dimanche 23 août 2009

21 août - Le musée Egyptien et le quartier islamique

5h du matin, on toque à la porte, les bagages de Gauthier et Aneshka viennent d'arriver.

Je me rendors jusqu'à 9h30 et pars les réveiller ainsi que Pyves.
Nous avons décidé de partir visiter le musée du Caire.

A l'entrée, on consigne nos appareil photo (interdits); et nous voici dans le sanctuaire de tous les Egyptologues.
Incontestablement la plus grande collection de pièces sur l'Egypte des pharaons.
Assez étendu sans être immense, on y passe quand même 4h avec Pyves, le sur-place ayant raison de nos jambes tétanisées, alors qu'il restait quelques salles intéressantes.



Qu'y a t-il à voir ?
  • Un nombre impressionnant de sarcophages en pierre massive et en bois, mes préférés étant ceux en diorite, une pierre noire marbrée
  • Quantité de fresques de hiéroglyphes
  • Des statues en pagaille, du petit couple d'artisans en argile au colossal couple de divinité de 12m de haut
  • Le très célèbre trésor de Touthankhamon, pièce maîtresse du musée
  • Une quantité d'objets trop longue pour être citée, mon enthousiame étant refroidi par la peur de perdre mon lecteur et l'heure avancée à laquelle j'écris ces lignes.
Un SMS nous apprend en sortant que les autres sont à la Mosquée bleue, à plus d'une heure de marche.
C'est 4h que nous marcheront dans les ruelles du quartier islamique en pleine effervescence, le Ramadan commençant demain.

Pour le coup on se sera vraiment perdu.
L'Egyptien qui nous aidera ne sera qu'un rabatteur (on s'y attendait) pour la visite d'une mosquée.
Grace à lui on se perd encore un peu plus.
Les jambes en miette, nous finissons par retrouver les autres au centre ville, dans un café sur rue.



Chicha, tout ça...
Au retour, le dernier français, Clément, débarque dans la chambre que j'occupe avec Samy.
Demain c'est le grand jour...

20 août - Courses

Ma mission du jour consiste à trouver un costume avec chemise, cravate et chaussures pour le mariage.

Etant parfaitement conscient de mon manque de goût, j'ai commissionné ma mère (également invitée au mariage), pour m'assister dans cette pénible épreuve.
Je vais donc la chercher dans l'hôtel 5 étoiles où elle crèche.
Marie-Claire (la mère de L), avec qui ma mère partage sa chambre, décide de nous accompagner.

Après 15mn, de métro où elles ont pris le wagon réservé aux femmes, nous voici dans un quartier où sont concentrés une trentaines de boutiques de costume.
Nous sommes rejoints un peu plus tard par Benji (qui cherche un costume également), Thomas (qui cherche des chaussures), Flo et Pyves (en spectateur).

Je passe sur les nombreuses heures que nous passons à tout trouver.
Ca prendra le gros de cette journée qui a débutée tardivement.
La suite de l'histoire est un repas dans un restaurant assez chic avec ma mère, Marie-Claire, Flo et Alise, une cousine éloignée qui fait un stage au Caire.



Suit une soirée sur la terrasse d'un café d'Héliopolis (le quartier chic) dans un café à fumer des chichas.
On devient sérieusement nombreux : on est 17.
Certains viennent seulement d'arriver et écoutent ceux qui sont là depuis déjà pas mal de temps.



Ce soir c'est dans la chambre de Flo et Elo que je m'incruste.
C'est décidé, je prend officiellement une place dans l'hôtel demain.

19 août - Retour au Caire

Départ très facile : le premier minibus que je hèle va directement au Caire.
Coup de pot, je m'attendais à galérer comme pour l'arriver à Tûnis.

Un coup de métro depuis le terminal des minibus, un tour sur internet, un SMS, et je retrouve une partie du groupe de Français qui commencent à se rassembler pour le mariage.



L, Thomas, Pyves, Elodie et Arnaud sont au parc de la mosquée El-Azhar, un endroit très sympathique et très bien entretenu (car payant), sur lequel on a une vue imprenable sur le Caire, le parc étant situé sur une hauteur.
La pollution nuit sérieusement à la visibilité, on est sensé voir les pyramides d'ici, mais...

On scotchera dans le parce quelques heures, MR et Dalia nous ont rejoint et on se dirige vers le sud du souk de Khan-El-Khalili pour assister à un spectable de Dervish tourneurs.
Le spectacle est très impressionnant, c'est autant un spectacle de musique qu'un spectacle de danse.
Je le conseil à ceux qui ne connaissent pas.



Nous passons la soirée dans un café / restaurant à manger; fumer des chichas et jouer au Backgammon.
Au retour je m'incruste innocemment dans la chambre des 4 qui dorment au YMCA, je n'ai pas encore pris une chambre pour moi.
Benji débarque vers 4h du matin, l'équipe s'aggrandie.

mercredi 19 août 2009

18 août - Tûnis

Le bus a un problème 30mn après le départ. 1h après un autre bus vient nous chercher.
Je dors comme un bébé.
Le soleil est bien levé quand on me lâche sur la bretelle d'autoroute qui sors vers Fayoum.
Oui oui, on peut marcher sur les bretelles d'autoroute en Egypte.

Je saute dans le premier pickup qui passe pour arriver à l'entrée de la ville de Medinet, la plus grosse ville de l'Oasis de Fayoum.
Le temps de prendre un thé, de marcher quelques dizaines de minutes, je trouve le palais de la culture en forme de pyramide inversée, les roues à aube datant de l'époque des pharaons et l'office du tourisme pour récupérer une carte.



L'Oasis de Fayoum n'est pas vraiment une Oasis puisqu'elle est irriguée par les eaux du Nil. Elle est très étendue et se trouve à 100km au sud du Caire.
Medinet a peu de charme, fourmilière de béton de quelques 500 000 habitants.
Je souhaite me rendre au bord du lac Qaroun, au nord.
Le routard parle d'un village nommé Tûnis qui à l'air sympa.

De moto-taxi en minibus suivi par quelques km de marche et une voiture, j'arrive enfin à destination, dans un hotel assez sympa où je vais enfin pourvoir faire une sieste et prendre une douche, après toute cette route depuis hier je me sens très sale.

Je passe le reste de l'après midi à discuter avec Le proprio qui est un écrivain assez connu, et une amie à lui, très bavarde, avec qui on discutera très longuement sur les cultures française et Egyptienne, sur la politique, sur Internet, etc.

Bon.. elle confirme ce que j'entends partout : Sarkozy est très mal vu en Egypte.

Petit tour solitaire sur le lac (immense). Retour au bercail.



Rien à faire le soir, personne avec qui discuter.
Je fini mon dernier bouquin... il va vraiment falloir que je rentre au Caire demain pour en échanger un, sans lecture le temps passe beaucoup moins vite.
De toute façon, je ne peux pas faire grand chose ici tout seul.
Le parc naturel sympa dans le coin nécessite une Jeep et tout seul c'est cher et pas très marrant.

17 août - Vers Fayoum

Bon... les évènements se sont bousculés.

Après 2h30 d'attente à Balaat le bus n'arrivant pas j'ai fini par demander quand est-ce-qu'il passait.
On me dit 22h... et il n'est que 16h15.
Il semblerait que le 14h30 de Mout n'existe pas/plus (?).

Inutile de perdre plus de temps, je bouge en stop jusqu'à Bashandi, la ville suivante.
On y a retrouvé des tombes romaines et des cerceuils sculptés à même la pierre.
Un ancien cheikh du coin a été enterré ici dans une de ces tombes romaines.
Il s'appelait Pacha Bandi et a donné son nom à la ville (par contraction).



La route à quelques kilomètres de la route principale.
La chaleur est heureusement devenue tolérable.

C'est une ville très paysanne, on me regarde avec un peu plus de méfiance.
La vielle ville est encore habitée, donc en très bon état. Elle s'est étendue par des habitation en béton.
Des femmes du village m'invitent à prendre le thé et essayent de me vendre de l'artisanat local (?) peu convainquant.
Elles n'insistent pas trop, on discute quelques minutes et je repars en stop vers la route principale.
C'est une moto qui m'emmène à la ville suivante (un casque ? ça sert à quoi ?).

Là je tombe sur un poste de police.
Ils sont très curieux de ma destination, comme tous les policiers.
J'essaye vaguement de leur expliquer vaguement que je vais à Kharga ou peut-être à Assiout (une grosse ville sur la route du Caire).



Ils arrêtent un minibus vide et m'escortent sur quelques kilomètres avant de me laisser seul avec mon chauffeur très souriant.
Sur les 150 km de route on croisera 3 arrêts de police où on me demande à chaque fois si je suis français, mon numéro de téléphone (non non j'en n'ai pas), à quel hôtel de Kharga je vais.
Pour éluder cette dernière question, je dit que je vais à Assiout.... grave erreur !

Arrivé à Kharga, mon chauffeur me lâche à la station de minibus juste devant les policiers.
Ils sont déjà au courant de mon arrivé et me poussent vers un minibus pour Assiout en me précisant le prix.
J'ai juste le temps d'acheter à boire, à manger et de me laver les mains, le tout sous escorte.
Heureusement le policier est en civil, ça ne fait pas top escorte de prisonnier.

J'aurais bien voulu prendre le temps de jeter un oeil à Kharga, mais c'est trop tard.
2h30 et 4 postes de flics interrogateurs plus tard, je me retrouve à Assiout.
Très grosse ville de béton, agitée, très peuplée, assez glauque.

Léger pincement au coeur en souvenir des petites villes sympa de l'Oasis de Dakhla... pourquoi n'y suis-je pas resté un ou deux jours de plus... dans le calme.. avec leurs habitants nonchalants qui apprécient les longues discussionsdans la tiédeur du soir...

Mauvais point pour le routard qui a totalement éludé cette partie de l'Egypte "car c'est dangeureux". On m'a expliqué que ça l'était mais plus maintenant car la police veille (j'en sais quelque chose).

Une envie : me barrer.
Où ? Vers le nord en remontant le Nil.
Le mariage approche et j'ai un costume à acheter.
Ma prochaine destination : Fayoum, la prochaine ville répertoriée par le routard.
Hors saison, sans guide et sans maitriser la langue, je ne me sens pas très joueur.
D'autant que je crains de ne tomber que sur les grosses villes moches.

Quelques mésaventures, un taxi, 1km de marche et me voici en train d'attendre un bus pour Fayoum.
Il pars à 1h30, très bientôt, et l'aimable personne qui vient de me proposer un siège à côté de lui n'est autre... qu'un policier en civil...

17 août - Vers Kharga

Réveil en forme après une vraie nuit dans un vrai lit.
Je trouve un minibus pour m'emener à Balaat, la prochaine ville sur la route des oasis.


La vieille ville médiévale est excellente, encore plus tortueuse que celle d'El Qasr.
Ici la plupart des portes sont ouvertes (ou inexistantes), on peut se balader d'une ruelle dans un pièce qui débouche sur un cours qui donne sur trois portes dont l'une d'elle a un escalier et on se retrouve sur le toit.
Le routard raconte que la ville était volontairement exiguë et tortueuse, pour éviter que des cavaliers ne rentre dans la ville.

En revanche c'est très crado, des tonnes de détritus traînent partout.
Quel dommage de voir un patrimoine médiéval aussi intéressant et aussi souillé.
Les Egyptiens ne se rendent pas compte des trésors qu'il ont dans leurs villages... Y'a pas que les momies et les temples de 7000 ans dans la vie !



Il commence à faire chaud, très chaud.
Je me pose dans un "café" au bord de la route pour attendre le bus vers Kharga, la prochaine Oasis.
Il part de Mout à 14h30 m'a-t-on dit.
Alors j'attend... j'attend...

dimanche 16 août 2009

16 août - El Qasr

Réveil tôt, comme on peut s'y attendre quand on dort sur un toit.
Toujours en compagnie des deux danois, nous partons visiter la vieille ville médievale, abandonnée maintenant.

C'est un dédale de ruelles comme je les aime, avec des porches très bas, des venelles étroites, des passages secretes, des pigeons et des toiles d'arraignées centenaires.

La ville est en torchis supporté par des poutres.
Un splendide minaret y trône.
On peut voir au dessus de l'entrée des habitations des linteaux en bois sculpté du nom du propriétaire.


Il commence à faire chaud, 33°, et il n'est que 9h30 du matin.
La journée va être dure...

15 août - Vers Dakhla

Peu dormi cette nuit.
J'ai vu la lune se lever... puis l'horizon s'éclaircir....
mais ce n'est plus le moment de dormir, il y a un levé de soleil sur le désert à admirer, encore un instant magique.



Retour tranquille à Bawiti (la ville de l'Oasis de Bahareyya).
Après quelques discussions avec le gérant de l'hôtel, je me décide sur ma prochaine destination : l'Oasis de Dakhla située à 350k, au sud et où vont également les deux danois.

Nous partons donc ensemble pour 7h de bus mal aéré, sur les places du fond juste au dessus du moteur.
Un vrai sauna, mais je préfère ça à l'air conditionné qui gèle les miches.

A l'arrivée, on va dans l'hôtel le moins cher d'El-Casr, une des villes de cette Oasis qui s'étend sur 70km.
Nous dormiront sur les toits ce soir.
La vue n'est pas top, mais on voit quand même au loin la ville médiévale.

Je passe la soirée à chercher internet. Je me retrouve en compagnie de bonhommes ne parlant pas anglais à discuter de tout et surtout de rien (avec difficulté, mais ça s'améliore).
L'un d'eux, un photographe, me fait profiter de la connexion internet de son échoppe.
Les gens semblent très impressionnés par la vitesse à laquelle je tape au clavier...
Le blog n'avancera pas beaucoup car il passe son temps à essayer de me parler et à regarder ce que je fais.

Je rentre à pas d'heure : minuit.
C'est tard sachant que demain je vais être réveillé par le soleil...

14 août - Le désert blanc

Je fais la connaissance de Yohan et Epe, deux étudiants danois avec qui on va faire le tour.
On est tous parti sur l'impression d'avoir accepté la première offre qui venait par manque de touristes (on est hors saison).

La police du tourisme délègue un "policeman" pour nous escorter durant le trajet. Il est habillé en civil, mais néanmoins armé.

La première étape est le désert noir : un désert mi-cailloux, mi-sable.
Le chauffeur nous laisse grimper une colline pour qu'on ait une vision d'ensemble.
Au temps pour les explications.

Il nous emène ensuite voir une source chaude. Il s'agit d'une espèce de petite piscine à côté d'une grosse pompe dans laquelle se baignent un gros groupe de touristes. On part immédiatement. Ni les danois ni moi n'avons envie de batifoler avec des occidentaux, on est là pour voir du désert.



C'est l'heure de la pause prière, on nous fait patienter dans un village bédouin.
Un peu plus loin on se pose à l'ombre pour déjeuner.
Le chauffeur nous fait un bon repas sous les palmiers.
Un vrai moment de bonheur.
Le bleu du ciel, le jeune du désert et le tapis végétal vert composent un tableau inoubliable.

Le repas s'éternise, on évite les heures chaudes.
Départ ensuite pour la "crystal mountain" : une montagne de quartz.

Puis tranquillement nous arrivons au désert blanc. Magnifique.

 

Ce n'est pas le sable qui est blanc, c'est la roche qui le recouvre. C'est de la craie, parfois pas très épaisse, ça craque sous les pieds.

Pas besoin de description, les photos parlent d'elles mêmes.

Le chauffeur installe le camp.
Nous voici paumés dans un coin de désert avec les tumulus pour seul compagnie.
Vraiment ?
Dès que le diner commence à être préparé, des fennecs s'invitent.
Pas farouches du tout, ils n'hésitent pas à s'approcher à 1m pour chipper dans la poubelle.

Le repas au feu de camp est savoureux, la tiédeur de la nuit très agréable (c'est en hiver qu'il fait très froid dans le désert), et le spectacle du coucher de soleil vient couronner le tout.



Longues discussions avec Ali, le "policeman" qui ne parle pas un mot d'anglais principalement avec des gestes et le secours de mon Assimil de poche.


                                                           
Au moment de se coucher, on apprend que la lune ne se lèvera que très tard, une fois la lumière de la voiture éteinte.
On a de la chance.
La voute céleste se dévoile dans toute sa splendeur.
Quand tout ce petit monde va se coucher, le silence incroyable du désert nous enveloppe et nous berce.

samedi 15 août 2009

13 août - Oasis de Bahareyya

Après plusieurs heures de route (4 ou 5), on m'explique gentiment qu'il faut que je change de minibus à grand renforts de gestes. Pourquoi ? Aucune idée.


Dans ce nouveau minibus, les gens ne parlent pas anglais non plus, juste assez pour me demander à quel hôtel je vais. Quand je répond "West el beled" (centre ville) et "Inch allah" ça les amuse beaucoup.

L'oasis ne ressemble pas à ce à quoi je m'attendais. Pas de grand parking, pas de grande ville bâtie autour de la précieuse ressource liquide, non non...
Juste un bled. très étendu certes, mais rien qui fasse plus d'un étage, la route est invisible sous le sable, peu d'animation, pas d'infrastructures, quelques échoppes. Bref : un grand bled.

Une vieille impression de déjà vu : je suis dans le trou du cul du désert !

Le chauffeur dépose les gens uns à uns et fini par me lâcher devant un hôtel qui semble un peu trop luxueux à mon goût.
Un rabatteur se trouve ici, il a vu mon routard et me dit en anglais que son hôtel et en premier dans mon guide.
"El hamdullilah !" (Grâce à dieu).

J'accepte  d'aller voir son hôtel où je croise les premiers touristes du coin.
C'était ma plus grosse crainte : me retrouver seul dans ce bled à ne pas pouvoir faire un tour dans le désert faute de participants.
Après discussion je m'installe au Desert Safari Hotel.

Je partage la chambre d'un étudiant Japonais nommé Yuki avec qui je sympatise très vite.
Il est l'heure du diner, on part en ville trouver de quoi manger. Il ne parle pas un mot d'arabe mais il est très vite convaincu quand il vois que les gens sont deux fois plus sympa et qu'ils nous baissent les prix du repas.

Je suis ravi, mon premier boui boui en Egypte, et aussi mon premier vrai repas depuis hier midi.
La soirée se terminera tranquillement à jouer au cartes dans al cour de l'hotel avec Yuki et un couple d'espagnols avec qui il revient du désert.
Je récupère quelques conseils vu que je pars le lendemain avec deux personnes pour faire le même trip.
C'est acté et (chèrement) payé : demain je dors dans le désert blanc.

13 août - La barrière du langage

2 jours passés majoritairement avec des français n'ont pas beaucoup fait progressé mon arabe égyptien.
J'en fais les frais aujourd'hui en galérant à trouver un moyen de transport pour l'Oasis de Bahareyya.

Premier problème : mon vocabulaire, trop pauvre pour former une phrase.
Second problème : la prononciation. J'ai beau répéter dix fois le même mot, ça ne passe pas.
Quand enfin on réussi à se comprendre, je fais répéter mon interlocuteur 10 fois afin qu'il me corrige. Je pense avoir trouvé le truc : il faut beauoup forcer sur les sonorités qui nous sont étrangères : "Wa3ah Bahareyya".

Quand passe le mini bus ?
Aucune idée, "Inch allah"

12 août - Soirée

Soirée animée avec Gildas, Soizic, L, MR et Dalia.
On part a pied pour Khan el Khalili, le quartier musulman à travers  des endroits très animés. On débouche sur le souk, un quartier de ruelles plus ou moins larges avec des échoppes partout.

On fumera la chicha pendant quelques heures dans ce joyeux bazar où tout le monde essaye de nous vendre n'importe quoi.


mercredi 12 août 2009

12 août - Départ annulé

Grosse surprise ce matin : j'ai mal de partout et de vieilles courbatures dans les jambes.
Le départ dans le désert est compromis. Je traîne en espérant vainement que ça passe et je finie pas décoller, la chambre ne me convenant pas de toute façon je ne reste pas ici.

Je réveille Gildas et Soizic qui dormaient encore (à 11h !) pour leur dire que je reste. Finalement on décide de passer la journée ensemble, ils veulent aller au Vieux Caire, dans le sud de la ville.

Départ pour le Vieux Caire avec un itinéraire indirect qui nous permet de visiter l'île fluviale de Manial.
2h30 de marche plus tard, on s'accorde une pause bien méritée dans un restaurant tourstique. A la fin du repas, le serveur nous demande si la visite du quartier nous a plu. Quand on lui dit qu'on vient d'arriver, il nous apprend que tout ferme à 16h, dans 30mn (comme tous les sites au Caire).

Visite éclair du Vieux Caire, qui est le quartier Copte. Il faudra qu'on remette ça, ce fût intense mais trop bref.
Retour à l'hôtel en métro, le Caire disposant de deux lignes bien entretenues.

Au retour Gildas et Soizic me proposent de dormir dans leur chambre, ils ont un lit en rab.
A ce moment débarquent L et MR qui passaient dans le coin. 10mn plus tôt ils nous loupaient, Inch'Allah.
Le plan c'est de asser la soirée à Khan-El-Khalili (le 'kh' se prononce comme le 'j' en espagnol)
Les uns vont faire une sieste, les autre grignoter un coup, quand à moi j'en profite pour écrire ces lignes...

11 août - Les rues du Caire

Levé tranquille dans un très chouette appart (pour l'Egypte) (c'est à dire très très kitch). Petit dej costaud en compagnie de MR, L, et des parents de MR (avec qui ils partagent l'appart, car une jeune femme copte doit vivre avec ses parents jusqu'au mariage).

Cet appart est situé à Héliopolis, un quartier aisé du Caire, mais assez excentré (une vingtaine de kilomètres).
Départ tout seul à l'aventure. Premier défi : arriver au centre ville ("West-El-Beled").
Pas si facile, je trouve la rocade qui relie Héliopolis au centre du Caire. Je met environ 30 mn pour réussir à la traverser, pas de passage piéton sur plusieurs kilomètres.

Je trouve un arrêt de bus. Un petit vieux me confirme que les bus pour West-El-Beled passent ici. Pendant 15mn il me montre une dizaine de bus qui y vont... mais une fois qu'ils sont déjà passés. Lassé de ce petit jeu, je continue à pied (j'ai appris plus tard qu'il faut courir après les bus et monter dedans en marche s'ils freinent).

Je tombe sur un tramway, véritable antiquité rafitolée de partout (que je regrète de ne pas avoir pris en photo), qui m'emmène à 30mn du centre ville.

Impossible de décrire tout ce qu'on peut voir la première fois qu'on découvre une grande ville d'un pays qu'on ne connait pas. Quelques impressions suffiront.
Un joyeux bordel, autant sur les routes que sur les trottoirs.
Aucun sentiment d'insécurité, 'malgré tous ces arabes' (comprenne qui peut).
Pas mal de pollution, surtout sur les grands axes.
Beaucoup de bruit, ça klaxonne en permanence.
Il fait chaud mais modérémment, on est loin des 45° annoncés, plutôt 35°.
Les gens sont très aimables.

Bon tout ceci est un peu superficiel. Je détaillerai au fur et à mesure que j'en apprendrai d'avantage.

Un autre couple d'ami, Gildas et Soizic sont au Caire également. Je trouve leur hôtel et y prend une chambre.
Nous passeront la soirée dans un restaurant sur la terrasse d'un immeuble (doucement bercé par le vent) avec Soizic, Gildas, L, MR, sa cousine Dalia et un ami à elle, et aussi Samy, un ami parisien de MR arrivé depuis 4j déjà.
La soirée se terminera en discussion, impressions de voyage et jeux en trois langues.

Un gros au revoir à tout le monde : je pars demain pour l'Ouest, vers l'Oasis de Bahareyya pour y voir le Désert.

mardi 11 août 2009

10 août - Londres (Londres ?)

Et oui Londres, une petite escale avant d'arriver au Caire. Petites ? En fait non, j'ai 6h à tuer.

Et 6h c'est parfait : 4h c'est trop court pour sortir de l'aéroport (souvent loin de la ville), mais 6h ça laisse quelques heures de balade dans une ville où il y a pas mal de choses à voir. D'autant que je ne connais pas Londres.

1h de métro aller, ça me laisse 3 bonnes heures pour errer dans les rues. J'en profite pour aller voir tout ce que je connais de nom : le Bukingham Palace (que je n'ai pas trouvé au Green Park), Picadilly Circus et ses pubs géantes, Soho le 'Pigalle' local, Chinatown, ...

Le temps d'un pause restauration et je commence à m'ennuyer. D'autant que je n'ai pas de plan, c'est du feeling pur. Et là coup de pot : au coin d'une rue la National Gallery. Ca tombe bien les grands musées sont gratuits, autant en profiter et se cultiver en admirant 4 siècles de peinture. A la sortie un petit crachin qui complète parfaitement la visite touristique, et au loin : Big Ben. J'ai trouvé le clou de ma visite.

Du coup j'en profite pour voir la Tamise, et sur le retour l'Abbaye de Westminster.
Rien de tel que le tourisme éclair pour se changer les idée et se faire les jambes avant les longues randonnées qui viennent.

Au final, agréablement surpris par Londres. C'est beaucoup moins triste que je pensais. Et pour quelqu'un pour qui ce n'est pas une destination de rêve, 3h c'est parfait comme mise en bouche. Je recommencerai.

La suite de la journée est un vol Londres-Le Caire sans histoire (sauf 2h de trous d'air) et je me fait récupérer à 1h du matin par L et MR qui m'hébergent pour la nuit.

dimanche 9 août 2009

Le sac, J-1 avant l'Egypte

C'est le moment de faire le sac.
Article à but purement utilitaire, servir de check-list.

Voyons un peu ce que nous avons...


  • 1 petit sac a dos (pour se balader avec le minimum quand le gros sac est à l'hôtel)
  • Vêtements
    • 2 paires de chaussettes
    • 1 keffieh (multifonction : filtre à poussière, oreiller, corde, pare-soleil, et éventuellement écharpe)
    • 1 pantacourt (sur moi)
    • 2 T-shirt (dont 1 sur moi)
    • 1 caleçon de bain (multifonction : maillot et sous-vêtement unique du voyage, se lave tous les jours)
    • 1 boxer (pour le jour du mariage uniquement, le caleçon de bain étant trop visible sous un costard)
    • 1 paire de chaussure de marche
    • 1 paire de sandales (sur moi)
    • 1 ceinture
  • Trousse de toilette
    • 1 brosse à dent
    • 1 tube de dentifrice
    • 1 tube de crème à raser
    • 1 rasoir
    • 1 déo (pas en spray, trop encombrant)
    • 1 tube de crème solaire indice 50
    • quelques coton-tige
    • quelques pansements (surtout pour les ampoules)
    • 1 serviette microfibre (peu spacieuse et sèche très vite)
  • Littérature
    • 1 guide du routard (j'aurai acheté le lonely planet, mais c'est un cadeau)
    • 1 assimil "L'arabe Egyptien de poche"
    • 3 carnets (pour apprendre l'arabe et écrire à chaud les articles de ce blog)
    • Quelques bouquins
    • Quelques stylos/crayons
  • Photo
    • 1 appareil photo (compact)
    • 1 chargeur de batterie pour l'appareil photo
    • 1 cable d'appareil photo
    • 1 clef USB 16Go pour vider l'appareil photo et apporter de la musique au mariage
    • 1 mini trépied pour l'appareil photo
  • Accessoires divers
    • 1 paire de lunette dans sa coque en plastique
    • 1 chargeur de portable
    • 1 paire de boules quiès
    • 1 carte de transport londonien (voir article suivant)
    • 1 mousqueton (?)
    • 1 cadenas (vieux réflexe des voyages en Amérique du Sud)
    • 1 porte monnaie
    • quelques elastiques (toujours pratique)
    • 1 téléphone portable
  • Le minimum vital
    • 1 pochette magique (sur moi, se glisse sous le pantacourt pour y stocker la CB et le passeport)
    • 1 CB
    • 1 Passeport
    • 1 couteau suisse (indispensable)
Il me manque :
  • Un chapeau (achat sur place)
  • Des poches sur mon pantacourt (achat d'un pantacourt sur place, si je trouve)
  • De la ficelle (pour faire sécher le linge)
  • Du savon (pour se laver et laver le linge)
L'idée c'est que tout ça tienne dans mon sac à dos de 25L. Je pars léger pour être plus libre sur place. De toutes façon j'ai toujours emporté trop d'affaires (fringues notamment) en voyage. Cette fois ci je pars avec ce dont je me servirai vraiment.

Pour l'avion ce sera une autre affaire : j'ai des objets très dangereux qui ne passent pas en cabine, donc je vais de toute façon être obligé de prendre un autre sac. J'ai également 2 bouteilles de champagne confiées par les futurs mariés. J'aurais donc un autre sac plein de papier à bulle pour caler le champagne, le rasoir, le couteau suisse, le coupe-ongle-arme-fatal-des-terroristes, la crème hydratante et le dentifrice-terreur-des-anglais.

Après test, ça rentre dans le sac, et le tout fait moins de 10kg.
Avec quelques optimisations de rangement y'aura même la place de mettre un bouteille d'eau.
Bon... bein c'est parti alors :)

jeudi 6 août 2009

La reprise, J-4 avant l'Egypte

Reprise de ce blog après quelques années sans voyager, le travail ayant pris la priorité toutes ces années.

Sans commentaire, passons directement à l'essentiel : pourquoi l'Egypte ?



Il était une fois un ami - que j'appellerai L pour préserver l'intimité de son anonymat - qui rencontra une charmante naïade - que j'appellerai MR -. Il s'éprit très vite d'elle, mais avant de vivre heureux et d'avoir beaucoup d'enfants, ils estimèrent que ce serait bien de se marier.

MR ayant une bonne partie de sa famille en Egypte, ils décidèrent de faire ça là-bas.

Quitte à aller en Egypte pour un mariage, pourquoi ne pas en profiter pour packager ça avec mes vacances ?
Et me voilà parti pour 1 mois au pays des pharaons, des crues du Nil et des momies.

Au programme, des rencontres avec des amis qui seront également sur place, le premier jour du ramadan le 22 août (la date du mariage), des treks dans le désert à dos de chameau, l'escalade des pyramides sur les mains et la visite de la base extraterrestre située dans le Sphynx.

N'est pas prévue en revanche la remontée du Nil et la visite de la vallée des rois et des temples millénaires des pharaons pour une raison simple : il y fait trop chaud en cette saison (ce sera pour un autre voyage).

Bonne lecture !