jeudi 10 septembre 2009

8 sept. - Retour à Paris

Sieste ratée, les moustiques de l'aéroport m'ont confondu avec la cafétéria.

Vol et escale sans histoire, c'est la fin de l'aventure.



Une petite vérité philosophique me semble appropriée pour clore ce voyage au coeur de l'histoire et des cultures du bassin méditérranéen :
"Poubelle oubliée dans la maison, invasion de moucherons"

7 sept. - vers Le Caire

Nuit pourrie, chambre mal aérée et stress de ne pas me réveiller.

Je trace dans mon bus où je dormirai quelques heures sur les 7h du trajet.
Arrivé à Alexandrie, c'est un taxi collectif qui m'emmène jusqu'au Caire.

Rien mangé depuis mon picnic de la veille.
Ca tombe bien, le soleil se couche, l'heure du repas du Ramadan arrive.

Quelques courses de dernière minute et je rejoins Dalia et Sherif avec qui on va se fumer une ultime chicha autour d'une partie de backgammon.

Ils m'emmènent à l'aéroport, trop gentils.
Il est 2h, mon vol est à 7h35, j'ai le temps de piquer un roupillon.

6 sept. - Siwa et le désert

Il est déjà midi, et je pars pour Abu-Shuruf, à 35km de Siwa.
J'ai décidé d'y aller en vélo.

Me voici transpirant, au moment où le soleil est au zénith, en vélo au milieu du désert.
La route est heureusement bithumée.
Curieusement, c'est très appréciable et je ne souffre pas (encore) de la chaleur ou de la fatigue.



Après 2h30 de pédalage, j'atteins la source, objectif de la visite d'Abu-Shuruf.
Je discute près d'une heure avec deux égyptiens d'âge mûr.
Le premier me raconte ses voyages en europe.
Le second, à qui j'ai malheureusement dit que j'étais chrétien, m'affirme que l'église catholique devrait prendre en compte les révélation de Mohammed (Mahomet), le dernier prophète.
J'acquiesce sagement, l'heure n'est pas aux débats.



Au moment de partir, je fais un crochet par l'usine de conditionnement de l'eau Hayat, pour qu'on y remplisse ma bouteille.
Ca fait plaisir au gardien, qui a le bon goût de ne pas me faire de remarques sur l'interdiction de boire du Ramadan.

J'entame le chemin du retour.
J'ai les muscles en compote.
Je fais un arrêt picnic (j'avais pensé à prendre des réserves).
La profusion des mouches écourte un peu cette pause pourtant nécessaire.

Là, je découvre une équation fondamentale de ce monde :
muscles fatigués + vent de face + digestion + soleil dans les yeux + 35° (au moins) à l'ombre = vélo difficile
J'en bave 2h pour faire un tiers du trajet.
Aucune voiture n'est passé, j'aurais volontier jeté l'éponge.



La nuit tombe et me voici au milieu du désert à peiner comme un forçat.
Heureusement, la fraicheur , la fin de la digestion, mais aussi la peur de louper mon bus du soir et le manque d'eau vont finalement me redonner des ailes (ah non, des cuisses).
Je retrouve progressivement un rythme normal et termine les deux derniers tiers en 2h.
Comme quoi, quand on veut...

La mauvais nouvelle, c'est que mon bus de nuit est plein.
Départ ajourné au lendemain 7h.
Ca nuit sérieusement à l'après midi shopping que j'avais prévu au Caire pour mon dernier jour...

5 sept. - Siwa

La première étape consiste à louer un vélo puis faire un tour à l'office du tourisme pour récupérer une carte.

Je pars en balade autour de la ville.
Il fait très chaud, ma bouteille se vide à vue d'oeil.

La première étape est Chali, l'ancien centre ville, pour voir Siwa de haut.



Je visite ensuite le temple de l'Oracle, temple où Alexandre le grand serait venu consulter pour confirmer sa descendance divine.
Très jolie vue.
Pas de décoration.
La personne qui fait payer l'entrée était absente, tant pis pour elle.

Un peu plus loin sur la route, les reste du temple d'Amon.
Il n'en reste qu'un seul mur sur lequel figure un haut relief avec quelques hiéroglyphes.



Je continue à travers quelques sites moins intéressants et fini par arriver au lac.
Il est grand, bien ensoleillé, mais nulle envie de me baigner : une écume blanchâtre flotte s'étale sur la rive à chaque ressace.

Je trouve un coin à l'ombre pour bouquiner quelques heures.
Je me sens tout faible : pas manger depuis hier soir.
Dur dur le Ramadan.



Repas au resto où je rencontre un américain de 22 ans avec qui on discute toute la soirée.
On en profite aussi pour monter en haut de Chali pour y voir la ville de nuit.

mercredi 9 septembre 2009

4 sept - Vers Siwa

Il me reste un peu de temps, et beaucoup de gens m'ont dit du bien de l'oasis de Siwa.
C'est donc ma prochaine destination, direction le nord-ouest de l'Egypte.

Départ en minibus pour Alexandrie, 3h.
De là je pars en taxi collectif (9 places) pour Marsa-Matrouh, 4h.

J'y arrive vers le coucher du soleil.
C'est l'heure de manger mon premier repas de la journée.
On peut dire qu'à l'exception de 3 gorgées d'eau j'ai fait Ramadan !

Bus pour Siwa, 3h30.
Il est tard, mais la ville est encore très active.

Premier fait marquant : 95% des hommes portent une galabeya blanche (un genre de djellaba).
C'est incroyablement calme par rapport au Caire.
Très peu de voitures.
Quelques motos, des vélos et pas mal de charettes tirées par des ânes.

Après avoir dégotté un hôtel, un petit tour en ville s'impose.
Aucun bâtiment ne dépasse 2 étages.
Beaucoup d'hommes discutent  dehors dans les parcs, les café ou les devantures de magasins.
Les quelques rares femmes que je croisent sont en djellaba noire complète : tout est caché, même les mains, et il y a deux trous pour les yeux.
Les poteaux et les réverbères sont autant de places de parking pour y attacher son âne.

Au centre de la ville trône l'ancien centre ville en pisé.
Assez haut, assez impressionnant et très bien mis en valeur.


3 sept. - Vers Le Caire

Après un  levé tranquille, un dernier petit déjeuner au bord de l'eau et un peu d'internet, Elo et moi partons pour Le Caire.

8h de trajet en bus climatisé.
Pas trop mon kiff, mais je sens qu'Elo n'est pas très motivée pour que la laisse toute seule.

Le soir nous retrouvons pas mal de gens pour un ultime café égyptien à Héliopolis.
La plupart s'en vont le soir même ou le lendemain.

De retour en ville, les gars de l'Autralian hôtel ne sont pas très chaud pour que je squatte la chambre de Pyves.
Je vais donc dormir dans mon petit hôtel à backpacker en dortoir.
Vive les boules quiès.

2 sept. - Comme Dahab'itude

Encore et toujours à Dahab à larver au soleil.

Et toujours rien de très intéressant à raconter.
Pas de détails croustillants (Elodie est une amie, en toute simplicité)
Pas d'aventure extraordinaire.
Tout se déroule sous le règne du calme, de la détente et de l'absence de soucis.



Petit quizz : laquelle de ces activités n'avons pas fait ce jour là :
  • Snorkeling
  • Glande en regardant la mer
  • Marcher plus de 15mn d'affilé
  • Zoner sur internet
  • Squatter la banquette d'un café moins de 2h
  • Gouter le rhum égyptien dilué au jus de mangue

samedi 5 septembre 2009

1er sept. - Dahab forever

On se retrouve à 2 avec Elo.
Snorkeling sur le site d'Island pour terminer la pellicule de l'appareil sous-marin que L m'a laissé.

La journée passe très vite.
Glande au soleil (surtout à l'ombre), snorkeling dans le courant.

Pas grand chose à raconter finalement...

31 août - Toujours Dahab

Je vais réserver ma plongée et prend un petit dej à l'ombre avec Pyves et Elo.

Longue discussion avec Bob, le propriétaire canadien du centre de plongée.
Il m'apprend plein de choses sur la faune locale.

Après quelques tests pour valider mon niveau, nous descendons pour 1h de plongée assez magique.
Trop beau pour être décrit.



Après-midi snorkeling et farniente sur les coussins et les tapis des cafés.
Ca fait bien bien de ne rien faire de temps en temps.
La journée passe vite.

Resto-café en terrasse le soir.
Au revoir à Pyves, L et MR qui partent à l'aube pour le Caire.

vendredi 4 septembre 2009

30 août - Encore Dahab

Tout le monde se lève pour 8h, on a rendez vous pour faire du snorkeling sur un des spots plus éloigné.
On commence dans un spot nommé "Canyon".
Poissons et coraux sont bien évidemment au rendez-vous.



Suivent les adieux à Flo, Benji, Gauthier et Aneshka qui partent les uns au Caire et les autres à Louxor.
Avec Pyves L et MR nous partons au spot suivant : Blue Hole.
C'est un trou très profond dans la barrière de corail, un excellent spot de snorkeling bien que très fréquenté.

Dans l'après midi, L, MR et Mars vont plonger.
On tente de les suivre en palme avec Elo et Pyves.

La soirée arrive tranquillement.
Adieux à Laure et Mars qui partent pour l'oasis de Bahareyya via le Caire.

29 août - Le mont Sinaï

Notre groupe est composé de notre bande 10 français + 1 polonaise, et d'un couple d'espagnol pour compléter le minibus.

On met 3 heures à faire l'ascension par le "chemin des chameliers" où on vous propose de terminer le trajet à dos de dromadaire tous les 10m.
"Camel ? Camel "?

Si la marche est longue, la vue est stupéfiante.
Des chenilles de lampes de poches grimpent le chemin en lacet.
Au plafond, un tapis luminescent tissé d'étoile sur fond de voie lactée.
"Camel ? Camel" ? Non, toujours pas.

750 marches terminent l'ascension.
Au sommet nous trouvons un spot où la vue est terrible.
Une lueur pointe à l'horizon... la suite vous l'imaginerez.
Impossible de retranscrire la majesté de ce paysage sculpté par les éléments.
Un lieu idéal pour picniquer !



Au moment de descendre, le groupe se divise en deux.
Je pars avec Benji, Gauthier et Agneshka par l'autre chemin : le chemin du repentir, le chemin de pelerins.
Vague escalier de 3000 marches.
La vue sur le monastère est imprenable.

Arrivé en bas, je commet l'erreur de m'asseoir à l'ombre et sombre dans le sommeil.
Souvenir embrumé du retour en minibus.



Il est midi et j'ai sommeil. Je suis le groupe qui va se poser au spot de snorkeling le plus proche.
Mes 10 minutes de nage sont difficiles.
Je me rendors pour quelques heures sur la terrasse du café.

Soirée tranquille dans la tiédeur de la nuit.

28 août - Dahab

Dahab est une station balnéaire qui semble avoir été conçue pour les occidentaux à moyen budget.
Beaucoup de magasins de souvenirs, vêtements d'été, mini-supermarchés, magasins de plongée...
Une tripotée d'hôtels tout budget et une plage entourée de cafés et restaurants très confortables, très abordables pour un occidental (mais beaucoup moins pour un égyptien).



La journée passe mollement au rythme calme de vacances au bord de mer.
Je rencontre par hasard les deux danois avec qui j'ai voyagé à Bahareyya et Dakhla.

Tout le groupe se rend a un spot de snorkeling nommé "Islands".
Des petits ilôt coralliens immergés, pleins de vie.
Quelques heures d'émerveillement sous un soleil éclatant.



Après un resto de poisson, nus partons tous en excursion.
Il est 23h et un minibus nous emmène au Monastère sainte Catherine, à 2h de Dahab, au centre du Sinaï.

Nous gravissons le mont Sinaï comme quelques dizaines d'autres groupes, dans le but avoué d'y voir le levé du soleil depuis sa cime.

jeudi 3 septembre 2009

27 août - Vers Dahab

Je me réveille en premier.
Je laisse quelques sous et mon paquet de cigarette à mon sympatique compagnon de voyage qui dors encore et je pars vers la ville de Nouweba.

Peu de transports, je fini par longer la plage pendant 1h pour aller à l'autre bout de la ville.
C'est assez petit et très calme, mais il est encore tôt.
Peu de boutiques, ca ne fait pas trop station balnéaire si ce n'est les cafés qui bordent la plage.



Je commence à me renseigner sur la façon d'aller à Dahab.
On m'annonce des prix exhorbitants en taxi et le bus ne passe pas avant longtemps.
Personne d'autre de motivé pour partager un minibus.

Je pars donc à pied et tente le stop.
Toutes les voitures qui s'arrêtent demande une somme trop importante (c'est pas gratuit le stop quand on est blanc et à côté des région touristiques).
C'est finalement un taxi qui me prendra pour une somme modeste.
De toute façon je suis sur son trajet : il va vers Charm-el-Cheikh (L'Acapulco de l'Egypte)

Il me dépose au poste de police.
De là un coup de stop, qq km de marche et me voici dans le quartier sympa de Dahab.
En longeant la rive, je fini par tomber sur Laure, Mars, Gauthier, Agneshka, Flo, Benji et Elo assis dans un café.

Ils vont faire de la plongée, sauf Elodie qui va faire un tour de snorkeling (plongée palme / masque / tuba).
Elle me prête ensuite son masque pour que j'aille jeter un oeil.
C'est très beau : Dahab est cerné par une barrière de corail qui foisonne de vie.
Poissons et coraux sont de toutes les couleurs.
Je passe quelques dizaines de minutes à rêver devant ce spectacle époustouflant.



Le soir venu, L, MR et Pyves arrivent de Hurgada.
Nous dinons dans un resto très sympatique bordant la mer et mettons un peu l'ambiance quand ils passent de la musique égyptienne.

26 août - Vers l'ouest

Au réveil petit dej rapide et recherche d'un minibus pour Suez.
C'est ma prochaine destination, c'est sur la route du Sinaï et j'espère y voir le canal.

Arrivé sur place, beaucoup de marche et de micro-trajets en minibus, mais impossible de voir le canal, il est trop loin et je ne sais pas comment le demander aux gens.

Je choisi Nakhl, une ville située vers le centre du Sinaï sur la route de Nouweba comme destination suivante, mais personne ne semble connaître.
Je me rabat donc sur Nouweba, 80km au nord de Dahab.

Un premier minibus m'emporte à un carrefour où j'attend...
Il est prêt de 18h30, peu de véhicules passent, sans doute à cause du Ramadan.
J'ai droit à un coucher de soleil magnifique... sur la station service.

Mes différents compagnons d'infortune trouvent peu à peu des moyens de transport pour leur destination.
Quatre heures plus tard ne restent que ceux qui vont à Nouweba.
Un ,inibus acepte de faire le trajet si on trouve d'autres candidats.
On attend encore 1h avant de partir.
Entre temps ça laisse pas mal de temps pour sympatiser avec les passagers.


Sur le chemin, les flics nous font perdre du temps, notamment 30mn à un poste.
Je ne sais pas pourquoi on s'arrête, mais j'ai bien compris que c'était ma faute.
Problème d'autorisation sans doute.
Pas un pays pour les aventuriers l'Egypte...

Un de mes compagnons de voyage me propose le couchage.
Je dors avec 3 égyptiens sur des tapis sur le sol d'un cafétéria du port de Nouweba.

25 août - Pyramides

Après les longues grasses matinées des derniers jours, c'est avec difficulté que tout le monde se retrouve au départ du minibus pour notre excursion pyramides.
On a un guide francophone.

Le premier site que nous visitons est le site de Dahchour; qui contient une pyramide dite 'Rhomboidale' : à mi-chemin du sommet, l'angle change, l'architecte ayant vu un peu trop haut.



Nous commençons par visiter la pyramide rouge (qui n'est plus rouge).
Les 45m d'ascension par les escaliers et les 45m de descente, le dos vouté, dans les couloirs nous ruinent les jambes.
L'intérieur est sans grand intérêt : aucune décoration.
Juste une très grande cave à vin.

Le site suivant est le site de Saqqarat qui contient la première pyramide, dite "à degrés".
Précédemment, les tombes royales étaient recouvertes d'un mastaba, gros bloc rectangulaire.
L'architecte de génie du roi Djezer a eu l'idée d'empiler plusieurs mastaba : les pyramides étaient nées.



Cet architecte s'appelle Imothep et un petit musée très bien fait lui est dédié sur le site de Saqqarat.
Une salle projette ensuite un court film sur l'histoire du site.

Nous visitons ensuite la tombe d'un notable de l'époque dont les décorations sont en très bon état.
Puis la petite pyramide du roi Titi qui contient encore quelques hiéroglyphes et un sarcophage de 160 tonnes.

Avant d'aller à Gizeh, le plus récent et le plus célèbre des sites, notre guidenous emène visiter une fabrique de tapis malgré nos protestations.
C'est un atelier trompeusement appelé "école" pour justifier les enfants qui y travaillent.

Arrivée sur le site de Gizeh, enfin.
On y croise plus de touristes que d'Egyptiens.
Les pyramides se dressent, majestueuses malgré leurs 45 siècles.

Que dire ?
C'est grand.
Le désert en toile de fond ne fait qu'augmenter leur présence.
Je resterai des heures à me promener autour, méditer à leur pied, mais le site ferme déjà pour cause de Ramadan, il est 15h.



Au retour; mes compagnons de chambre s'en vont, je décide de changer d'hotel.
J'en trouve un au centre ville, très crasseux, assez lugubre, mais bourré de backpackers.
Je discute près de 3h avec un français de 39 ans qui est parti en voyage depuis 20 ans.

Je retroue ensuite les autres pour un ultime café-chicha au Caire : demain je pars seul sur les routes pour les retrouver à Dahab dans 2-3 jours.
Dalia accepte très gentiment de me garder quelques affaires, je vais pouvoir voyager léger.

Le retour à l'hôtel sera suivi de longues discussions sur la langue arabe avec 2 éyptiens, 2 israéliens, 1 anglaise et 1 japonaise.

mardi 1 septembre 2009

24 août - Toujours Le Caire

Après une longue nuit reposante, je pars organiser un trip pour ceux qui n'ont pas vu les pyramides.
Très facile, les tours-opérateurs parlant très bien anglais.

Je pars ensuite à pied vers la nécropôle nord.
C'est derrière le quartier islamique, j'ai donc quelques difficultés à trouver à manger sur le chemin.
Je fini par tomber sur un GAD, la chaîne de fast-food locale, très orientée oriental.

La nécropôle était autrefois un gros cimetière, qui s'est transformé en quartier résidentiel, Le Caire ayant fait face à des gros problèmes de logement il y a quelques dizaines d'années.
Quand on ne le sait pas, ça ressemble à une zone défavorisée assez étendue, parsemée de quelques monuments intéressants.

Je visite le Mausolée de Qaytbay, magnifique vu de l'extérieur, qu'on retrouve sur les billets de 1 LE.
Puis au autre mausolée dont j'ai oublié le nom, assez extraordinaire aussi.
Tout ma monnaie part en Bakchich pour les gardiens.



Je rejoins le groupe.
On a rendez-vous à l'hotel Osiris qui dispose d'une terrasse au dizième étage, dont on apprécie la vue et la fraicheur de la brise.

Nous rejoignons enfin le cousin de MR sur les bords du Nil pour faire un tour sur le fleuve en Felouque.
On est une vingtaine, c'est très bien aménagé pour profiter de la brise et du Caire enluminé.
C'est en revenant qu'on se rend compte qu'on vient de passer 2h au calme, quand on retrouve le brouhaha de la capitale égyptienne.

Le groupe qui dort au YMCA finira dans un café traditionnel devant un thé et un chicha traditionnelle (non aromatisée, très forte)

23 août - Encore Le Caire

La journée est sérieusement raccourcie par la soirée de la veille.

Après quelques heures d'internet, je file vers Kahn-el-Khalili pour déambuler dans le souk et visiter quelques mosquée.
Ce sont des lieux très accueillants.
On laisse ses chaussures à l'entrée ce qui en fait un endroit propre.
Dans toutes les mosquées on trouve une salle de prière couverte de tapis et de colonnes.
De nombreux fidèles dorment allongés sur le sol.
D'autres lisent.
D'autres prient.
Ma présence c'est pas remarquée, j nulle impression de géner.
Il y fait frais grâce au nombreux ventilmateurs au plafond.
Un lieu propice à la méditation.



C'est le second jour du Ramadan, il est 17h.
Des tables commencent à être dressées dans les rues des quartiers populaires.
Quelque temps plus tard on y ajoute les couverts.
Puis le pain et les dattes séchées.
Enfin la salade et les produits frais.
Quand l'odeur du poulet commence à se faire sentir, les gens sont déjà attablés à attendre.

Il restent sagement devant leur assiette en attendant la prière du Muezzin, vers 18h30.
Le signal lancé, ils commencent par un verre de jus de dattes (traditionnel ?) et attaquent la nourriture.

D'autres se jettent sur leur chicha ou sur une cigarette.
En 10mn, les tables sont vidées, les gens repartis.
On me propose de venir partager le repas, je suis obligé de refusé, j'ai rendez-vous.

Ce soir, nous nous retrouvons tous pour la soirée dans l'appartement qu'à loué le père de MR.

22 août - Mariage copte

Tout le monde se lève tard.
Nous avons passé une partie de la nuit dernière pour écrire une chanson au mariés.
Le mariage est ce soir à 20h.

C'est également le premier jour du Ramadan.
MR nous avait dit qu'il serait peut-être difficile de manger, mais nous trouvons sans difficulté un café puis un petit resto.
Le reste de l'après-midi sera consacré à différents préparatifs, notamment un passage chez le barbier avec Benji.

Passons directement au mariage copte.
Les coptes sont une branche de l'orthodoxie, donc des chrétiens.
Ils représentent moins de 15% de la population égyptienne.

L'église est moderne : un grand dôme blanc dont l'intérieur est peint de fresques colorées.
Rien à voir avec l'austérité des églises françaises.
La cérémonie est prononcée et chantée en français comme en arabe.



La fête a lieu au Novotel à côté de l'aéroport.
Les français sont dispatché pour faire le trajet dans les voitures des très nombreux invités égyptiens.
Quand les mariés entrent, une cornemuse leur fait l'accueil, suivi par une fanfare (le Zafa), puis un spectacle de danseur avec des bâtons.
Tout ça est très sonore.



Les mariés entrent dans la salle du mariage accompagnés par un remix un peu techno d'Omm Kalthoum, une très grande chanteuse épyptienne.
Ca claque.

On commence par un peu de danse, puis le buffet est ouvert, fastueux.
Puis danse à nouveau avant que notre groupe de français entame sa chanson.
Suivi par... de la danse.



La soirée durera jusqu'à 3h30 avant un retour en minibus et en chanson jusqu'au YMCA.

dimanche 23 août 2009

21 août - Le musée Egyptien et le quartier islamique

5h du matin, on toque à la porte, les bagages de Gauthier et Aneshka viennent d'arriver.

Je me rendors jusqu'à 9h30 et pars les réveiller ainsi que Pyves.
Nous avons décidé de partir visiter le musée du Caire.

A l'entrée, on consigne nos appareil photo (interdits); et nous voici dans le sanctuaire de tous les Egyptologues.
Incontestablement la plus grande collection de pièces sur l'Egypte des pharaons.
Assez étendu sans être immense, on y passe quand même 4h avec Pyves, le sur-place ayant raison de nos jambes tétanisées, alors qu'il restait quelques salles intéressantes.



Qu'y a t-il à voir ?
  • Un nombre impressionnant de sarcophages en pierre massive et en bois, mes préférés étant ceux en diorite, une pierre noire marbrée
  • Quantité de fresques de hiéroglyphes
  • Des statues en pagaille, du petit couple d'artisans en argile au colossal couple de divinité de 12m de haut
  • Le très célèbre trésor de Touthankhamon, pièce maîtresse du musée
  • Une quantité d'objets trop longue pour être citée, mon enthousiame étant refroidi par la peur de perdre mon lecteur et l'heure avancée à laquelle j'écris ces lignes.
Un SMS nous apprend en sortant que les autres sont à la Mosquée bleue, à plus d'une heure de marche.
C'est 4h que nous marcheront dans les ruelles du quartier islamique en pleine effervescence, le Ramadan commençant demain.

Pour le coup on se sera vraiment perdu.
L'Egyptien qui nous aidera ne sera qu'un rabatteur (on s'y attendait) pour la visite d'une mosquée.
Grace à lui on se perd encore un peu plus.
Les jambes en miette, nous finissons par retrouver les autres au centre ville, dans un café sur rue.



Chicha, tout ça...
Au retour, le dernier français, Clément, débarque dans la chambre que j'occupe avec Samy.
Demain c'est le grand jour...

20 août - Courses

Ma mission du jour consiste à trouver un costume avec chemise, cravate et chaussures pour le mariage.

Etant parfaitement conscient de mon manque de goût, j'ai commissionné ma mère (également invitée au mariage), pour m'assister dans cette pénible épreuve.
Je vais donc la chercher dans l'hôtel 5 étoiles où elle crèche.
Marie-Claire (la mère de L), avec qui ma mère partage sa chambre, décide de nous accompagner.

Après 15mn, de métro où elles ont pris le wagon réservé aux femmes, nous voici dans un quartier où sont concentrés une trentaines de boutiques de costume.
Nous sommes rejoints un peu plus tard par Benji (qui cherche un costume également), Thomas (qui cherche des chaussures), Flo et Pyves (en spectateur).

Je passe sur les nombreuses heures que nous passons à tout trouver.
Ca prendra le gros de cette journée qui a débutée tardivement.
La suite de l'histoire est un repas dans un restaurant assez chic avec ma mère, Marie-Claire, Flo et Alise, une cousine éloignée qui fait un stage au Caire.



Suit une soirée sur la terrasse d'un café d'Héliopolis (le quartier chic) dans un café à fumer des chichas.
On devient sérieusement nombreux : on est 17.
Certains viennent seulement d'arriver et écoutent ceux qui sont là depuis déjà pas mal de temps.



Ce soir c'est dans la chambre de Flo et Elo que je m'incruste.
C'est décidé, je prend officiellement une place dans l'hôtel demain.

19 août - Retour au Caire

Départ très facile : le premier minibus que je hèle va directement au Caire.
Coup de pot, je m'attendais à galérer comme pour l'arriver à Tûnis.

Un coup de métro depuis le terminal des minibus, un tour sur internet, un SMS, et je retrouve une partie du groupe de Français qui commencent à se rassembler pour le mariage.



L, Thomas, Pyves, Elodie et Arnaud sont au parc de la mosquée El-Azhar, un endroit très sympathique et très bien entretenu (car payant), sur lequel on a une vue imprenable sur le Caire, le parc étant situé sur une hauteur.
La pollution nuit sérieusement à la visibilité, on est sensé voir les pyramides d'ici, mais...

On scotchera dans le parce quelques heures, MR et Dalia nous ont rejoint et on se dirige vers le sud du souk de Khan-El-Khalili pour assister à un spectable de Dervish tourneurs.
Le spectacle est très impressionnant, c'est autant un spectacle de musique qu'un spectacle de danse.
Je le conseil à ceux qui ne connaissent pas.



Nous passons la soirée dans un café / restaurant à manger; fumer des chichas et jouer au Backgammon.
Au retour je m'incruste innocemment dans la chambre des 4 qui dorment au YMCA, je n'ai pas encore pris une chambre pour moi.
Benji débarque vers 4h du matin, l'équipe s'aggrandie.

mercredi 19 août 2009

18 août - Tûnis

Le bus a un problème 30mn après le départ. 1h après un autre bus vient nous chercher.
Je dors comme un bébé.
Le soleil est bien levé quand on me lâche sur la bretelle d'autoroute qui sors vers Fayoum.
Oui oui, on peut marcher sur les bretelles d'autoroute en Egypte.

Je saute dans le premier pickup qui passe pour arriver à l'entrée de la ville de Medinet, la plus grosse ville de l'Oasis de Fayoum.
Le temps de prendre un thé, de marcher quelques dizaines de minutes, je trouve le palais de la culture en forme de pyramide inversée, les roues à aube datant de l'époque des pharaons et l'office du tourisme pour récupérer une carte.



L'Oasis de Fayoum n'est pas vraiment une Oasis puisqu'elle est irriguée par les eaux du Nil. Elle est très étendue et se trouve à 100km au sud du Caire.
Medinet a peu de charme, fourmilière de béton de quelques 500 000 habitants.
Je souhaite me rendre au bord du lac Qaroun, au nord.
Le routard parle d'un village nommé Tûnis qui à l'air sympa.

De moto-taxi en minibus suivi par quelques km de marche et une voiture, j'arrive enfin à destination, dans un hotel assez sympa où je vais enfin pourvoir faire une sieste et prendre une douche, après toute cette route depuis hier je me sens très sale.

Je passe le reste de l'après midi à discuter avec Le proprio qui est un écrivain assez connu, et une amie à lui, très bavarde, avec qui on discutera très longuement sur les cultures française et Egyptienne, sur la politique, sur Internet, etc.

Bon.. elle confirme ce que j'entends partout : Sarkozy est très mal vu en Egypte.

Petit tour solitaire sur le lac (immense). Retour au bercail.



Rien à faire le soir, personne avec qui discuter.
Je fini mon dernier bouquin... il va vraiment falloir que je rentre au Caire demain pour en échanger un, sans lecture le temps passe beaucoup moins vite.
De toute façon, je ne peux pas faire grand chose ici tout seul.
Le parc naturel sympa dans le coin nécessite une Jeep et tout seul c'est cher et pas très marrant.

17 août - Vers Fayoum

Bon... les évènements se sont bousculés.

Après 2h30 d'attente à Balaat le bus n'arrivant pas j'ai fini par demander quand est-ce-qu'il passait.
On me dit 22h... et il n'est que 16h15.
Il semblerait que le 14h30 de Mout n'existe pas/plus (?).

Inutile de perdre plus de temps, je bouge en stop jusqu'à Bashandi, la ville suivante.
On y a retrouvé des tombes romaines et des cerceuils sculptés à même la pierre.
Un ancien cheikh du coin a été enterré ici dans une de ces tombes romaines.
Il s'appelait Pacha Bandi et a donné son nom à la ville (par contraction).



La route à quelques kilomètres de la route principale.
La chaleur est heureusement devenue tolérable.

C'est une ville très paysanne, on me regarde avec un peu plus de méfiance.
La vielle ville est encore habitée, donc en très bon état. Elle s'est étendue par des habitation en béton.
Des femmes du village m'invitent à prendre le thé et essayent de me vendre de l'artisanat local (?) peu convainquant.
Elles n'insistent pas trop, on discute quelques minutes et je repars en stop vers la route principale.
C'est une moto qui m'emmène à la ville suivante (un casque ? ça sert à quoi ?).

Là je tombe sur un poste de police.
Ils sont très curieux de ma destination, comme tous les policiers.
J'essaye vaguement de leur expliquer vaguement que je vais à Kharga ou peut-être à Assiout (une grosse ville sur la route du Caire).



Ils arrêtent un minibus vide et m'escortent sur quelques kilomètres avant de me laisser seul avec mon chauffeur très souriant.
Sur les 150 km de route on croisera 3 arrêts de police où on me demande à chaque fois si je suis français, mon numéro de téléphone (non non j'en n'ai pas), à quel hôtel de Kharga je vais.
Pour éluder cette dernière question, je dit que je vais à Assiout.... grave erreur !

Arrivé à Kharga, mon chauffeur me lâche à la station de minibus juste devant les policiers.
Ils sont déjà au courant de mon arrivé et me poussent vers un minibus pour Assiout en me précisant le prix.
J'ai juste le temps d'acheter à boire, à manger et de me laver les mains, le tout sous escorte.
Heureusement le policier est en civil, ça ne fait pas top escorte de prisonnier.

J'aurais bien voulu prendre le temps de jeter un oeil à Kharga, mais c'est trop tard.
2h30 et 4 postes de flics interrogateurs plus tard, je me retrouve à Assiout.
Très grosse ville de béton, agitée, très peuplée, assez glauque.

Léger pincement au coeur en souvenir des petites villes sympa de l'Oasis de Dakhla... pourquoi n'y suis-je pas resté un ou deux jours de plus... dans le calme.. avec leurs habitants nonchalants qui apprécient les longues discussionsdans la tiédeur du soir...

Mauvais point pour le routard qui a totalement éludé cette partie de l'Egypte "car c'est dangeureux". On m'a expliqué que ça l'était mais plus maintenant car la police veille (j'en sais quelque chose).

Une envie : me barrer.
Où ? Vers le nord en remontant le Nil.
Le mariage approche et j'ai un costume à acheter.
Ma prochaine destination : Fayoum, la prochaine ville répertoriée par le routard.
Hors saison, sans guide et sans maitriser la langue, je ne me sens pas très joueur.
D'autant que je crains de ne tomber que sur les grosses villes moches.

Quelques mésaventures, un taxi, 1km de marche et me voici en train d'attendre un bus pour Fayoum.
Il pars à 1h30, très bientôt, et l'aimable personne qui vient de me proposer un siège à côté de lui n'est autre... qu'un policier en civil...

17 août - Vers Kharga

Réveil en forme après une vraie nuit dans un vrai lit.
Je trouve un minibus pour m'emener à Balaat, la prochaine ville sur la route des oasis.


La vieille ville médiévale est excellente, encore plus tortueuse que celle d'El Qasr.
Ici la plupart des portes sont ouvertes (ou inexistantes), on peut se balader d'une ruelle dans un pièce qui débouche sur un cours qui donne sur trois portes dont l'une d'elle a un escalier et on se retrouve sur le toit.
Le routard raconte que la ville était volontairement exiguë et tortueuse, pour éviter que des cavaliers ne rentre dans la ville.

En revanche c'est très crado, des tonnes de détritus traînent partout.
Quel dommage de voir un patrimoine médiéval aussi intéressant et aussi souillé.
Les Egyptiens ne se rendent pas compte des trésors qu'il ont dans leurs villages... Y'a pas que les momies et les temples de 7000 ans dans la vie !



Il commence à faire chaud, très chaud.
Je me pose dans un "café" au bord de la route pour attendre le bus vers Kharga, la prochaine Oasis.
Il part de Mout à 14h30 m'a-t-on dit.
Alors j'attend... j'attend...

dimanche 16 août 2009

16 août - El Qasr

Réveil tôt, comme on peut s'y attendre quand on dort sur un toit.
Toujours en compagnie des deux danois, nous partons visiter la vieille ville médievale, abandonnée maintenant.

C'est un dédale de ruelles comme je les aime, avec des porches très bas, des venelles étroites, des passages secretes, des pigeons et des toiles d'arraignées centenaires.

La ville est en torchis supporté par des poutres.
Un splendide minaret y trône.
On peut voir au dessus de l'entrée des habitations des linteaux en bois sculpté du nom du propriétaire.


Il commence à faire chaud, 33°, et il n'est que 9h30 du matin.
La journée va être dure...

15 août - Vers Dakhla

Peu dormi cette nuit.
J'ai vu la lune se lever... puis l'horizon s'éclaircir....
mais ce n'est plus le moment de dormir, il y a un levé de soleil sur le désert à admirer, encore un instant magique.



Retour tranquille à Bawiti (la ville de l'Oasis de Bahareyya).
Après quelques discussions avec le gérant de l'hôtel, je me décide sur ma prochaine destination : l'Oasis de Dakhla située à 350k, au sud et où vont également les deux danois.

Nous partons donc ensemble pour 7h de bus mal aéré, sur les places du fond juste au dessus du moteur.
Un vrai sauna, mais je préfère ça à l'air conditionné qui gèle les miches.

A l'arrivée, on va dans l'hôtel le moins cher d'El-Casr, une des villes de cette Oasis qui s'étend sur 70km.
Nous dormiront sur les toits ce soir.
La vue n'est pas top, mais on voit quand même au loin la ville médiévale.

Je passe la soirée à chercher internet. Je me retrouve en compagnie de bonhommes ne parlant pas anglais à discuter de tout et surtout de rien (avec difficulté, mais ça s'améliore).
L'un d'eux, un photographe, me fait profiter de la connexion internet de son échoppe.
Les gens semblent très impressionnés par la vitesse à laquelle je tape au clavier...
Le blog n'avancera pas beaucoup car il passe son temps à essayer de me parler et à regarder ce que je fais.

Je rentre à pas d'heure : minuit.
C'est tard sachant que demain je vais être réveillé par le soleil...

14 août - Le désert blanc

Je fais la connaissance de Yohan et Epe, deux étudiants danois avec qui on va faire le tour.
On est tous parti sur l'impression d'avoir accepté la première offre qui venait par manque de touristes (on est hors saison).

La police du tourisme délègue un "policeman" pour nous escorter durant le trajet. Il est habillé en civil, mais néanmoins armé.

La première étape est le désert noir : un désert mi-cailloux, mi-sable.
Le chauffeur nous laisse grimper une colline pour qu'on ait une vision d'ensemble.
Au temps pour les explications.

Il nous emène ensuite voir une source chaude. Il s'agit d'une espèce de petite piscine à côté d'une grosse pompe dans laquelle se baignent un gros groupe de touristes. On part immédiatement. Ni les danois ni moi n'avons envie de batifoler avec des occidentaux, on est là pour voir du désert.



C'est l'heure de la pause prière, on nous fait patienter dans un village bédouin.
Un peu plus loin on se pose à l'ombre pour déjeuner.
Le chauffeur nous fait un bon repas sous les palmiers.
Un vrai moment de bonheur.
Le bleu du ciel, le jeune du désert et le tapis végétal vert composent un tableau inoubliable.

Le repas s'éternise, on évite les heures chaudes.
Départ ensuite pour la "crystal mountain" : une montagne de quartz.

Puis tranquillement nous arrivons au désert blanc. Magnifique.

 

Ce n'est pas le sable qui est blanc, c'est la roche qui le recouvre. C'est de la craie, parfois pas très épaisse, ça craque sous les pieds.

Pas besoin de description, les photos parlent d'elles mêmes.

Le chauffeur installe le camp.
Nous voici paumés dans un coin de désert avec les tumulus pour seul compagnie.
Vraiment ?
Dès que le diner commence à être préparé, des fennecs s'invitent.
Pas farouches du tout, ils n'hésitent pas à s'approcher à 1m pour chipper dans la poubelle.

Le repas au feu de camp est savoureux, la tiédeur de la nuit très agréable (c'est en hiver qu'il fait très froid dans le désert), et le spectacle du coucher de soleil vient couronner le tout.



Longues discussions avec Ali, le "policeman" qui ne parle pas un mot d'anglais principalement avec des gestes et le secours de mon Assimil de poche.


                                                           
Au moment de se coucher, on apprend que la lune ne se lèvera que très tard, une fois la lumière de la voiture éteinte.
On a de la chance.
La voute céleste se dévoile dans toute sa splendeur.
Quand tout ce petit monde va se coucher, le silence incroyable du désert nous enveloppe et nous berce.

samedi 15 août 2009

13 août - Oasis de Bahareyya

Après plusieurs heures de route (4 ou 5), on m'explique gentiment qu'il faut que je change de minibus à grand renforts de gestes. Pourquoi ? Aucune idée.


Dans ce nouveau minibus, les gens ne parlent pas anglais non plus, juste assez pour me demander à quel hôtel je vais. Quand je répond "West el beled" (centre ville) et "Inch allah" ça les amuse beaucoup.

L'oasis ne ressemble pas à ce à quoi je m'attendais. Pas de grand parking, pas de grande ville bâtie autour de la précieuse ressource liquide, non non...
Juste un bled. très étendu certes, mais rien qui fasse plus d'un étage, la route est invisible sous le sable, peu d'animation, pas d'infrastructures, quelques échoppes. Bref : un grand bled.

Une vieille impression de déjà vu : je suis dans le trou du cul du désert !

Le chauffeur dépose les gens uns à uns et fini par me lâcher devant un hôtel qui semble un peu trop luxueux à mon goût.
Un rabatteur se trouve ici, il a vu mon routard et me dit en anglais que son hôtel et en premier dans mon guide.
"El hamdullilah !" (Grâce à dieu).

J'accepte  d'aller voir son hôtel où je croise les premiers touristes du coin.
C'était ma plus grosse crainte : me retrouver seul dans ce bled à ne pas pouvoir faire un tour dans le désert faute de participants.
Après discussion je m'installe au Desert Safari Hotel.

Je partage la chambre d'un étudiant Japonais nommé Yuki avec qui je sympatise très vite.
Il est l'heure du diner, on part en ville trouver de quoi manger. Il ne parle pas un mot d'arabe mais il est très vite convaincu quand il vois que les gens sont deux fois plus sympa et qu'ils nous baissent les prix du repas.

Je suis ravi, mon premier boui boui en Egypte, et aussi mon premier vrai repas depuis hier midi.
La soirée se terminera tranquillement à jouer au cartes dans al cour de l'hotel avec Yuki et un couple d'espagnols avec qui il revient du désert.
Je récupère quelques conseils vu que je pars le lendemain avec deux personnes pour faire le même trip.
C'est acté et (chèrement) payé : demain je dors dans le désert blanc.

13 août - La barrière du langage

2 jours passés majoritairement avec des français n'ont pas beaucoup fait progressé mon arabe égyptien.
J'en fais les frais aujourd'hui en galérant à trouver un moyen de transport pour l'Oasis de Bahareyya.

Premier problème : mon vocabulaire, trop pauvre pour former une phrase.
Second problème : la prononciation. J'ai beau répéter dix fois le même mot, ça ne passe pas.
Quand enfin on réussi à se comprendre, je fais répéter mon interlocuteur 10 fois afin qu'il me corrige. Je pense avoir trouvé le truc : il faut beauoup forcer sur les sonorités qui nous sont étrangères : "Wa3ah Bahareyya".

Quand passe le mini bus ?
Aucune idée, "Inch allah"

12 août - Soirée

Soirée animée avec Gildas, Soizic, L, MR et Dalia.
On part a pied pour Khan el Khalili, le quartier musulman à travers  des endroits très animés. On débouche sur le souk, un quartier de ruelles plus ou moins larges avec des échoppes partout.

On fumera la chicha pendant quelques heures dans ce joyeux bazar où tout le monde essaye de nous vendre n'importe quoi.


mercredi 12 août 2009

12 août - Départ annulé

Grosse surprise ce matin : j'ai mal de partout et de vieilles courbatures dans les jambes.
Le départ dans le désert est compromis. Je traîne en espérant vainement que ça passe et je finie pas décoller, la chambre ne me convenant pas de toute façon je ne reste pas ici.

Je réveille Gildas et Soizic qui dormaient encore (à 11h !) pour leur dire que je reste. Finalement on décide de passer la journée ensemble, ils veulent aller au Vieux Caire, dans le sud de la ville.

Départ pour le Vieux Caire avec un itinéraire indirect qui nous permet de visiter l'île fluviale de Manial.
2h30 de marche plus tard, on s'accorde une pause bien méritée dans un restaurant tourstique. A la fin du repas, le serveur nous demande si la visite du quartier nous a plu. Quand on lui dit qu'on vient d'arriver, il nous apprend que tout ferme à 16h, dans 30mn (comme tous les sites au Caire).

Visite éclair du Vieux Caire, qui est le quartier Copte. Il faudra qu'on remette ça, ce fût intense mais trop bref.
Retour à l'hôtel en métro, le Caire disposant de deux lignes bien entretenues.

Au retour Gildas et Soizic me proposent de dormir dans leur chambre, ils ont un lit en rab.
A ce moment débarquent L et MR qui passaient dans le coin. 10mn plus tôt ils nous loupaient, Inch'Allah.
Le plan c'est de asser la soirée à Khan-El-Khalili (le 'kh' se prononce comme le 'j' en espagnol)
Les uns vont faire une sieste, les autre grignoter un coup, quand à moi j'en profite pour écrire ces lignes...

11 août - Les rues du Caire

Levé tranquille dans un très chouette appart (pour l'Egypte) (c'est à dire très très kitch). Petit dej costaud en compagnie de MR, L, et des parents de MR (avec qui ils partagent l'appart, car une jeune femme copte doit vivre avec ses parents jusqu'au mariage).

Cet appart est situé à Héliopolis, un quartier aisé du Caire, mais assez excentré (une vingtaine de kilomètres).
Départ tout seul à l'aventure. Premier défi : arriver au centre ville ("West-El-Beled").
Pas si facile, je trouve la rocade qui relie Héliopolis au centre du Caire. Je met environ 30 mn pour réussir à la traverser, pas de passage piéton sur plusieurs kilomètres.

Je trouve un arrêt de bus. Un petit vieux me confirme que les bus pour West-El-Beled passent ici. Pendant 15mn il me montre une dizaine de bus qui y vont... mais une fois qu'ils sont déjà passés. Lassé de ce petit jeu, je continue à pied (j'ai appris plus tard qu'il faut courir après les bus et monter dedans en marche s'ils freinent).

Je tombe sur un tramway, véritable antiquité rafitolée de partout (que je regrète de ne pas avoir pris en photo), qui m'emmène à 30mn du centre ville.

Impossible de décrire tout ce qu'on peut voir la première fois qu'on découvre une grande ville d'un pays qu'on ne connait pas. Quelques impressions suffiront.
Un joyeux bordel, autant sur les routes que sur les trottoirs.
Aucun sentiment d'insécurité, 'malgré tous ces arabes' (comprenne qui peut).
Pas mal de pollution, surtout sur les grands axes.
Beaucoup de bruit, ça klaxonne en permanence.
Il fait chaud mais modérémment, on est loin des 45° annoncés, plutôt 35°.
Les gens sont très aimables.

Bon tout ceci est un peu superficiel. Je détaillerai au fur et à mesure que j'en apprendrai d'avantage.

Un autre couple d'ami, Gildas et Soizic sont au Caire également. Je trouve leur hôtel et y prend une chambre.
Nous passeront la soirée dans un restaurant sur la terrasse d'un immeuble (doucement bercé par le vent) avec Soizic, Gildas, L, MR, sa cousine Dalia et un ami à elle, et aussi Samy, un ami parisien de MR arrivé depuis 4j déjà.
La soirée se terminera en discussion, impressions de voyage et jeux en trois langues.

Un gros au revoir à tout le monde : je pars demain pour l'Ouest, vers l'Oasis de Bahareyya pour y voir le Désert.