Je fais la connaissance de Yohan et Epe, deux étudiants danois avec qui on va faire le tour.
On est tous parti sur l'impression d'avoir accepté la première offre qui venait par manque de touristes (on est hors saison).
La police du tourisme délègue un "policeman" pour nous escorter durant le trajet. Il est habillé en civil, mais néanmoins armé.
La première étape est le désert noir : un désert mi-cailloux, mi-sable.
Le chauffeur nous laisse grimper une colline pour qu'on ait une vision d'ensemble.
Au temps pour les explications.
Il nous emène ensuite voir une source chaude. Il s'agit d'une espèce de petite piscine à côté d'une grosse pompe dans laquelle se baignent un gros groupe de touristes. On part immédiatement. Ni les danois ni moi n'avons envie de batifoler avec des occidentaux, on est là pour voir du désert.
C'est l'heure de la pause prière, on nous fait patienter dans un village bédouin.
Un peu plus loin on se pose à l'ombre pour déjeuner.
Le chauffeur nous fait un bon repas sous les palmiers.
Un vrai moment de bonheur.
Le bleu du ciel, le jeune du désert et le tapis végétal vert composent un tableau inoubliable.
Le repas s'éternise, on évite les heures chaudes.
Départ ensuite pour la "crystal mountain" : une montagne de quartz.
Puis tranquillement nous arrivons au désert blanc. Magnifique.
Ce n'est pas le sable qui est blanc, c'est la roche qui le recouvre. C'est de la craie, parfois pas très épaisse, ça craque sous les pieds.
Pas besoin de description, les photos parlent d'elles mêmes.
Le chauffeur installe le camp.
Nous voici paumés dans un coin de désert avec les tumulus pour seul compagnie.
Vraiment ?
Dès que le diner commence à être préparé, des fennecs s'invitent.
Pas farouches du tout, ils n'hésitent pas à s'approcher à 1m pour chipper dans la poubelle.
Le repas au feu de camp est savoureux, la tiédeur de la nuit très agréable (c'est en hiver qu'il fait très froid dans le désert), et le spectacle du coucher de soleil vient couronner le tout.
Longues discussions avec Ali, le "policeman" qui ne parle pas un mot d'anglais principalement avec des gestes et le secours de mon Assimil de poche.
Au moment de se coucher, on apprend que la lune ne se lèvera que très tard, une fois la lumière de la voiture éteinte.
On a de la chance.
La voute céleste se dévoile dans toute sa splendeur.
Quand tout ce petit monde va se coucher, le silence incroyable du désert nous enveloppe et nous berce.