jeudi 10 septembre 2009

8 sept. - Retour à Paris

Sieste ratée, les moustiques de l'aéroport m'ont confondu avec la cafétéria.

Vol et escale sans histoire, c'est la fin de l'aventure.



Une petite vérité philosophique me semble appropriée pour clore ce voyage au coeur de l'histoire et des cultures du bassin méditérranéen :
"Poubelle oubliée dans la maison, invasion de moucherons"

7 sept. - vers Le Caire

Nuit pourrie, chambre mal aérée et stress de ne pas me réveiller.

Je trace dans mon bus où je dormirai quelques heures sur les 7h du trajet.
Arrivé à Alexandrie, c'est un taxi collectif qui m'emmène jusqu'au Caire.

Rien mangé depuis mon picnic de la veille.
Ca tombe bien, le soleil se couche, l'heure du repas du Ramadan arrive.

Quelques courses de dernière minute et je rejoins Dalia et Sherif avec qui on va se fumer une ultime chicha autour d'une partie de backgammon.

Ils m'emmènent à l'aéroport, trop gentils.
Il est 2h, mon vol est à 7h35, j'ai le temps de piquer un roupillon.

6 sept. - Siwa et le désert

Il est déjà midi, et je pars pour Abu-Shuruf, à 35km de Siwa.
J'ai décidé d'y aller en vélo.

Me voici transpirant, au moment où le soleil est au zénith, en vélo au milieu du désert.
La route est heureusement bithumée.
Curieusement, c'est très appréciable et je ne souffre pas (encore) de la chaleur ou de la fatigue.



Après 2h30 de pédalage, j'atteins la source, objectif de la visite d'Abu-Shuruf.
Je discute près d'une heure avec deux égyptiens d'âge mûr.
Le premier me raconte ses voyages en europe.
Le second, à qui j'ai malheureusement dit que j'étais chrétien, m'affirme que l'église catholique devrait prendre en compte les révélation de Mohammed (Mahomet), le dernier prophète.
J'acquiesce sagement, l'heure n'est pas aux débats.



Au moment de partir, je fais un crochet par l'usine de conditionnement de l'eau Hayat, pour qu'on y remplisse ma bouteille.
Ca fait plaisir au gardien, qui a le bon goût de ne pas me faire de remarques sur l'interdiction de boire du Ramadan.

J'entame le chemin du retour.
J'ai les muscles en compote.
Je fais un arrêt picnic (j'avais pensé à prendre des réserves).
La profusion des mouches écourte un peu cette pause pourtant nécessaire.

Là, je découvre une équation fondamentale de ce monde :
muscles fatigués + vent de face + digestion + soleil dans les yeux + 35° (au moins) à l'ombre = vélo difficile
J'en bave 2h pour faire un tiers du trajet.
Aucune voiture n'est passé, j'aurais volontier jeté l'éponge.



La nuit tombe et me voici au milieu du désert à peiner comme un forçat.
Heureusement, la fraicheur , la fin de la digestion, mais aussi la peur de louper mon bus du soir et le manque d'eau vont finalement me redonner des ailes (ah non, des cuisses).
Je retrouve progressivement un rythme normal et termine les deux derniers tiers en 2h.
Comme quoi, quand on veut...

La mauvais nouvelle, c'est que mon bus de nuit est plein.
Départ ajourné au lendemain 7h.
Ca nuit sérieusement à l'après midi shopping que j'avais prévu au Caire pour mon dernier jour...

5 sept. - Siwa

La première étape consiste à louer un vélo puis faire un tour à l'office du tourisme pour récupérer une carte.

Je pars en balade autour de la ville.
Il fait très chaud, ma bouteille se vide à vue d'oeil.

La première étape est Chali, l'ancien centre ville, pour voir Siwa de haut.



Je visite ensuite le temple de l'Oracle, temple où Alexandre le grand serait venu consulter pour confirmer sa descendance divine.
Très jolie vue.
Pas de décoration.
La personne qui fait payer l'entrée était absente, tant pis pour elle.

Un peu plus loin sur la route, les reste du temple d'Amon.
Il n'en reste qu'un seul mur sur lequel figure un haut relief avec quelques hiéroglyphes.



Je continue à travers quelques sites moins intéressants et fini par arriver au lac.
Il est grand, bien ensoleillé, mais nulle envie de me baigner : une écume blanchâtre flotte s'étale sur la rive à chaque ressace.

Je trouve un coin à l'ombre pour bouquiner quelques heures.
Je me sens tout faible : pas manger depuis hier soir.
Dur dur le Ramadan.



Repas au resto où je rencontre un américain de 22 ans avec qui on discute toute la soirée.
On en profite aussi pour monter en haut de Chali pour y voir la ville de nuit.

mercredi 9 septembre 2009

4 sept - Vers Siwa

Il me reste un peu de temps, et beaucoup de gens m'ont dit du bien de l'oasis de Siwa.
C'est donc ma prochaine destination, direction le nord-ouest de l'Egypte.

Départ en minibus pour Alexandrie, 3h.
De là je pars en taxi collectif (9 places) pour Marsa-Matrouh, 4h.

J'y arrive vers le coucher du soleil.
C'est l'heure de manger mon premier repas de la journée.
On peut dire qu'à l'exception de 3 gorgées d'eau j'ai fait Ramadan !

Bus pour Siwa, 3h30.
Il est tard, mais la ville est encore très active.

Premier fait marquant : 95% des hommes portent une galabeya blanche (un genre de djellaba).
C'est incroyablement calme par rapport au Caire.
Très peu de voitures.
Quelques motos, des vélos et pas mal de charettes tirées par des ânes.

Après avoir dégotté un hôtel, un petit tour en ville s'impose.
Aucun bâtiment ne dépasse 2 étages.
Beaucoup d'hommes discutent  dehors dans les parcs, les café ou les devantures de magasins.
Les quelques rares femmes que je croisent sont en djellaba noire complète : tout est caché, même les mains, et il y a deux trous pour les yeux.
Les poteaux et les réverbères sont autant de places de parking pour y attacher son âne.

Au centre de la ville trône l'ancien centre ville en pisé.
Assez haut, assez impressionnant et très bien mis en valeur.


3 sept. - Vers Le Caire

Après un  levé tranquille, un dernier petit déjeuner au bord de l'eau et un peu d'internet, Elo et moi partons pour Le Caire.

8h de trajet en bus climatisé.
Pas trop mon kiff, mais je sens qu'Elo n'est pas très motivée pour que la laisse toute seule.

Le soir nous retrouvons pas mal de gens pour un ultime café égyptien à Héliopolis.
La plupart s'en vont le soir même ou le lendemain.

De retour en ville, les gars de l'Autralian hôtel ne sont pas très chaud pour que je squatte la chambre de Pyves.
Je vais donc dormir dans mon petit hôtel à backpacker en dortoir.
Vive les boules quiès.

2 sept. - Comme Dahab'itude

Encore et toujours à Dahab à larver au soleil.

Et toujours rien de très intéressant à raconter.
Pas de détails croustillants (Elodie est une amie, en toute simplicité)
Pas d'aventure extraordinaire.
Tout se déroule sous le règne du calme, de la détente et de l'absence de soucis.



Petit quizz : laquelle de ces activités n'avons pas fait ce jour là :
  • Snorkeling
  • Glande en regardant la mer
  • Marcher plus de 15mn d'affilé
  • Zoner sur internet
  • Squatter la banquette d'un café moins de 2h
  • Gouter le rhum égyptien dilué au jus de mangue

samedi 5 septembre 2009

1er sept. - Dahab forever

On se retrouve à 2 avec Elo.
Snorkeling sur le site d'Island pour terminer la pellicule de l'appareil sous-marin que L m'a laissé.

La journée passe très vite.
Glande au soleil (surtout à l'ombre), snorkeling dans le courant.

Pas grand chose à raconter finalement...

31 août - Toujours Dahab

Je vais réserver ma plongée et prend un petit dej à l'ombre avec Pyves et Elo.

Longue discussion avec Bob, le propriétaire canadien du centre de plongée.
Il m'apprend plein de choses sur la faune locale.

Après quelques tests pour valider mon niveau, nous descendons pour 1h de plongée assez magique.
Trop beau pour être décrit.



Après-midi snorkeling et farniente sur les coussins et les tapis des cafés.
Ca fait bien bien de ne rien faire de temps en temps.
La journée passe vite.

Resto-café en terrasse le soir.
Au revoir à Pyves, L et MR qui partent à l'aube pour le Caire.

vendredi 4 septembre 2009

30 août - Encore Dahab

Tout le monde se lève pour 8h, on a rendez vous pour faire du snorkeling sur un des spots plus éloigné.
On commence dans un spot nommé "Canyon".
Poissons et coraux sont bien évidemment au rendez-vous.



Suivent les adieux à Flo, Benji, Gauthier et Aneshka qui partent les uns au Caire et les autres à Louxor.
Avec Pyves L et MR nous partons au spot suivant : Blue Hole.
C'est un trou très profond dans la barrière de corail, un excellent spot de snorkeling bien que très fréquenté.

Dans l'après midi, L, MR et Mars vont plonger.
On tente de les suivre en palme avec Elo et Pyves.

La soirée arrive tranquillement.
Adieux à Laure et Mars qui partent pour l'oasis de Bahareyya via le Caire.

29 août - Le mont Sinaï

Notre groupe est composé de notre bande 10 français + 1 polonaise, et d'un couple d'espagnol pour compléter le minibus.

On met 3 heures à faire l'ascension par le "chemin des chameliers" où on vous propose de terminer le trajet à dos de dromadaire tous les 10m.
"Camel ? Camel "?

Si la marche est longue, la vue est stupéfiante.
Des chenilles de lampes de poches grimpent le chemin en lacet.
Au plafond, un tapis luminescent tissé d'étoile sur fond de voie lactée.
"Camel ? Camel" ? Non, toujours pas.

750 marches terminent l'ascension.
Au sommet nous trouvons un spot où la vue est terrible.
Une lueur pointe à l'horizon... la suite vous l'imaginerez.
Impossible de retranscrire la majesté de ce paysage sculpté par les éléments.
Un lieu idéal pour picniquer !



Au moment de descendre, le groupe se divise en deux.
Je pars avec Benji, Gauthier et Agneshka par l'autre chemin : le chemin du repentir, le chemin de pelerins.
Vague escalier de 3000 marches.
La vue sur le monastère est imprenable.

Arrivé en bas, je commet l'erreur de m'asseoir à l'ombre et sombre dans le sommeil.
Souvenir embrumé du retour en minibus.



Il est midi et j'ai sommeil. Je suis le groupe qui va se poser au spot de snorkeling le plus proche.
Mes 10 minutes de nage sont difficiles.
Je me rendors pour quelques heures sur la terrasse du café.

Soirée tranquille dans la tiédeur de la nuit.

28 août - Dahab

Dahab est une station balnéaire qui semble avoir été conçue pour les occidentaux à moyen budget.
Beaucoup de magasins de souvenirs, vêtements d'été, mini-supermarchés, magasins de plongée...
Une tripotée d'hôtels tout budget et une plage entourée de cafés et restaurants très confortables, très abordables pour un occidental (mais beaucoup moins pour un égyptien).



La journée passe mollement au rythme calme de vacances au bord de mer.
Je rencontre par hasard les deux danois avec qui j'ai voyagé à Bahareyya et Dakhla.

Tout le groupe se rend a un spot de snorkeling nommé "Islands".
Des petits ilôt coralliens immergés, pleins de vie.
Quelques heures d'émerveillement sous un soleil éclatant.



Après un resto de poisson, nus partons tous en excursion.
Il est 23h et un minibus nous emmène au Monastère sainte Catherine, à 2h de Dahab, au centre du Sinaï.

Nous gravissons le mont Sinaï comme quelques dizaines d'autres groupes, dans le but avoué d'y voir le levé du soleil depuis sa cime.

jeudi 3 septembre 2009

27 août - Vers Dahab

Je me réveille en premier.
Je laisse quelques sous et mon paquet de cigarette à mon sympatique compagnon de voyage qui dors encore et je pars vers la ville de Nouweba.

Peu de transports, je fini par longer la plage pendant 1h pour aller à l'autre bout de la ville.
C'est assez petit et très calme, mais il est encore tôt.
Peu de boutiques, ca ne fait pas trop station balnéaire si ce n'est les cafés qui bordent la plage.



Je commence à me renseigner sur la façon d'aller à Dahab.
On m'annonce des prix exhorbitants en taxi et le bus ne passe pas avant longtemps.
Personne d'autre de motivé pour partager un minibus.

Je pars donc à pied et tente le stop.
Toutes les voitures qui s'arrêtent demande une somme trop importante (c'est pas gratuit le stop quand on est blanc et à côté des région touristiques).
C'est finalement un taxi qui me prendra pour une somme modeste.
De toute façon je suis sur son trajet : il va vers Charm-el-Cheikh (L'Acapulco de l'Egypte)

Il me dépose au poste de police.
De là un coup de stop, qq km de marche et me voici dans le quartier sympa de Dahab.
En longeant la rive, je fini par tomber sur Laure, Mars, Gauthier, Agneshka, Flo, Benji et Elo assis dans un café.

Ils vont faire de la plongée, sauf Elodie qui va faire un tour de snorkeling (plongée palme / masque / tuba).
Elle me prête ensuite son masque pour que j'aille jeter un oeil.
C'est très beau : Dahab est cerné par une barrière de corail qui foisonne de vie.
Poissons et coraux sont de toutes les couleurs.
Je passe quelques dizaines de minutes à rêver devant ce spectacle époustouflant.



Le soir venu, L, MR et Pyves arrivent de Hurgada.
Nous dinons dans un resto très sympatique bordant la mer et mettons un peu l'ambiance quand ils passent de la musique égyptienne.

26 août - Vers l'ouest

Au réveil petit dej rapide et recherche d'un minibus pour Suez.
C'est ma prochaine destination, c'est sur la route du Sinaï et j'espère y voir le canal.

Arrivé sur place, beaucoup de marche et de micro-trajets en minibus, mais impossible de voir le canal, il est trop loin et je ne sais pas comment le demander aux gens.

Je choisi Nakhl, une ville située vers le centre du Sinaï sur la route de Nouweba comme destination suivante, mais personne ne semble connaître.
Je me rabat donc sur Nouweba, 80km au nord de Dahab.

Un premier minibus m'emporte à un carrefour où j'attend...
Il est prêt de 18h30, peu de véhicules passent, sans doute à cause du Ramadan.
J'ai droit à un coucher de soleil magnifique... sur la station service.

Mes différents compagnons d'infortune trouvent peu à peu des moyens de transport pour leur destination.
Quatre heures plus tard ne restent que ceux qui vont à Nouweba.
Un ,inibus acepte de faire le trajet si on trouve d'autres candidats.
On attend encore 1h avant de partir.
Entre temps ça laisse pas mal de temps pour sympatiser avec les passagers.


Sur le chemin, les flics nous font perdre du temps, notamment 30mn à un poste.
Je ne sais pas pourquoi on s'arrête, mais j'ai bien compris que c'était ma faute.
Problème d'autorisation sans doute.
Pas un pays pour les aventuriers l'Egypte...

Un de mes compagnons de voyage me propose le couchage.
Je dors avec 3 égyptiens sur des tapis sur le sol d'un cafétéria du port de Nouweba.

25 août - Pyramides

Après les longues grasses matinées des derniers jours, c'est avec difficulté que tout le monde se retrouve au départ du minibus pour notre excursion pyramides.
On a un guide francophone.

Le premier site que nous visitons est le site de Dahchour; qui contient une pyramide dite 'Rhomboidale' : à mi-chemin du sommet, l'angle change, l'architecte ayant vu un peu trop haut.



Nous commençons par visiter la pyramide rouge (qui n'est plus rouge).
Les 45m d'ascension par les escaliers et les 45m de descente, le dos vouté, dans les couloirs nous ruinent les jambes.
L'intérieur est sans grand intérêt : aucune décoration.
Juste une très grande cave à vin.

Le site suivant est le site de Saqqarat qui contient la première pyramide, dite "à degrés".
Précédemment, les tombes royales étaient recouvertes d'un mastaba, gros bloc rectangulaire.
L'architecte de génie du roi Djezer a eu l'idée d'empiler plusieurs mastaba : les pyramides étaient nées.



Cet architecte s'appelle Imothep et un petit musée très bien fait lui est dédié sur le site de Saqqarat.
Une salle projette ensuite un court film sur l'histoire du site.

Nous visitons ensuite la tombe d'un notable de l'époque dont les décorations sont en très bon état.
Puis la petite pyramide du roi Titi qui contient encore quelques hiéroglyphes et un sarcophage de 160 tonnes.

Avant d'aller à Gizeh, le plus récent et le plus célèbre des sites, notre guidenous emène visiter une fabrique de tapis malgré nos protestations.
C'est un atelier trompeusement appelé "école" pour justifier les enfants qui y travaillent.

Arrivée sur le site de Gizeh, enfin.
On y croise plus de touristes que d'Egyptiens.
Les pyramides se dressent, majestueuses malgré leurs 45 siècles.

Que dire ?
C'est grand.
Le désert en toile de fond ne fait qu'augmenter leur présence.
Je resterai des heures à me promener autour, méditer à leur pied, mais le site ferme déjà pour cause de Ramadan, il est 15h.



Au retour; mes compagnons de chambre s'en vont, je décide de changer d'hotel.
J'en trouve un au centre ville, très crasseux, assez lugubre, mais bourré de backpackers.
Je discute près de 3h avec un français de 39 ans qui est parti en voyage depuis 20 ans.

Je retroue ensuite les autres pour un ultime café-chicha au Caire : demain je pars seul sur les routes pour les retrouver à Dahab dans 2-3 jours.
Dalia accepte très gentiment de me garder quelques affaires, je vais pouvoir voyager léger.

Le retour à l'hôtel sera suivi de longues discussions sur la langue arabe avec 2 éyptiens, 2 israéliens, 1 anglaise et 1 japonaise.

mardi 1 septembre 2009

24 août - Toujours Le Caire

Après une longue nuit reposante, je pars organiser un trip pour ceux qui n'ont pas vu les pyramides.
Très facile, les tours-opérateurs parlant très bien anglais.

Je pars ensuite à pied vers la nécropôle nord.
C'est derrière le quartier islamique, j'ai donc quelques difficultés à trouver à manger sur le chemin.
Je fini par tomber sur un GAD, la chaîne de fast-food locale, très orientée oriental.

La nécropôle était autrefois un gros cimetière, qui s'est transformé en quartier résidentiel, Le Caire ayant fait face à des gros problèmes de logement il y a quelques dizaines d'années.
Quand on ne le sait pas, ça ressemble à une zone défavorisée assez étendue, parsemée de quelques monuments intéressants.

Je visite le Mausolée de Qaytbay, magnifique vu de l'extérieur, qu'on retrouve sur les billets de 1 LE.
Puis au autre mausolée dont j'ai oublié le nom, assez extraordinaire aussi.
Tout ma monnaie part en Bakchich pour les gardiens.



Je rejoins le groupe.
On a rendez-vous à l'hotel Osiris qui dispose d'une terrasse au dizième étage, dont on apprécie la vue et la fraicheur de la brise.

Nous rejoignons enfin le cousin de MR sur les bords du Nil pour faire un tour sur le fleuve en Felouque.
On est une vingtaine, c'est très bien aménagé pour profiter de la brise et du Caire enluminé.
C'est en revenant qu'on se rend compte qu'on vient de passer 2h au calme, quand on retrouve le brouhaha de la capitale égyptienne.

Le groupe qui dort au YMCA finira dans un café traditionnel devant un thé et un chicha traditionnelle (non aromatisée, très forte)

23 août - Encore Le Caire

La journée est sérieusement raccourcie par la soirée de la veille.

Après quelques heures d'internet, je file vers Kahn-el-Khalili pour déambuler dans le souk et visiter quelques mosquée.
Ce sont des lieux très accueillants.
On laisse ses chaussures à l'entrée ce qui en fait un endroit propre.
Dans toutes les mosquées on trouve une salle de prière couverte de tapis et de colonnes.
De nombreux fidèles dorment allongés sur le sol.
D'autres lisent.
D'autres prient.
Ma présence c'est pas remarquée, j nulle impression de géner.
Il y fait frais grâce au nombreux ventilmateurs au plafond.
Un lieu propice à la méditation.



C'est le second jour du Ramadan, il est 17h.
Des tables commencent à être dressées dans les rues des quartiers populaires.
Quelque temps plus tard on y ajoute les couverts.
Puis le pain et les dattes séchées.
Enfin la salade et les produits frais.
Quand l'odeur du poulet commence à se faire sentir, les gens sont déjà attablés à attendre.

Il restent sagement devant leur assiette en attendant la prière du Muezzin, vers 18h30.
Le signal lancé, ils commencent par un verre de jus de dattes (traditionnel ?) et attaquent la nourriture.

D'autres se jettent sur leur chicha ou sur une cigarette.
En 10mn, les tables sont vidées, les gens repartis.
On me propose de venir partager le repas, je suis obligé de refusé, j'ai rendez-vous.

Ce soir, nous nous retrouvons tous pour la soirée dans l'appartement qu'à loué le père de MR.

22 août - Mariage copte

Tout le monde se lève tard.
Nous avons passé une partie de la nuit dernière pour écrire une chanson au mariés.
Le mariage est ce soir à 20h.

C'est également le premier jour du Ramadan.
MR nous avait dit qu'il serait peut-être difficile de manger, mais nous trouvons sans difficulté un café puis un petit resto.
Le reste de l'après-midi sera consacré à différents préparatifs, notamment un passage chez le barbier avec Benji.

Passons directement au mariage copte.
Les coptes sont une branche de l'orthodoxie, donc des chrétiens.
Ils représentent moins de 15% de la population égyptienne.

L'église est moderne : un grand dôme blanc dont l'intérieur est peint de fresques colorées.
Rien à voir avec l'austérité des églises françaises.
La cérémonie est prononcée et chantée en français comme en arabe.



La fête a lieu au Novotel à côté de l'aéroport.
Les français sont dispatché pour faire le trajet dans les voitures des très nombreux invités égyptiens.
Quand les mariés entrent, une cornemuse leur fait l'accueil, suivi par une fanfare (le Zafa), puis un spectacle de danseur avec des bâtons.
Tout ça est très sonore.



Les mariés entrent dans la salle du mariage accompagnés par un remix un peu techno d'Omm Kalthoum, une très grande chanteuse épyptienne.
Ca claque.

On commence par un peu de danse, puis le buffet est ouvert, fastueux.
Puis danse à nouveau avant que notre groupe de français entame sa chanson.
Suivi par... de la danse.



La soirée durera jusqu'à 3h30 avant un retour en minibus et en chanson jusqu'au YMCA.