samedi 18 février 2006

15 fev - Vers Diamantina

Arrivés á Pihumi, nous trouvons un bus qui va direct vers notre nouvelle destination (qu'on vient d'improviser) : Diamantina.

Départ 20h30, arrivée 4h du matin. Comment économiser une nuit d'hotel...

Il nous reste quelques heures avant de partir. Direction le cyber café le plus proche, et repas chez nos potes de la dernière fois, toujours aussi accueillants, et le repas toujours aussi bon.

Ils nous présentent un de leur client : un prof de géologie brésilien qui parle un français impécable. Il a fait sa thèse á la Fac d'Orsay que G et moi avons fréquenté. Excellent !

On discute de notre voyage et sur les conseils de ses étudiants, il nous propose un petit trajet hors des entiers battus, mais innoubliable, sur le litoral de l'état de Bahia. Une destination future ? On verra.

Un peu plus tard, on attrape le bus le long d'une voie express (il ne passe pas á la rodoviaria ici), direction Diamantina.

15 fev - On veut partir !

Levé 7h. Petit dej minimaliste (sans doute á cause d'her soir). La petite vieille nous tire la gueule. On se pose á la sortie de la vile et on tente le stop.

2h plus tard, on réussit á se faire prendre en pickup. On retourne á Vargem bonita (2 bus par jours). Posage á la sortie de la ville pour faire du stop.

Discussion avec un type qui passe. La discussion dure. Il nous propose d'aller boire un café chez lui, á 20m. On y va. C'est une petite maison en piteux état, assez ordélique et visiblement très pauvre. Pas d'électricité (si, une batterie qui alimente une ampoule), le mobilier est en sale état et c'est très crade.

Celio (c'est son nom) nous raconte qu'il vit lá parce qu'il a quitté la ville de ?? depuis peu. Je comprend qu'il a eu un coup dur il y a peu de temps. Il nous parle avec optimisme en nous disant qu'il possède des terres sur la montagne en face qu'il nous montre fièrement, et que bientôt il aura de quoi refaire sa maison et récupérer l'électricité avec les revenus de sa récolte de fruits et de légumes.

Il nous parle de sa foi assez longuement. Pas tout compris, mais y'a des histoires d'esprits qui sont en cachun de nous et en chaque objet, et que cette religion se base sur un bouquin écrit en 1842 pas un français : Alain Carduc (orthographe á vérifier), intitulé le "livre des esprits".

Je ne m'étendrai pas plus longuement sur la question, je connais des esprits occidentaux qui parleraient de secte et dénigreraient sans essayer de comprendre, du haut de leur suprême éducation scientifique. On en reparlera á mon retour...

On retourne faire du stop, et lá on rencontre plusieurs personnes du village qui s'arrêtent pour tchatcher. Très cool les gens d'ici. Ils n'ont visiblement rien de mieux á faire. On nous offre du jus d'orange, Celio nous fait du riz. Au final, 3h passent avant qu'on se fasse prendre en stop, mais on n'a pas l'impression d'avoir perdu notre temps.

Nous quittons Vargem bonita pour Piuhmi.

Le type qui nous a pris en stop travaile dans la prospection de pierres précieuses.

14 fev - Enfin la Serra da Canastra

Levé 6h, pti dej rapide, et le type de l'hotel nous emmène au bus (sont vraiment sympas á Piuhmi). Là il rencontre un de ses potes qui prend le même bus que nous, et c'est parti pour tchatchter pendant l'heure et demi du voyage jusqu'á Vargem Bonita, au pied de la Serra da Canastra.

Le type travaille dans une ferme du coin et m'apprend que le mieux vpour visiter la Serra c'est d'aller un peu plus haut á Saõ Jose do Barreiro, un bled oú aucun bus ne passe. Il faut donc négocier avec le seul taxi qui se trouve lá. Son prix est un peu haut. Après une demi heure de négociations, il n'a pas baissé d'un centavos... pas de concurrence, pas le choix, agaçant.

Arrivée au village. Après quelques pérégrinations, on fini par trouver une Pousada dans nos prix, chez un couple de vieux visiblement très pieux. Avant qu'on parte en excursion, la petite dame nous propose de nous faire le repas du soir, mais sont prix est presque le double du prix normal. On décline.

Ravitaillement á la seule épicerie du bled, et c'est parti pour la visite de la cascade du parc... enfin quand on y sera, dans 9km.

Marche dans le caniard (encore...). Pas d'ombre pour se protéger cette fois. On met environ 2h30 pour arriver a´l'entrée du parc (ça mone et ça descent) oú nous avons la bonne surprise de devoir d´bourser 3 R$ (Réais) pour entrer, puis 30mn par des petits sentiers de forêt pour arriver á la Cachoeira.

Très impressionnante. Ca fait environ 1h30 qu'on la voit le loin, mais de près c'est soufflant. Au sens propre comme au sens figuré. Avec G, on estime sa hauteur á plus de 100m. (note : On nous a dit plus tard qu'elle faisait 240m de haut, Ca me parait un peu beaucoup). Ca fait un boucan du tonnerre et ça crée une bruine tout autour pour arroser la végétation et les seuls touristes que nous sommes.
J'en profite pour tenter un plouf, et lá bonheur ! Elle est bonne.

Déjeuner en contre bas, puis squattage dans sur les rives du Rio. Baignade, sieste et méditation. Je vous laisse deviner qui a fait quoi.

L'heure de la descente arrive. 3h de marche en sens inverse. Le retour est moins pénible que l'aller : ça tape moins fort. On a même droit á quelques nuages.

Le soir pas de resto dans cette ville. On improvise un pique-nique á l'épicerie. ( sardines-brioche, hmmmm....)

en rentrant, la petite vieille nous fait toute une histoire parce qu'elle nous avait prévu pour le diner. Bon OK, la comunication passait mal, mais je suis sur qu'elle nous prend pour des cons.

Je pense avec du recul qu'elle pensait qu'on aurait pas le choix et qu'on viendrait chez elle. Elle joue á nous apitoyer en nous montrant la bouffe (qui est loin d'être exceptionnelle), et en chouinant "qui va payer, qui va payer ?" Elle n'a vraiment pas de quoi se plaindre : sa barraque est grande, propre et toute équipée. Bref, elle se moque de nous.

Tant pis, qu'elle fasse la gueule, on est pas des pigeons.

13 fev - Vers la Serra da Canastra

Objectif : la serra da Canastra, oú se trouve un parc naturel.

Nous quittons Boa esperança vers Guapé qui se trouve sur la rive du Rio Grande.

C'est beaucoup plus joli que Boa esperança. Le Rio Grande á cet endroit ressemble à un lac. Pas de bateau. Pas de port.

Tous les gens ous conseillent le bus pour aller plus loin. Comme ce dernier passe dans 4h, on part à la sortie de la ville faire du stop.

C'est un genre de bus scolaire qui nous prend. Beaucoup de difficulté à se faire comprendre et à comprendre le chauffeur. On descend dans le bled de Saõ Antonio pour trouver un bac. On retombe sur notre bus 200m plus loin. Les gamins sont pliés de rire. On fini par faire comprendre qu'on veut atteindre le bac, et pas attendre un autre bus. Le chauffeur nous emmène là bas (c'est le bout de sa ligne).

On traverse le fleuve gratos (les piétons ne payent pas). Pause dans un petit bar très sympa au bord du fleuve. Plantes tropicales, soleil et bord de lac. Un pti coin très tranquille au milieu de nulle part. On y serait bien resté plus longtemps.

Mais il faut avancer : marche vers une route hypothétique, oú il y aurait plus de passage. On marche dans le caniard pendant 1h-1h30, avec les sacs sur le dos. On a croisés d'autres embranchements, mais toujours pas d'asphalte. On fini par se faire rattrapé par un bus qui nous emmène à Passos.

De lá, nous cherchons un moyen d'aller á la Serra da Canastra. Mauvaise surprise : il faut faire un détour de 90 bornes pour entrer dans le massif, parce que la route indiquée par notre plan des routes du Brésil n'existe pas.Super. On part donc pour une étape à Pihumi, à 50 bornes. Arrivée tard et affamés.

Là on tobe sur un petit resto très bon, très copieux et très bon marché, tenu par deux gars très gentils qui parlent très lentement. Ils nous dégottent un hotel pas cher où on est très bien reçus.

Très bonne impression de Piuhmi.

12 fev - Vers le Rio Grande

Le but d'aujourd'hui est de se rapprocher du Rio Grande. Pour ça, je choisi un peu au pif Boa Esperança, à 200km d'ici, qui à l'air assez proche due l'endroit oú le Rio s'élargi.

1h30 d'attente avant le bus. Bus de saõ Joaõ á Lavras. A Lavras, 2h d'attente. (C'est long quand on s'organise pas)

Tempête tropicale au moment de prendre le bus suivant. Très impressionnant. J'ai rarement éte trempé de la tête aux pieds en traversant en moins de 4 secondes un hall couvert. Comme les pluies tropicales, ça ne dure pas.

Arrivée à Boa esperança à la tombée de la nuit. Ca ressemble furieusement à une ville morte. Une dizaines de gens à la rodoviaria, et de grandes rues toutes vides et mal éclairées. Le Brésil profond...
La ville est sans intérêt. On peut même dire moche (à ce qu'on en a vu en tout cas).

Averse tropicale. On se réfugie sous le toit le plus proche : l'entrée d'une église. Un type á l'entrée nous propose de venir regarder. On reste sagement au fond en retrait. Un autre arrive, nous serre chaleureusementla main et nous invite á nous assoir.

Un choeur de 4 nanas chante. Le prêtre reprend la parole et en profite pour faire remarquer notre arrivée. J'ai pas compris grand chose, mais j'imagine bien qu'il a dit que la pluie avait poussé 3 jeunes voyageurs dans la maison du seigneur.

Nous assistons une bonne demi heure à la messe. chant/sermon/chant/lecture sainte/chant. Très différents de nos messes, qui sont beaucoup plus solennelles et froides.

On s'eclipse : ça dure longtemps les messe ici. Et il ne pleut plus.

Egarés, c'est un peu le terme qui convient. Une nana d'une lanchonete (lan-ncho-netch : un genre de snack) me demande si j'ai de la famille ici, ce que je traduit par "sinon je ne vois pas bien ce que tu fais lá". Rien à voir ou à visiter par ici.

Posage dans l'hotel de la gare routière. Repas de snack (pas de resto le dimanche soir ici). Rentrage. Rien á faire de toute façon.

11 fev - Sortir à Saõ Joaõ

C'est samedi soir.

Très logiquement, nous devons trouver un endroit oú les jeunes font la fête. On choisi le resto le plus "branchouille" qu'on ait vu, on se comande de bons plats accompagnés de caipirinha et on demande conseile au couple de la table d'à côté. Le mec parle anglais. So est ravie de pouvoir enfin discuter plus profondémment avec un autochtone. Il nous explique qu'il y a une fête à deux patés de maison, dans une boate (boa-tch, oui oui, c'est comme ça qu'on dit boite de nuit). Allons-y.

La fête bat son plein. Ca ne ressemble pas beaucoup aux boites qu'on connait : pas de spots, que des lumières blanches. Pas de DJ, mais un orchestre (c'est peut-être une soirée spéciale). Pas de techno mais... euh... un orchestre avec des cuivresqui joue des musique visiblement populaires puisque les gens les reprennent.

Etrange à danser. Tellement étrange que So, qui dansait dans un style visiblement pas très académique, se fait donner un cours par une locale qui prend son temps pour lui montrer tous les pas. La nana m'explique aussi les pas pour les hommes (plus simples). Son mec rigole : apparemment je danse comme un carioca ! (et c'est pas bien ?!)

L'orchestre s'en va et laisse la place á un groupe de Batucada pour un petit pré-carnaval. Ils mettent le feu á la salle. On reste pas très longtemps, mais on rentre en sueur.

11 fev - Tiradentes

Ce matin nous visitons les nombreuses églises de Saõ Joaõ del rey aux décorations typiques de l'Amérique Sud : l'intérieur est peint en blanc avec beaucoup de dorures, d'icnes colorées et des statues de dizaines de saints. Rien á voir avec nos églises grises et austères.

La grand attraction du coin, c'est la petite ville de Tiradentes (tchi-ra-dèn-tss) aux maisons coloniales et rues pavées épargnées par la modernisation.

Nous nous y rendons en bus, et lá nous sommes quelque peu déçus. C'est certes très joli, les maisons sont en bon état et rénovées, la route est pavée comme il y a 300 ans, mais ce qui nous dérange c'est la profusion de petites boutiques d'artisanat et de resto assez chics (y'a même un resto français). Des touristes se balladent en calèche. J'ai l'impression qu'on a trouvé le Mont-St-Michel du Minas Gerais : mignon, mais trop artificiel à mon goút.

Promenades dans les rues en contournant le centre des activités commerciales. L'entrée de l'église est payante pour les touristes.

Pour finir, on a fait la grande attraction unique au Brésil : le retour à Saõ Joaõ del rey en train á vapeur ! Très marrant de se poser à l'arrière d'un train de Western et de contempler le paysage défiler lentement. Le décor en vaut la peine : des Serras brésiliennes (massifs) aux flancs recouverts de végétation.

vendredi 17 février 2006

Les Brésiliennes...

* ...et la danse : Elles bougent leur corps comme nulle européenne n'en est capable.
La façon dont elles trémoussent leurs hanches scotcherait le plus chaste des hommes.
Ce n'est pas tant sexuel que sensuel : elles ondulent sur le rythme comme si elles étaient la partie visible de la musique.
Un plaisir pour les yeux, un charme de plus aux innoubliables fêtes brésiliennes.

* ... et l'habillement : tel que la légende le décrit : minimaliste. Ceci dit, quand il fait 40 degrés à l'ombre, ca peut se comprendre. Elles portent toutes un décolleté que les françaises ne se permettent que les jours de fête ou sur la plage, sinon elles passeraient pour des allumeuses.
Bref, un francais franchouillard fermement ancré dans la conviction que sa culture est la seule au monde dirait que ce sont toutes des salopes.

* ... et leur corps : de rêve ? Oui et non.
L'alimentation lá bas est très riche, les sodas très courants et ça se voit sur leur ventre.
Françaises, rassurez-vous, la concurrence n'est pas si féroce puisque beaucoup de français préfèreront vos ventres plats.
Il y a certes quelques modèles parfaits à tout point de vue (merci la chirurgie esthétique), mais la majorité des brésiliennes arbore sans complexe des rondeurs qui ne sont pas à la mode dans nos contrées.
Question de goút...

mercredi 15 février 2006

10 fev - Saõ Joaõ del rey.

Beaucoup plus sympa (seulement 80 000 habitants), mélange de vieilles maisons coloniales et de batiments modernes, le tout posés le long d'une rivière.

Nous y tronvons rapidement une pousada qui nous plait : une maison coloniale tenue par une famille très acueillante. Pas d'autres clients. Pas de clefs sur les portes des chambres. Très familial donc.
On est vendredi soir : ce soir on sort !

Attirés par le bruit, nous rejoignons un attroupement autour d'un groupe de Batucada. Toute la place résonne, les vibrations parcourent nos corps, on scotche une demie heure (le temps de 2 morceaux) avant qu'ils ne se dispersent.

Impossible d'enregistrer ça, il faut y être : ça se ressent autant que ça s'écoute.

Eclatage de ventre dans un resto, ballade digestive et dodo. Déçu, trés déçu : on n'a pas trouvé oú ça bougeait après minuit. J'espère que ce sera mieux demain.

10 fev - Juiz de Fora

Ville fourmilière. Aucun intérêt historique ou architectural, juste une ville de 500 000 habitants qui grouille d'activité, de boutiques et de gens. Ca change radicalement de la campagne.

On se ravitaille sans s'attarder. Direction la Rodoviaria et Saõ Joaõ del rey, 3h de bus.

10 fev - Vers liberdade

Départ tranquille en bus de Mirantaõ vers Liberdade, la ville la plus développée du coin.

La ville en elle-même présente peu d'intéret. On y apprend que pour aller á Saõ Joaõ del rey, le plus simple c'est d'aller a Bom Jardim (20km), puis á Juiz de Fora (150km), et enfin Saõ Joaõ (150km). Et ça c'est des petites distances ici... le Brésil c'est GRAND !!

Pas de bus lá maintenant, on tente le stop. Une petite demi heure plus tard, un bus scolaire nous prend et nous emmène á un endroit oú le stop ca marche mieux, á 10km de lá.

Lá, on marche 10mn á la recherche d'un endroit propice et á l'ombre, quand la pluie menace... et lá une voiture s'arrête !

Le type qui nous a pris en stop s'appelle Carlos Enrico, il habite Belo horizonte (la capitale du Minas Gerais), et lá il se rend á Juiz de Fora. Enfin un peu de bol !

Il est super sympa, on discute Brésil, végétation, lieux intéressants, politique, industrie, climat ... Il fait l'effort de parler lentement et d'articuler. Un vrai plaisir.

Il nous fait gagner des heures de trajet (et une quarantaine de Reais de bus). On échange nos numéros. si on passe á Belo Horizonte, on se reverra.

9 fev - Minas Gerais

Après l'état de Rio de Janeiro (dont je vous laisse deviner la capitale), voici l'État du Minas Gerais, dont la capitale est Belo Horizonte, 2,3 millons d'habitant.

2 caractéristiques intéressantes :

  • - C'est l'état qui a l'altitude moyenne la plus élevée.
  • - C'est plus grand que la France : environ 590 000 km².

Le terme 'Minas' vient du grand nombre de mines installées dans cet état depuis plusieurs siècles. Un état très riche en minéraux.

9 fev - Mirantaõ

Mirantaõ, petit bled bien paumé de 500 habitants, coincé entre les montagnes á 1800m d'altitude.

G se fait collé par un poivrot qui lui parle pendant 10mn. Incompréhensible. Nous allons loger dans une petite pousada tenue par une femme très sympa. Très propre, bouffe excellent et pas cher. Vive la campagne !

Couchage á 22h : les deux derniers jours nous ont mis sur les genoux.

9 fev - Vers Caxambu ?

C'est décidé, nous partons vers Caxambu, visiter les stations thermales du "circuito das aguas" (Circuit des sources).

Nous choisissons de passer par les petites routes pour profiter du paysage et voir le Brésil profond.
Bus vers Penedo, arrêt un peu avant pour aller vers Visconde de Maua, une petite ville de montagne. Et lá.. pas de bus au bout d'une heure. On décide de tenter le stop... marche pas (on est 3).

On décide de se séparer et de commencer á marcher. Je pars devant. Au bout de 15mn, les deux autres me rejoignent en voiture : un type leur a expliqué qu'on étaient pas au bon endroit pour le stop. Il nous y emmène. Et lá, le bus pour Visconde arrive...

Visconde de Maua. Prochaine étape : Mirantaõ. Encore plus petit, et pour y aller on peu dire au revoir au bithume.

Aprés renseignement, le seul bus qui y va passe á 17h30. Il est 12h15... On se ravitaille et on part á la sortie de la ville. Un petit vieux nous apprend que le mieux pour le stop c'est un petit pont á 3km de lá.

C'est parti pour 3km de marche avec les gros sacs sur le dos.

Pause au bout de 200m : passage d'une averse tropicale. 20mn á regarder les trombes dégouliner du ciel et le fleuve devenir marron.

On repart dans le caniard, humide mais pas pour longtemps.

1h30 de marche pour atteindre le pont (3km mon oeil). On se renseigne auprès des quelques locaux qui passent, mais les avis divergent sur le chemin restant et le chemin parcouru. quels farceurs ces brésiliens.

Au final on apprend qu'un bus va passer alors on se pose.

Au vu de la complexité des transport dans les campagnes, nous abandonnons Caxambu pour aller directement á Saõ Joaõ del rey (se prononce Saint-jean-dé-reï)

C'est lá qu'on a rencontré Saint Sébastien, patron des guérisseurs, incarné dans un petit vieux trés sympatique mais empestant le mauvais alcool.Conversation laborieuse (difficile d'articuler avec des chicots). Quand on lui dit qu'on va a Soã Joaõ, il nous apprend que Saint Jean c'est son père. Rigolo.

8 fev - Averse dans la chambre

La pousada oú nous logeons a un batiment en construction. Dans celui-ci seule une chambre est terminée : la notre.

Quand la pluie tropicale de cette après midi arrive sur Itatiaia, nous avons l'immence joie de constater qu'en l'absence de gouttière, un ruisseau se forme sur le pas de la porte et coule nonchalemment dans la chambre.

On réussit á canaliser la flotte avec des planches et des serviettes, mais on va passer la nuit dans une piscine.

8 fev - Itatiaia

Réveil á 6h ! On se lève tot pour profiterde la fraicheur matinale, mais surtout parce que le bus qui va au parc national passe á 7h. Ca nous évitera 9km de montée, ça vaut le coup.

Le bus tombe en panne á 9km de l'arrivée. On doit être á 500m d'altitude et on commence á monter... monter.. monter...

Il faut savoir que l'altitude du parc se situe entre 600 et 2791m.

1h plus tard, pause pour profiter de la vue á 1200m, boire un verre et se reposer les jambes.

Un peu plus tard, après quelques efforts supplémentaires, nous arrivons á la première chute d'eau (on a loupé la première surt le chemin), la 'Cachoeira de Veu de Noiva". 40m de hauteur.

Seconde chute un peu plus loin, la "Cachoeira de Itaporami", plus petite, mais paradisiaque. L'eau tombe dans une piscine naturelle très transparente avec des reflets bleus. Bordée de rochers plats et de murs de végétation luxiante, c'est un coin de rêve. Si l'eau était moins froide, on y aurait trempé plus que les pieds.

On y squatte quelque temps, on y déjeune et on repars. Etape suivante : la piscine naturelle de Maromba. Même eau très bleue et très froide.

Sur le chemin de la cascade suivante, nous décidons de bifurquer pour admirer le panorama depuis les "três Picos" (les trois pics), sités á 1600m d'altitude.

Nous foulons d'un pas allègre de petits sentiers de forets á moitié sauvages, juste assez larges pour passer. Ca dure longtemps.. longtemps... au bout d'un heure et quart, on se prend une pluie tropicale inopinée (très rapide, très intense, et généralement très courte).

Du coup, nous rebroussons chemin. On a du se tromper de chemin.

Il est temps de rentrer : le parc va fermer, et nos pieds commencent á se rebeller. 7h de marche dans la journée dont 5 en montée, ça fait un bon entrainement pour la suite !

7 fev - Le repas du soir

Ce soir, nous prenons des provisions pour la ballade dans le parc le lendemain, et nous dinons d'un "prato feito" (le "plat du jour"), composé de arroz (riz), feijão (haricots noirs), farofa (farine de manioc grillée) et de massas (pates), le tout accompagné d'une viande au choix.

Typique et pas cher (5 Reais). On s'éclate la panse (et oui encore) tellement c'est copieux. Heureusement qu'on n'avait pas mangé ce midi.

Je prophétise qu'on mangera ça très souvent...

7 fev - La différence entre 'Touriste' et 'Gringo'

Le parc naturel d'Itatiaia est assez touristique. Néanmoins, nous n'y avons pas vu la tête d'un blanc. Et oui, touriste ne signifie pas forcément "Gringo".

Les touristes ici sont des Brésiliens de classe moyenne. Au moment oú j'écrit ces lignes (le 8 fev), je confirme que nous sommes les seuls gringos du coin.

Ca ne m'étonne pas trop : il faut parler portugais pour pouvoir venir ici (rien que pour prendre le bus !), ce qui á tendance á faire peur á pas mal de gringos.

Quel dommage de se priver ainsi du 'vrai' Brésil... quel bonheur pour nous :)

samedi 11 février 2006

6 fev - Compassion

Amis français, nous compatissons beaucoup avec la rudesse des températures que vous devez subir en ce moment, et rassurez-vous : nous aussi nous luttons quotidiennement contre le climat...

7 fev - Départ de Rio

Depuis la "Rodoviaria" (la gare routière), nous prenons le Bus pour Resende.

Pourquoi cette destination ? L'objectif est d'aller à la rencontre du Rio Grande, un fleuve qui travers le Minas Gerais (un des états Brésiliens), et Resende est sur la route.

Pourquoi ce fleuve ? Parce qu'il fallait bien avoir un objectif á moyen terme !

Bref, nous partons pour Resende á 130 km de Rio, car á coté se trouve le parc naturel d'Itatiaia (I-ta-tchi-a-ïa).

Arrivés lá, nous partons pour Itatiaia dans un mini bus local. G et So découvrent la galère de se trimballer les gros sacs, mais également le fun de se tasser á 14 dans un mini-bus.

Arrivés á Itatiaia, nous nous trouvons une Pousada (pension) sympatique et pas chère, conseillés par les habitants du coin.

La journée n'étant pas terminée, nous partons visiter une des attractions locale, une "Cachoeira" (chute d'eau). C'est á 40mn de marche sous le caniard (coin), mais pour se baigner après ça en vaut la peine.
Impossible de trouver cette chute d'eau, mais nous nous laissons séduire par la rivière que nous longeons et nous baignons sur des rochers.

6 fev - Le mot interdit

Comme convenu avec lui, je ne parlerai pas des pb gastriques de G.

En revanche, je vous déconseille de lui parler de climatisation pendant quelques temps...

lundi 6 février 2006

6 fev - Courses et Farniente

Journée calme aujourd´hui. On planifiait de quitter Rio plus tot, mais comme moi et G on est arrivé avec 2 T-shirts, il a fallu faire des emplettes.

Matinée sur la plage de Flamengo. Le lundi c'est bien mieux, y'a bien moins de monde.

Visite des centre commerciaux de Rio. Bien plus grand que les notres, évidemment.

Fin de journée sur la plage d'Ipanema, plus sympa que Copacabana.

Enfin... deux bonne heures sur le net pour rédiger les 7 derniers articles postés. Quel boulot ces claviers Brésiliens...

5 fev - Resto du soir, espoir

Départ pour un resto, sur les conseil du "Routard" auquel nous donnons une seconde chance, dans la catégorie "petit budget".

Il s'agit dún self service "ao kilo" : tu te sert, et á la fin tu payes au kilo, tout confondu.

Grosse déception sur le "Routard": c´est encore un resto de luxe, avec la clim et les serveurs en costard.
N'ayant pas mangé le midi, nous passons direct á la version "barbare" de la chose en prenant un grande assiette et en la remplissant de toute sorte de choses TRES appétissantes.

Scores : G -> 1Kg, Mose -> 900g, So -> 650g. Seule So ne finit pas son assiette. Les deux autres ne mageront pas avant le lendemain soir :) (á part le petit dej, et encore il fut difficile).

On en a eu pour 77 Reais (30-35 euros). Bravo les plan "petit budget" du routard ! Je crois au'on va le jeter...

L'aventure ? On verra demain.

5 fev - Ballade dans Rio

Dur de se bouger le matin. La musique de la veille résonne encore dans nos têtes. Ou alors c'est la caipirinha...

Ballade en ville, visite d'un marché de fruits et légumes et découverte d'un bâtiment étonnant : la catédrale de Rio, espèce de pyramide Aztèque futuriste... assez spéciale et très spacieuse.

Marche d'église en église, pour nous retrouver au centre.

De là, nous partons visiter un "marché du Nordeste", qui se révèle être plutot une foire. Très sympa, plein de çusiaue du Nord est Brésilien (le Forró).

Puis nous partons à la Maracaña,le stade de Rio, où G et So veulent voir la seconde mi-temps d'un match (parait qu'on peut entrer gratos). Pas de bol,on arrive trop tard, la marée humaine se disperse.

4 fev - un samedi soir á Rio

A la recherche d'un endroit sympa oú féter le samedi soir, nous nous rendons dans le quartier de Lapa, connu pour être très animé en ce jour.

Je confirme. Ballade á coté de nombreuses boites de nuit, et bars dansant, mais notre choix se porte sur un genre de bal passant de la MPB (Musique Populaire Brésilienne, c'est comme ça qu'on dit lá bas). Il s'agit d'un groupe du carnaval qui récolte des fond (ils tiennent un buvette). Il est vrai que c'est dans un petit mois...

Nous nous éloignons á la recherche d'une petite caipininha. Un verre et demi par personne pour 6 Reais, on se moque pas du monde comme a Paris.

Après cette dégustation, des rythmes attirent notre oreille,émanant d'une grande salle ouverte. L'écho d'une dizaine de percussions résonne a en faire trembler les murs et nos corps partent dans un transe gestuelle frénétique. Impossible de se retenir de danser.

Nous venons de faire connaissance avec la Batucada brésilienne !

Nous ne pouvons qu'y passer le reste de la soirée...

4 fev - Le soir arrive...

Et la faim avec lui !

On n'a quasiment pas déjeuner, juste un pastel (un beignet, se prononce pasté-ou), et nos estomac crient famine !

Faisons donc confiance au routard pour nous dégoter un petit resto sympa et copieux, histoire de gouter aux très réputées spécialités de viande...

Le routard nous allèche par une annonce très prometteuse,dans la catégorie "prix moyens", et lá... nous arrivons dans un endroit très chic, avec des serveurs tirés aux quatres épingles, des prix sévères (pour le Brésil) et une déco assez classieuse.

La "bonne adresse de viande á Rio". Effectivement on s'est fait pété la panse avec une picahna (morceau de viande très savoureux, spécialité d'Argentine) et un demi poulet braisé. J'ai rarement mangé autant de viande en un repas.

Pas trop de gringos dans la salle, surtout des Carioca (habitants de Rio) aisés.

Typique,oui, mais on cherche encore d'où vient le mot "Routard" dans "Guide du routard". On s'en tire pour 110 Réais (une cinquantaine d'euros), ce qui est une sacré somme ici. On a fait notre journée de luxe du voyage, va falloir se calmer. Quant au routard, il se prend vanne sur vanne dès que G en a l'occasion.

L'aventure ? On verra demain.

4 fev - A Copacabana

La voici, la grande, la belle, la mythique plage de Copacabana, célébrée par la chanson dont So serine les premiere notes depuis maintenant plusieurs heures (elle connait pas la suite).

Déception. Cette plage n'a rien d'innoubliable. Elle est couverte de monde (c'est samedi), mais sinon...

Des jouers de volley, de volley foot et d'une variante de foot americain sans plaquages. Une ambiance très familiale. Des buvettes et des loueurs de parasol. Une plage pas forcément très propre (sans être trop crade non plus). Bref, pas de quoi fantasmer.

Profitons quand même de l'occasion et dégustons une spécialité locale : la Coco verde.

4 fev - Rio de Janeiro - visite du centro

Petit tour dans le quartier du centre (o centro).

Nous nous engageon dans une rue commercante aux décorations chatoyantes. Des dizaines de petites boutiques sont établies en enfilade dans un dédale de ruelles sur un petit kilometre de longe et ? de large (on a été tout droit).

Bon ok, c´était pas vraiment un dédale puisque, comme dans toutes les villes 'récentes' (á savoir toutes les villes du contient Americain), Rio est construite en beaux quadrillages bien réguliers.

Arrivés au bout de ce marché, 16h approchent, nous décidons de nous rendre a Copacabana ("destination obligatoire" dixit So) pour profiter de la plage sans bruler au soleil.

C´est en attendant pour traverser une rue que nous découvrons un autre aspect de Rio : un type á vélo m´arrache la chaine en or que j´avais gardé autour du cou, "comme un bleu" comme on dit dans le jargon. Je le choppe direct par le bras, il lache ma chaine et file.

J'y tient ! C´est un souvenir de turquie.

Au moins c´est fait, l´attache a pété,elle ne quittera plus le fond du sac. Les quelques Brésiliens alentour ont l'air plus choqués que nous.


samedi 4 février 2006

4 fev - Rio de janeiro

Premier jour dans la ville des Cariocas, premieres visites et premiers parcours touristiques (avec les photos de rigueur).

Visite de la Tour Eiffel locale : le Christ rédempteur sur la colline du Corcovado.

Beaucoup de monde et plein de guides pour nous parler anglais et même français. Qui a parlé de dépaysement ? Vivement la brousse...

mercredi 1 février 2006

Comment tout à commencé...

(Fin Octobre 2005)
G : j'en ai marre ! Marre du taf, marre de là où je suis, j'ai envie de tout claquer et faire le tour du monde.

Mose : si tu commences par le Brésil, je viens avec toi.

G : ah ouais ? ... Pourquoi pas...

Mose : vendu !

 

(Fin décembre 2005)
So : Vous avez trop de chance de parti au Brésil ! J'aimerais trop y aller !

Mose : t'as pas de boulot en ce moment ? Bah vient.

So : Naaan... c'est pas sérieux... faut que je cherche un travail...

Mose : Vivre pour travailler ou travailler pour vivre ?

So : ...

 

Et nous y voilà, quelques mois plus tard. On prend nos cliques, nos claques et direction le Brésil pour 1 mois et demi à découvrir le pays de la Capoeira, de la Caipininha et de la Battucada !

Départ : le 3 février à Orly.

Retour :
      * pour So - le 9 avril de São Paulo
      * pour G & Mose - le 10 avril de Sao Paulo vers... Guatémala city !!

Planning : não tem !  (on n'en a pas)
On avisera sur place. On est a priori tous d'accord, l'objectif du voyage est de découvrir une culture et de profiter des grands espaces pour s'en mettre plein les yeux.