Levé avec le soleil. Au revoirs et départ pour ma prochaine destination : Mazunte, une ville un peu plus connue, dont m'ont parlé beaucoup de voyageurs.
Mon début de rhume d'hier a pris de l'ampleur. Je dors comme un bébé entre Morro et Huatulco. Huatuclo est une grosse ville sans âme, 99% artificielle, créée en quelques années notamment par les grosses "marques" du tourisme de luxe, sur décision du gouvernement dans le but de désengorger Acapulco et Cancun.
J'ai faim, mais j'ai encore plus envie de partir d'ici. Bus direct pour Pochutla, la ville à côté de Mazunte. Descente avant l'arrivée pour bifurquer vers le site. "Taxi-collectivo" jusqu'au bled voisin : Zipolite. On se tasse à sept avec le chauffeur. Sympatique pour mes voisins : je n'ai pas pu me laver hier. "Collectivo" (genre de pick-up avec des bancs et une bache, pour transporter des gens) jusqu'à Mazunte. Petit tout sur le net et posage de mon gros sac dans le cyber café pour faire le tour de la plage à la recherche d'un endroit sympa où camper.
Je discute un brin avec une jeune espagnole qui a trouvé une solution : elle habite sur la plage d'à côté, moins touristique, et travaille à fabriquer es pains artisanaux et des gateaux qu'elle va vendre sur la plage, en échange du logement et du couvert. Elle me dit qu'il y a de la place si je veux, mais je crois que je vais surtout profiter de mes derniers jours.
Je découvre qu'on est la veille de la Semana Santa (la semaine sainte), ce qui signifie vacances pour tous les mexicains (à l'exception des commerçants qui vont faire de bonnes affaires). Les prix vont grimper demain. Posage dans un resto/hospedaje pas trop cher, avec une grande palapa (un porche est un toit de palme) au premier étage, ou je pose mon hamac parmis une dizaine d'autres.
Tour en collectivo pour trouver une ville oú les prix sont plus raisonnables. Je tombe sur une petite ville sans commerces, avec une rue principale en terre, aboutissant à une plage assez grande et vide à l'exception d'un parc oú les oeufs de tortues marines sont mis à éclore, dans le sable au soleil.
Retour à Mazunte. La nuit tombe. Tchatche quelque temps avec un groupe e québecois et un suisse. On rigole de nos accents respectifs.
Plus tard, balade sur la plage pour tomber sur un groupe de deux Mexicaines et deux Autrichiens avec lesquels on papote jusqu'à pas d'heures, à la lumière de la lune et des étoiles.