied pour y arriver. Il est 8h15, un qurt d'heure apre`s l'ouverture du site, et il y a déjà du monde. Je monte sur le premier temple contempler la "gran plaza" sur laquelle donnent deux temples et plusieurs autres bâtiments.

Petit pelerinage de temples en temples. Contrairement à Tikal, pas possible de méditer en haut. Toujours interrompu par des touristes qui braillent : "Hé Gérard, dit au guide d'attendre, faut que je monte sur l'autre temple".

Esquive de la foule pour aller me réfugier sur un petit temple en ruine au milieu d'un morceau de jungle. Très calme, j'ai la paix pendant trois quart d'heures. J'en profite pour déjeuner, bravant les interdits (oui ici ce n'est pas autorisé). Il est 9h30.

Balade dans les bâtiments du site. Beaucoup plus petit que Tikal, mais plus dense. Moins sauvage, plus de gardiens. Au niveau architectural, les pyramide de Tikal sont plus hautes et plus impressionnantes. En revanche les bâtiments de Palenque sont mieux conservés, on peut s'y promener.

L'afflux tourisitque est sans doute similaire, mais la taille de Palenque rend la foule opressante. Ca brise la magie de l'endroit. En plus on est dimanche, jour où les mexicains ne payent pas. Je me dirige vers la sortie assez tôt, en passant par des bâtiments et temples en ruine un peu excentrés. Pause à côté d'une cascade à l'eau si claire qu'on maudit le panneau "interdit de se baigner", puis je sors.

Retour à mon hamac, paquetage et bus vers Palenque.