Le but d'aujourd'hui est de se rapprocher du Rio Grande. Pour ça, je choisi un peu au pif Boa Esperança, à 200km d'ici, qui à l'air assez proche due l'endroit oú le Rio s'élargi.
1h30 d'attente avant le bus. Bus de saõ Joaõ á Lavras. A Lavras, 2h d'attente. (C'est long quand on s'organise pas)
Tempête tropicale au moment de prendre le bus suivant. Très impressionnant. J'ai rarement éte trempé de la tête aux pieds en traversant en moins de 4 secondes un hall couvert. Comme les pluies tropicales, ça ne dure pas.
Arrivée à Boa esperança à la tombée de la nuit. Ca ressemble furieusement à une ville morte. Une dizaines de gens à la rodoviaria, et de grandes rues toutes vides et mal éclairées. Le Brésil profond...
La ville est sans intérêt. On peut même dire moche (à ce qu'on en a vu en tout cas).
Averse tropicale. On se réfugie sous le toit le plus proche : l'entrée d'une église. Un type á l'entrée nous propose de venir regarder. On reste sagement au fond en retrait. Un autre arrive, nous serre chaleureusementla main et nous invite á nous assoir.
Un choeur de 4 nanas chante. Le prêtre reprend la parole et en profite pour faire remarquer notre arrivée. J'ai pas compris grand chose, mais j'imagine bien qu'il a dit que la pluie avait poussé 3 jeunes voyageurs dans la maison du seigneur.
Nous assistons une bonne demi heure à la messe. chant/sermon/chant/lecture sainte/chant. Très différents de nos messes, qui sont beaucoup plus solennelles et froides.
On s'eclipse : ça dure longtemps les messe ici. Et il ne pleut plus.
Egarés, c'est un peu le terme qui convient. Une nana d'une lanchonete (lan-ncho-netch : un genre de snack) me demande si j'ai de la famille ici, ce que je traduit par "sinon je ne vois pas bien ce que tu fais lá". Rien à voir ou à visiter par ici.
Posage dans l'hotel de la gare routière. Repas de snack (pas de resto le dimanche soir ici). Rentrage. Rien á faire de toute façon.