vendredi 31 mars 2006

27 Mars - Huehuetenango

Dans nos plans originels, on devait aller à Chichitenango, ou se dèroule le plus grand marché du pays. Mais il n'ouvre que le dimanche et le jeudi, et nous sommes lundi... Pas question de reporter notre départ pour le Mexique. On part pour Huehuetenango, la dernière grande ville avant la frontière.

Bus à 5h pour Coban. La on refuse de repasser par Guaté. On prend un chemin plus direct pour Ustapan, avec une partie de routes de terre. De là on trouve un camion qui nous emène à Sacapulas, et de là un mini-bus nous emène à Huehue(tenango).

Là on prend une heure pour se renseigner sur une soit-disant taxe à la sortie du Guatemala, dont on nous a parlé. Pas d'infos. Il est 17h e le marché de Huehue est fermé aussi. Tant pis pour le shopping. L'avantage c'est qu'il nous reste exactement de quoi payer l'hotel, manger et se boire une dernière bière.

La soirée se fini dans un bar doté d'un authentique Jukebox à pièces.

26 Mars - Cemuc Champey

L'autre attraction de l'endroit c'est Cemuc Champey. Après coup j'ai appris que c'est un parc naturel, célèbre pour ses piscines naturelles innoubliables.

La baignade du matin a refroidi G, j'y vais donc seul. Un kilomètre de marche pour y aller. Entrée payante, et me voici dans le parc. Je m'y balade une petite heure, dan des chemins de forêt tropicale, avant d'aller me poser de l'une des magnifiques piscines naturelles bleu turquoise. Une foule de petits poissons y nage allègrement. Pour parfaire la magie du lieu, un groupe de huit jeunes hollandaises arrive, se met en maillot de bain et part se baigner.

L'eau n'est pas très chaude et le temps est couvert, mais c'est tellement beau et agréable. Les piscines sont des formations calcaires crées à cet endroit en plusieurs centaines d'années. C'est très fragile : avec les ongles je peux gratter les parois. Les piscines sont entourées de falaise de pierre recouvertes de végétation, c'est impressionant.

Les hollandaises s'en vont. Je continue mon tour pour aller au "Mirador" (point de vue). La haut je retrouve quatre hollandaises qui sont déçues par ce qu'elles croient être le point de vue. Je continue un petit chemin, dans l'expectative. Je tombe sur l'endroit qui domine les piscines. Je fais demi tour pour aller chercher les demoiselles qui sont déjà redescendues à mi-chemin. On remonte tous apprécier le panorama et prendre des photos, avant que le jour ne décline. En sortant, elles me raccompagnent à l'hospedaje.

La soirée est calme : on est huit dans l'hotel. On discute un peu avec un groupe de deux allemands et un suisse, avec lesquels on jouera aux cartes toute la soirée.

26 Mars - Les grottes Las Marias

Grasse matinée. On n'a rendez-vous qu'à 9h30 pour aller visiter les grottes Las Marias, une des attractions du coin. L'hospedaje est désert : tout le monde est parti sauf nous. Ca change l'ambiance. Plus calme.

Pour aller dans les grottes on n'a besoin de rien, juste un maillot de bain. On part avec un guide là bas. Pieds nus sur les cailloux, ça fait la corne des pieds. Un autre guide nous prend en main, nous invite à mettre des chaussures prévues à cet effet.

Ca commence dès l'entrée : l'eau nous arrive à la taille. On n'est que trois, avec le guide. Une frontale et une bougie chacun à la main. Les grottes ne sont pas très hautes. Un peu plus loin il faut nager (avec la bougie, oui oui). Plus loin on arrive à une cascade. On a posé les bougies parce que ça mouille pas mal. On passe sous la cascade pour jouer avec l'écho.

Le guide nous explique qu'à cause des pluies de la veille, on ne peut pas remonter la cascade. On essaye quand même, sans succès. En revenant en arrière on passe par un boyau immergé. Rigolo. La grotte en elle même est assez classique : des stalactites et gmites. des murs de calcaire. Une grotte naturelle quoi.

En sortant nous allons admirer la jolie vue qu'on a un peu plus haut. Le retour à l'hotel se fera sur des chambres à air gonflées, à se laisser porter par le rio qui passe devant l'hospedaje. Amusant aussi. On a fait un tour à touristes, mais c'était bien sympa.

Le midi on part prendre à manger à la seule tienda à moins de trois bornes. La tenancière est particulièrement distante et fermée. Je ne sais pas si on lui fait peur ou si elle est raciste, mais elle est très exactement l'opposé d'une commerçante. Mais on n'a pas le choix si on veut manger.

25 Mars - Vers Cemuc Champey

Levé tard. Mauvaise humeur. Je pars faire du net quelques heures (pour vous amis lecteurs). On fini par se décider à nous rendre au site pour lequel on est ici : Cemuc Champey.

C'est assez touristique. Aussi le chauffeur du mini-bus et du pick-up qui sont là nous proposent le double du prix local. Négociations. Ils refusent. C'est à 9 bornes. On part à pied. Ca monte et on a les gros sacs. Ca monte même beaucoup. En haut on a droit à une superbe vue sur la vallée. Ca vallait le coup de monter à pied .C'est toujours ce qu'on se dit quand on transpire à grosses gouttes pour en arriver là. Un mini-bus passe. On arrive à descendre au prix normal. Huit bornes à pied d'épargnées.

On arrive à l'hospedaje qu'on nous a conseillé. Une "reserve" à gringos, un peu comme à Flores. On dors pour une somme très basse sur des matelas dans une espèce de grenier ouvert. Ca nous convient.

Il y a d'autres gens dans ce grenier. On est bien sûr tombè sur LE français de la place. Il s'appelle Mathieu et il est allé à El Mirador avec deux français et il en ont bavé... Excellent ! on est tombé sur un des compagnons de route de Paul. Le Guaté est petit... On ne discutera pas beaucoup avec lui, il est très occupé avec une autrichienne qu'il a rencontré la veille.

On part faire un tour dans les campagnes environnantes, pour trouver éventuellement un comedor ou une tienda, car le repas ici coute cher (le double du prix des chambres). C'est quand même sacrément paumé... Très joli, mais perdu au fin fond de la forêt. Le bled est consituté de quelques habitations disséminées le long d'un chemin de terre, la "route principale".

Les gens nous demandent ce qu'on cherchent et nous disent qu'il n'y a rien par là. On persiste. Une petite église au loin, on va voir. Les gfens nous y regardent un peu étonnés, mais apparemment on ne les dérange pas. Deux ados viennent nous souhaiter la bienvenue dans leur communauté. On assiste quelques minutes à ce qui semble être un cours de cathéchisme. Des jeunes qui parlent, font des lectures de la bible et chantent... mais pas en espagnol. Dans une langue avec beaucoup de "tcheuk" et de "thack". Une des 23 langues indiennes parlés au Guatemala. Amusant.

On continue notre balade en s'enfonçant plus profond dans la campagne. Paysages magnifiques sur la vallée nappée de vert.

On fini par faire demi-tour et on rentre à l'hospedaje. Je me pose recopier les cartes du Lonely planet, car G et moi avons décidé de nous séparé une fois la frontière mexicaine passée. Pourquoi ? Différente façon de voyager. Besoin de faire les choses chacun à son rythme.

Le repas du soir arrive. L'hospedaje est bondée de belges, de norvégiens et plein d'autres encore. Un groupe de Marimba vient jouer. C'est beaucoup moins bien que ce qu'on a vu a Sayache, mais on ne va pas casser le plaisir de ceux qui sont là et qui apprécient.

La soirée se continuera à jouer aux échecs et au "President" (le trou-du-cul) avec des norvégiens et un écossais, jusqu'à épuisement des bougies, les générateurs étant coupés à partir de 21h30.

24 Mars - Vers Lankin

Objectif du jour : Cemuc Champey, un site qu'on nous a vivement conseillé pour sa beauté et son cadre, à côté de Lankin. Levé à 8h. Pas entendu le réveil à 6h.

On part tranquillement vers le sud. Premèire étape Raxruja, ralliée en quelques heures. Seconde étape Pajal. On prend un premier bus pour Cebol, sur le trajet. Là un premier type nous dit que pour aller à Pajal, le plus court c'est de faire le grand tour qui passe par Coban (désolé, je peux pas vous scanner le plan pour vous montrer, mais ca fait un détour de 100km environ). On attend quand même. Une demie heure. D'autre gens arrivent pour attendre. Ils nous disent qu'il n'y a pratiquement pas de véhicules pour aller à Pajal. Un pick-up arrive, on part vers la ville d'après.

Au bout de quelques kilomètres, on comprend pourquoi c'est dur d'aller à Pajal. Une dizaine de camions/pickups/bus attendent là. Il a bien plu la nuit dernière et la route a beaucoup souffert. Des véhicules de travaux publique sont en train de travailler dessus. Coup de bol : ça se débloque à ce moment là (Ils alternent travaux et passage). On grimpe dans le gros bus et on commence l'ascension dans la boue.

Dans le bus on tombe sur trois français qui eux aussi ont voulu uiliser un chemin alternatif. Ils nous expliquent qu'il attendaient là depuis trois heures. On met des heures à sortir de la zone en travaux. Un bulldozer tracte ou pousse tout à tour les camions et le bus aux endroits où ça patine. Un peu plus loin c'est une pelleteuse qui nous tracte. Plus loin encore, plus de véhicules de travaux : une quarantaine de bonhommes sortent du bus pour le tirer, le pousser et mettre des pierres sous les roues. On fini par passer.

Encore une heure de chemin de terre et de nids de poule, et on arrive à l'intersection pour Lankin. La nuit tombe. On a mis 5h à faire 50km. Un mini-bus fini par arriver et nous dépose dans un hotel de Lankin. On s'est bien faire avoir sur les prix de la chambre et du bus, mais comme il fait nuit et qu'il pleut...  Diner dans le bled et couchage.

23 Mars - Quitter Flores

Pas facile de quitter Flores... Edouard a loupé son bus de 5h, il ne s'est pas levé. Quant à nous on traine. Ici c'est un peu nos vacances dans les vacances. On se sent bien, la vie n'est pas compliquée et il fait tellement chaud dehors.

On finie par y arriver : on salue tout le monde et on part déjeuner avec Edouard avant d'aller à la gare routière prendre un mini-bus pour Sayache. Dans le bus on tchatche avec une femme et sa fille à propos du Guatemala. Ca fait du bien de se remettre à l'espagnol.

Arrivés à Sayache à 15h30. On n'a plus le temps d'aller jusqu'à l'étape suivante, aussi on retourne à l'hotel qu'on connait déjà.

Dans la soirée, le gérant de l'hotel très sympa m'apprend des techniques de tressage pour faire des porte-pot-de-fleur. trop fort, je connais une partie de l'artisanat local.

22 Mars - Tikal

Levé 5h. On s'est bien fait mangé par les moustiques qui ont laissé des dizaines de point rouge sur notre peau (heureusement ça ne gratte pas). Edouard ne vient pas au rendez-vous. On part quand même, mais pas possible de négocier avec le garde à l'entrée et il fait déjà trop jour pour tenter de se faufiler.
On attend 6h et on va se poser au temple VI, un peu excentré, perdu dans son coin de jungle. On se pose là et on sieste comme des larves pendant deux heures. On se fait réveillé par des singes.

Après un aller/retour aux restaurants pour prendre de l'eau, nous commençons le tour du site. Je ne décrirai pas tout, mais sachez que de se balader dans la jungle, de ruines en ruines d'un civilisation disparue, c'est assez exaltant. C'est juste dommage que ce soit si balisé, qu'il y ait des panneau d'interdictions partout et que ce soit si peu sauvage.

On déjeune en haut d'un temple, à contempler le site depuis les hauteurs. On continue le tour des pyramides, en prenant le temps de méditer sur les nombreux Mayas qui ont batis ces temples immenses avant de disparaitre assez mystérieusement. Journée tripante, hors du monde et hors du temps.

Le soir, on prend le dernier bus et on rentre à Flores, après un repas rapide à Santa Elena. On retourne à l'hotel et on retrouve... Edouard, qui a débarqué là aussi. On revoit également les quelques français qu'on a croisé pendant les deux jours à Flores.

G est claqué, il aprt se coucher. Je vais tchatcher un peu, et vu leur motivation, je leur propose de passer au 24/24 prendre à boire et de se poser au bord du lac. La soirée se passe à discuter, chanter en français, et à boire de la biere et du rhum au bord du lac Peten.

21 Mars - Vers Tikal

On se lève assez tard, vers 8h. Paul a réussi à avoir son bus. On se reverra ptet au Mexique. On part pour acheter des cordes, des draps et des provisions pour Tikal. On découvre le marché de Santa Elena, assez tortueux. Pas possible de trouver des draps, on a acheté du tissu directement (j'espère de 2 yards et quart c'est assez long).

En rentrant on prépare nos petis sacs pour ne pas s'encombrer là bas pendant la journée et demi qu'on va passer sur le site. On nous a déconseillé le stop ou les pickup pour aller là bas. Ils font payer le meme prix voir plus cher que les bus pour touristes.

Départ 14h, arrivée 15h sur le site. A cette heure là, ils délivrent des tickets valables jusqu'au lendemain. On pourra profiter du coucher de soleil ce soir. Dans le bus, un guatemaltèque qui parle avec un accent américain très prononcé fait tout un speech sur ce qu'on va voir, sur les consignes de sécurité dans le parc, ... Un tour "à l'américaine". J'ai l'impression de me retrouver Disneyland en Floride. G hallucine. Le type donne des dizaines d'avertissement, il nous prend pour des gamins. Il fait des blagues à deux francs. Il dure longtemps son speech en plus. Il essaye de se vendre comme guide sur le site. Il augmente le suspens quand on approche. Ca y est. Welcome in Jurassik Park.

Là-bas on pose nos hamacs sur le camping, et on part en vadrouille dans le site. Il est dans la jungle. Une jungle assez aérée, avec des chemins très larges enrte les ruines. On sent que c'est très organisé et assez aisé : on croise des mecs qui balayent les chemins sylvestres.

Arrivée au premières ruines : la "Gran Plaza". Deux grands temples qui se font face et tout plein de batiments autour, imbriqués les uns dans les autres. On va se poser en haut du grand temple, méditer un peu. On y retrouve les allemandes et le groupe de musique mexicains, qui profitent également de l'endroit.

Un peu plus loin on bouge pour trouver un endroit où voir le coucher de soleil. Les allemandes nous conseille "Le" temple officiel/conseillé/consacré. Il s'agit de la pyramide "del mundo perdido" (du monde perdu), un ancien observatoire astronomique. Beaucoup de marches pour y grimper. Très rigolo de voir des foules de touristes les grimper à quatre pattes. Surtout les décoletés.

La vue d'en haut est transcendante. Sous nos yeux, la jungle est déployée comme un immense tapis vert et rouge. Quelques sommets de pyramides dépassent. Les quelques nuages qui se lévent vers le couchant donnent une teinte rouge au tableau, avant que la lumière ne fasse place à l'obscurité.

C'est sur ce sommet que nous recontrons Edouard, un voyageur français dans un trip routard un peu comme nous. Il a commencé par le Mexique et termine par une partie du Guatemala avant de retourner prendre son vol a Mexico. On va boire un ou deux coups avant de se poser dehors, sous les étoiles, dans les bruits de la jungle, en se méfiant des tarentules dont on a vu un beau specimen.

Le parc ouvre à 6h, mais je veux y entrer avant pour voir le levé de soleil, ce qui est normallement payant. RdV demain à 5h15 pour tenter d'entrer.

jeudi 30 mars 2006

20 Mars - Farniente

Paul a loupé son bus ce matin. Il se restrouve ici une journée de plus. On s'est laissé convaincre par lui d'acheter des hamacs pour la suite du voyage. On va en ville trouver notre bonheur. Apres mure reflexion, et au vue des achats qui nous restent a faire en speed (cordes, draps, bouffe), on decide d'aller a Tikal demain. Aujourd'hui, farniente.

La journée se passe á... pas grand chose. Discuter, écrire, lire, jouer...

Le soir, le groupe d'hier joue dans un bar á coté. On va se prendre des bieres et on se pose en face tous les trois. On tchatche avec un couple qui vend des bijoux artisanaux (un mexicain et une francaise). Apres le concert, un groupe de québecois de l'hotel va se poser sur le bord du lac avec des instruments (dont un didjeridoo).

On y va tous, avec le couple et deux allemandes de l'hotel. Les québecois ont fait un feu. On se pose tous autour. Le feu ne sert á rien, il fait tres bon. Il est meme plutot genant avec sa fumée. La soirée se déroule arrosée de bieres de de rhum, au son des chansons québécoises et espagnoles.

19 Mars - Vers Flores

Levé tard. G va mieux. On traverse tranquillement le rio dans une lancha et on attend le mini-bus pour Flores. Finalement, on se décide pour Santa-Elena, juste á coté mais moins cher. Quelques heures de voyage.

Arrivés lá, on comence á marcher vers Flores et on se rend compte que les villes se touchent. On a encore esquivé une arnaque a touristes. Flores est une petite ile-ville au milieu du lac Peten Itza, reliée a Santa Elena par un pont. C'est une ville oú se regroupent les touristes avant d'aller visiter Tikal. On ne pense pas y rester, mais on doit passer á la banque pour retirer du cash.

Petit tour en ville. Pause rafraichissante et petite partie d'échecs dans un bar. On repart á la recherche d'une banque.

Probleme : c'est dimanche ! Tout est fermé. Bon.. finalement on va rester ici une nuit. Pas tres grave : le lac est joli et il fait beau.

On se trouve un genre d'auberge de jeunesse sympa. Plein de francais ! On lie tres vite connaissance avec Paul, un type tres sympa qui est au Guaté depuis deux mois et part au Mexique demain. Il bosse ici sur sa maitrise de géographie, sur la civilisation Maya disparue. Il est ici pour se reposer d'une expédition de cinq jour aux site d'El Mirador, accessible uniquement par deux jours de marche dans la jungle. Il nous raconte qu'ils en ont baver á porter 15 kilogs de sac sur le dos pendant cinq jours.

Paul nous apprend des tas de choses sur la civilisation Maya. On récupere de bonnes adresses pour la suite de notre voyage. On rencontre d'autre gens d'horizon différentes. L'apres midi est tres zen. Il se passe á discuter, allongés sur des hamacs dans un cadre assez sympatique.

On dine sur place oú un mini-concert a lieu, par un groupe mexicain. Le reste de la soirée se passe á jouer aux échecs avec de nouveaux joueurs. Au moment d'aller se coucher, on s'est fait taxer les hamacs dans lesquels on était sensés dormir. On s'arrange comme on peu (y'a un canapé). On a des infos sur Tikal. On y part demain apres-midi.

18 Mars - El Ceibal

Levé tardif, 7h30. G n'a toujours pas la forme.

On va se poser le long du fleuve, á attendre une "lancha" collectiva pour nous rendre á El Ceibal, un site archéologique Maya voisin. Les types qui tiennent les barques viennent tous nous voir, les uns apres les autres, pour nous proposer une excursion lá bas. Pas question, c'est 12 fois plus cher qu'en collectif (dans les trente euros, soit plus de 12 nuits d'hotel). L'un d'eurx, habillé super propre avec ses grosses lunettes de soleil et sa casquette neuve, tente de nous expliquer que c'est le prix, que le carburant coute cher. Pas crédible, le bonhomme. A force de lui expliquer qu'on n'a pas la somme en question (ce qui est presque vrai), il fini par lacher le morceau.

On attend une heure une collectiva, pour les locaux, mais apparemment on s'est levé trop tard. Tant pis, départ á pied.

Au bout d'une bonne heure de marche, on croise un mini parc naturel "El rosario". On va y grignoter notre petit dej'. C'est un espace vert avec un étang tres transparent en son centre. Il semble qu'il y ai des fonds, dans le coin, pour la protection des espaces naturels. Apres cette courte pause, nous repartons vers El Ceibal.

Sur le chemin, on attrape deux pick-up qui nous avancent une partie du trajet. On fini quand meme par se faire a pied les 6 ou 7 km qui restent, sur le chemin de terre qui mene au site et qui n'est pas du tout fréquenté. Une longue voix de terre qui va tout droit entre les champs, puis a travers la foret. On va manquer d'eau. Pres du site, on entend de puissants rugissements qui viennent de la jungle. Curieux.

Arrivée au site. Un type vient nous expliquer que seuls quelques petits morceaux du site ont été déblayés, que le reste est encore enfoui á cause du manque de fonds. Un maquette montre le site au complet. Sur la photo, seul le petit eutel au centre est dégagé. Le reste est sous les monticules recouverts de jungle tout autour. Qutour ce cet autel, une vingtaine de steles ont été mises á jour.

Nous allons visiter l'autel, puis faire le tour des steles. Ensuite nous partons vers la seconde partie du site un peu plus loin. On entend de nouveau les rugissements. Un petit sentiers s'eloigne des sites pour s'enfoncer dans la jungle. On y va, pour essayer de déterminer l'origine des rugissements. Nous ne trouveront pas. En revanche, sur le chemin nous apercevons des singes-araignée qui descendent de leur cimes, a notre passage, pour essayer de nous effrayer. On doit violer leur territoire.

Retour sur le site et visite de la seconde partie : un observatoire astronomique. Je ne peux pas en dire grand chose de plus, ca manque d'explications sur place.

Avant de rentrer, on va tchatcher un peu avec le gardien de tout á l'heure. Il nous parle du site et des 350 autres sites Mayas du Peten (la région nord du Guatemala). Il sourie de nous voir faire le chemin á pied.

Retour a Sayache en 2h30. 1h30 de marche sur la longue route, 15mn de pause rafraichissante bien méritée dans une tienda (une petite boutique qui vend de tout), et 15mn de pickup. Couhage tot : on est claqué.

mardi 28 mars 2006

17 Mars - Sayaxche

Levé 6h45. G ne va pas bien. La pizza lui a retourné les tripes, il a peu dormi cette nuit. On doit aller vers le nord, vers Flores puis Tikal, visiter les ruines Mayas.

On prend un premier mini-bus vers Rarxuja (Ra-tchou-ka). Arrivés là-bas, on prend un autre mini-bus vers Sayaxe (Sa-ya-tché). On déjeune sur place. Enfin pas G, dont l'estomac est toujours rebelle. On a décidé de dormir là. Il y a d'autres ruines Mayas par ici, et je veux aller en voir d'autre avant la "grande", Tikal.

On trouve un hotel pas cher rapidement. La ville est petite mais assez animée. Une riviere la sépare de la suite de la route vers Tikal, et des dizaines de "lanchas" (pirogues á moteur) font l'aller retour pour transporter les gens. Je fais un tour en ville et sur le net pour blogger un peu. En rentrant, G ne va pas mieux. Partie d'échecs avant d'aller manger en ville. Partie d'échecs avant d'aller se coucher. Son état n'empêche pas G de gagner.

L'après midi n'a pas été perdu : j'ai fait une enquête, et je sais comment aller aux ruines du coin sans passer par le circuit touristique

16 Mars - Biotopo del Quetzal

Levé tôt : 5h15, pour attraper un bus pour aller au Biotopo del Quetzal (Ket-zal). Parlons un peu du Queztal. Il est l'emblême du Guatemala. On le voit partout : sur les billets, les hotels, les T-shirts, les cartes du pays, bref partout où il y a marqué "Guatemala".C'est un oiseau vert à gorge rouge dont la particularité est la longue queue verte, ce qui lui valu le surnom de "serpent à plumes" par les Mayas qui le considéraient comme un dieu. Et comme toute divinité qui se respecte, il ne se montre que très rarement.

Nous nous rendons dans un parc écologique crée dans le but de préserver l'habitat du Quetzal. Notre but avoué est bien entendu de voir ce charmant oiseau. Après avoir interrogé une dizaine d'autochtones, nous nous rendons a Purulha, juste à côté. Nous faisons quelques provisions et nous partons au Biotopo. Après nous être acquitté du droit d'entrée et récupéré le dépliant, nous nous enfonçons dans la partie visitable du parc, assez petite. 4km de sentier au maximum.

On fait le chemin sur la pointe des pieds, sans parler, pour ne pas effrayer la faune. Le climat ici est assez étrange. La partie visitable du parc s'étend de 1500m à 1900m d'altitude. A partir de 1700m, nous entrons dans les nuages. La vàgàtation est très dense. Il semble difficile de se balader sans machette hors des sentiers tracés. C'est de la jungle tropicale. Pas celle des singes et des jaguars, mais celle qui regorge d'oiseaux.

On s'arrète plusieurs fois quand la vue est dégagée. Sans faire aucun bruit. Une demi-heure. Mais pas de Quetzal. Beaucoup d'oiseaux, mais aucun avec une queue démesurée. La brume s'épaissie. Je comprend pourquoi ils annoncent un taux d'humidité entre 80 et 100%. On se croirai dans "Gorille dans la brume".

Sur le chemin, on passe voir la cascade du parc. Assez petite par rapport à celles qu'on a pu voir au Brésil. En rentrant, on passe sous le niveau des nuages et il se met à pleuvoir. Comme on dit en anglais : we are in the rainforest.

Retour à Coban vers 13h. On a pris notre temps. Si on avait su, on se serait levé plus tard. Le reste de l'après midi est plutôt tranquille : On change d'hotel pour un plus calme et plus propre. Je vais rédiger des articles en retard sur le blog. G sieste, bouquine et va se faire couper les cheveux. On se retrouve le soir pour aller mager une pizza (je faisait une carence en fromage !). Couché assez tôt.

Note : le Quetzal en photo c'est le prospectus ;)

15 Mars - Vers Coban

Matinée très floue. Je ne vais pas très bien. Mal au crâne et le sentiment que ca va pas. Je me met en mode zombie et je suis G pour aller vers Coban.

Premier bus pour aller à Solala. Là G apprend qu'on doit passer par Guaté (Guatemala la ciudad), agaçant. Second bus vers Los Encuentros juste à côté. Là on attrape un bus pour Guaté. Impossible de dormir là dedans, sauf si on est guatemaltèque ou complètement saoul : ça remue, faut se battre avec son voisin pour la place, qunad il ne dort pas carrément sur ton épaule. Faut s'accrocher dans les virages, c'est à dire 'a peu près tout le temps. Bref c'est très marrant en temps normal, mais pas quand on est à moitié malade.

Arrivés à Guaté, bus local pour aller au terminal qui dessert Coban. Là on prend le premier qui part. Un peu cher, mais c'est un Executivo : un bus "business", avec la clim, des siège larges, un nombre de places limité et surtout... des amortisseurs ! Un paquet de chips fait notre repas du midi, et c'est parti. J'ai appris que le trajet avait duré cinq heures.

En arrivant on tourne un peu en ville et on fini par trouver un hotel pas cher du tout. Il est 18h, on va manger. Repas dans un comedor (petit resto local, genre de boui-boui). Repas classique : riz-haricots, viande. Encore des doses pour anémiques. Ca me redonne un peu la pêche, mais on a encore très faim, c'est notre premier repas de la journée.

On fait un tour en ville. Ca commence à être mort, il est 19h30. On se trouve un petit resto de tacos où on se pose pour combler notre appétit. G confond un piment vert avec un cornichon. Gorge en feu, yeux en larme, au grand amusement de la table d'à côté. Perso j'ai retrouvé la forme, tout va bien. On rentre se coucher vers 21h. Je n'arrive pas à dormir. Trop dormi aujourd'hui, et la télé n'est pas loin. Elle braille. Une dizaine de gens sont scotchés sur des films américains en VO sous-titré, avec le son à fond. Le pire c'est qu'ils ne comprennent pas l'anglais. Impossible de leur faire baisser le volume. Je les maudis jusqu'à la fin du second film.

14 Mars - Le lac Atitlan

Levé tôt raté : le réveil a rendu l'âme. Tant pis, il est 7h15 et on décolle vers la plage pour trouver un bateau. On a raté celui de 7h, naturellement. En attendant celui de 8h30, on part faire un tour en ville pour trouver un petit dej' non touristique. On fini par se rabattre sur une boulangerie.

Une heure de bateau jusqu'à Santiago Atitlan. Très calme, très joli. Les trois volcan du lac nous écrasent par leur majesté (par leur taille aussi je pense) et nous les contemplons comme de pauvres mouches sur un grand miroir bleu-vert.

Santiago est la plus grande ville autour du lac. Comme nous l'avons appris bien plus tard, le premier octobre 2005, un cyclone s'est abattu sur le lac Atitlan, causant les dégats dont nous avons été témoin sans les comprendre. Une coulée de boue s'est écoulée sur Santiago et a ravagé tout un quartier causant de nombreuses morts. Aujourd'hui subsistent quelques traces : maisons effondrées, routes effondrée. Mais rien de laisse présager de l'ampleur du drame de l'an dernier.

Assez calme. Peu d'activité à part dans la rue qui donne sur les bateaux, bondées d'échoppes touristiques. On monte sur les hauteurs. De là on voit les femmes laver le linge sur les rives, la ville qui s'étend sur sa pénisule et le volcan San Pedro qui trone derrière.

On décide de quitter les entiers battus et de rejoindre la prochaine ville, San Pedro, par la voie terrestre. Le premier pickup nous avance et nous dit que le chemin est dangereux et que peu de personne s'y aventurent. Le second nous répete la même chose. En l'absence de troisième pick-up, nous finissons par faire demi-tour.

On reprend le bateau. On repaye le "tarif touriste" et on arrive a San Pedro. On s'arrête 20mn jouer sur de vieilles bornes d'arcades comme on avait en France il y a 10 à 20 ans.

On se lance pour finir le tour du lac en pick-up. Après San-Pedro, San Juan, puis San-Pablo et San MArco. Là on nous annonce que ça devient compliqué parce que la route s'arrète. Avec du recul, je pense que la route qui existait sur mon guide a disparu au moment du cyclone. On tente quand même. Le premier pick-up après 15mn accepte de nous prendre, mais il doit faire un chargement d'abord. Plutôt que d'attendre, on va filer un coup de main pour porter des gros sacs de 15kg. Ca les amuse beaucoup. Ca paye notre trajet. Arrivés a Tzununi, on nous confirme qu'il n'y a aucun moyen de rejoindre Pana par la route. Il ne reste que le bateau.

On repart vers San Marco à pied pour essayer de faire un plus grand tour. On abandonne au bout de 20mn d'attente car la nuit approche et qu'aucun pick-up ne passe. On se pose au bord du lac dans l'attente d'un bateau qui arrive au bout de 20mn. 40mn de trajet. On se fait encore enfler sur le prix du bateau, mais on est arrivé et la nuit tombe. Repas, petit tour sur le net et au dodo. Demain on se lève tôt.

13 Mars - Panajachel

Levé tardif, 7h30. Direction de lac Atitlan, le "plus beau lac d'amérique centrale" dixit le routard. Nous nous dirigeons vers Panajachel, le lieu de villégiature classique des gringos. Le point de départ de pas mal d'expéditions pour le lac.

Bus jusqu'à Chimaltenango, et de là bus jusqu'à Panajachel ("Pana"). Là on tombe direct sur une "hospedaje" (genre de pension/hotel) pas trop cher et qui nous convient.

Après un repas rapide, nous partons voir la rive est du lac. Après renseignement, le plus simple pour y aller c'est de prendre un pick-up pour Santa Catarina. On tourne un peu avant de trouver l'endroit où passent les pick-up. 10mn se passent et on se tasse dans un véhicule qui contient déjà des poutres, des cartons et une dizaine de personnes.

Le principe des pick-up est simple : tu monte dans un pick up à la sortie d'une ville, et quand tu descends tu donnes un pti quelque chose au chauffeur. Généralement, ca représente le prix d'un ticket de bus (pas cher).

A Santa Catarina, on fait rapidement le tour de la ville et on se pose à la sortie pour attendre le prochain pick-up qui va a San Antonio. Arrivés là, une nana nous accoste pour nous proposer de visiter sa fabrique de tissus. On lui dit qu'on ne veut pas acheter. Elle nous invite a venir quand même. "Gratis". Pas de pb, on vient voir. Déçus, c'est juste un endroit où elle stocke la dizaine d'articles qu'elle vend. Une autre nana est assise par terre en train de .. tisser (? pas bien compris ce qu'elle faisait). L'autre nous montre ses produits pas chers, tissés à la main, avec des couleurs qui tiennent au lavage. On lui dit qu'on ne veut toujours pas acheter alors elle nous colle carrément à la porte. Pourtant on lui avait dit...

San Antonio est plus jolie. De sruelles et des escaliers grimpent le flanc des montagnes et nous dévoilent un magnifique panorama sur le lac. Un peu plus loinm on découvre un flanc de la montagne complètement recouvert de déchets. La propreté est un luxe de pays aisé. L'écologie un luxe de pays riche.

On retourne tranquillement en pick-up jusqu'à Pana. Une petite bière, un petit bar tranquille face au lac pour voir le soleil se coucher. Repas "tipico" (si si, c'est écrit sur le resto) dans un resto à touristes. Comme d'habitude, portions ridicules. Un petit tour sur le net et au dodo.

samedi 25 mars 2006

12 Mars - Le volcan de Agua

Levé tôt à 5h30... oups, le réveil n'a pas sonné. Ce sera levé 'a 6h40. Un bon réveil guatémaltèque pourtant.. je ne comprend pas.

On prend le bus pour se rendre à Santa Maria de Jesus, au pied d'un immense volcan (éteint) qui domine le sud d'Antigua : le "volcan de Agua". Antigua est à 1600m d'altitude. Santa Maria un peu plus (2000 ? pas eu l'info). Le volcan on ne sait pas.

Petit dej copieux de tortillas avec viande, oeufs, saucisse et haricot, avant d'entamer l'ascension. Le routard précise : "5h de montée, 3h de descente. Ne surtout pas y aller, nombreux vols et viols." On verra bien.

On monte... on monte... Quand on leur demande, lers gens qui descendent nous disent qu'il restent encore beaucoup de temps avant le sommet. Pas grave. On monte. On va manquer d'eau.

Arrivés au 2/3, on est déjà bien claqués. Plus de foret ici, que des herbes hautes, jaunies par la sècheresse du temps. On se fait une pause de 20mn, et on repart. Au bout de 150m, on refait une pause parce qu'on halète comme des asthmatiques. Manque d'air. On doit être haut. On va monter plus tranquillement. C'est le souffle qui manque. Et ça n'est que le début, ça ne fera qu'empirer jusqu'au sommet. Les pauses se mutliplient. On s´hyperventile pour tenir. On marche à deux à l'heure.

G n'avait jamais connu ça, je crois que ça l'a bien calmé. On arrive au sommet après 5h30 de marche. Là on rencontre un groupe qui descend, avec deux français. Ils ont commencé l'ascension plus tôt que nous. Il nous apprennent que le sommet du volcan est à 3761m. Je comprends nos problèmes de souffle. De l'autre côté du volcan, une mer de nuage d'où émergent deux autres volcans. magnifique.

L'autre versan était impressionnant également : une vue imprenable sur Antigua, Guatemala la cuidad, jusqu'au Lac Atitlan où nous allons demain. Ca nous rappelle comme ce pays est petit (100 000 km2). On reste 15mn en haut. Il est 14h45, il faut qu'on redescende avant la tombée de la nuit à 18h.

C'est parti, on descend... on croise un type marrant qui nous conseille de couper à travers les herbes. Mais les herbes hautes sur une pente à 50 degrés c'est une connerie : on voit pas le relief. On descend à moitié en cassant la figure. On continue par les chemins en lacet de la montée (plus facile dans ce sens).

A un moment on essaye de couper. Erreur : c'est un chemin tracé par l'écoulement de l'eau, enfin quand il y en a parce que là c'est sec comme jamais. Ca glisse. On se vautre dans la poussière.

Vers le dernier tiers, on bifurque dans un autre chemin qu'un local, à l'aller, nous avait conseillé. Moins large, dans une partie plus dense de la foret. Au bout d'une quarantaine de minutes, on se demande si c'était vraiment un raccourci, quand on arrive sur une route (enfin un chemin de terre carrossable). Là on retrouve le groupe de tout à l'heure. Ils ont pris l'autre chemin, et le plus drôle (pour nous), c'est qu'ils s'y sont fait braquer par un type avec une cagoule et deux machettes qui les a délesté d'une partie de leur fric. On a choisi le bon chemin !

On fini le trajet avec eux et on se sépare (ils ont leur minibus). Il faut qu'on boive ! Avec toute la poussière qu'on a avalée, on a la gorge désechée. Arrivés à la station de bus, plus rien : le dernier est parti il y a 5mn. Reste les pick-up qui vont à Antigua. On se pose à la sortie de la ville et on fini pas se faire prendre et ramener en ville. Décrassage à fond. Repas salvateur (mais toujours pas copieux), et au pieu.

11 Mars - Antigua

A la station de bus, pas moyen d'en trouver un pour Antigua (plus tard on a apprit qu'il y avait plein de stations de bus pour les grandes destinations. C'est pas tout regroupé comme au Brésil).

Un type et sa vieille mère nous proposent de partager un taxi pour y aller. Ils sont très sympa, on discute pas mal malgré nos difficultés à discuter. Le taxi nous dépose devant la station de bus. Ca commence bien : on avait pas compris, on croyait qu'on allait direct à Antigua. Pas grave. On se fait une heure de bus en leur compagnie. Fait du bien de discuter, ça permet d'apprendre les bases.

Arrivée à Antigua. Nos compagnons nous accompagnent dans notre hotel-tour dans la ville. Ca se terminera dans une Posada propre et bien équipée. J'ai toujours une furieuse impression de payer cher. Va falloir s'éloigner des routes touristiques (plus tard, je confirme qu'on a payé super cher).

Jose et Chula, nos compagnons, nous laissent après des adieux chaleureux. On part visiter Antigua.

C'est plat. Les maisons ne sont pas hautes. C'est pavé. Il y a plein d'églises dont les trois quarts sont en ruine. C'est la conséquences des différents tremblements qu'a subit le Guatemala. La profusion d'église est dûe au fait qu'Antigua a été très longtemps la capitale du pays. D'où son nom complet : Antigua Guatemala (guatemala antique).

Avant d'aller faire le tour des ruines, nous allons voir le marché qui n'a lieu que deux jours par semaines. Grand. Blindé d'échoppes de fruits et de légumes, de vêtements, de tout et de rien. Très vivant, très coloré. Un marché d'Amérique latine quoi (pour ceux qui connaissent déjà). Les femmes s'habillent toutes en costume traditionnel Maya dans leur vie de tous les jours. Pas pour les touristes : ici on ne croise aucun gringo, c'est le marché des locaux.

Non , le marché touristique c'est l'autre où nous allons après. Plus classique : des échoppes bien rangées où on trouve des tissus de toutes les couleurs sous forme de chemise, porte-monnaies, écharpes, huipiles (les vêtements traditionnels Mayas), mais également des sculptures de bois ou de pierre et des instruments de musique "typiques". Quand on demande les prix ca va du simple au quadruple. On attendra un peu pour les souvenirs. Marché pas très intéressant. Il y a beaucoup de gringos et les échoppes vendent toutes la même chose.

Tour des ruines. Déception : les entrées sont payantes et pas données. On les regarde de loin (pas grand chose à voir de toute façon). Visite des deux églises encore debout : la Merced à la facade jaune richemment ornée de motifs blancs, et la cathédrale de la ville, qui donne sur le parc central. Ce dernier semble être le lieu de rassemblement des américains.

Ballade dans le reste de la ville. Repas dans une sandwicherie où on apprend le nom de toutes les spécialités locales.

Couchage tôt. De toute façon, pas grand chose à faire en ville. Une seule discothèque, très peu de bars. Bref, c'est assez mort, et pourtant c'est samedi soir.

Kilométrage - la réponse

La bonne réponse était..... 5628 kilomètres. Et oui, quand on dit que c'est un grand pays, on ment pas.

C'est Dorothée qui gagne (mais je la soupconne d'être de mèche avec So).

Voici le cumul des distances depuis notre départ. Merci au guide routier qui m'a permis de faire ce calcul.

Bus :

Itatiaia - 181
Mirantao - 234
Sao Joao del rey - 601
Boa esperanca - 781
Piuhmi - 1026
Sao Jose de Barreiro - 1096
Diamantina - 1164
Victoria da conquista - 2404
Olivenca - 2739
Porto Seguro - 3258
Concecao da barra - 3645
Vittoria - 3953
Rio de Janeiro - 4478

Voiture :

Sao Paulo : 5628

lundi 20 mars 2006

11 Mars - Guatemala la ciudad

Levé 6h30, en pleine forme. Vive le décalage horaire.

On part dans les rues à la recherche d'un dictionnaire français-espagnol. Direction la zone des centres commerciaux (la zona 4). C'est la zone un peu plus friquée de la ville, mais à la vérité je ne vois que là où on a une chance d'avoir un peu de choix. On arrive trop tôt. Ca ouvre à 9h - 9h30. Tas de feignants, alors que le reste de la ville est dejà en ébullition. Enfin en ébullition modérée. Après Sao Paulo, ici c'est tranquille.

On trouve notre dico, on fait trois courses et on file prendre nos sacs à dos pour quitter cette ville sans intérêt.

10 Mars - Guatemala la ciudad

Bus vers le centre, et premières impressions du Guatemala....

Les cotes négatifs :

* C'est tres pollué. De magnifiques volutes noires jaillissent des flancs des
autobus et des camions pour se disperser lentement dans l'atmosphere et les
poumons des passants.

* C'est un bazar innommable pour se retrouver dans cette ville. Elle est divisée
en 21 zones, qui contiennent chacunes des 'avenida' numerotées perpendiculaires à des 'calle',
numerotées aussi. Amusez vous a trouver le croisement de la 8eme avenue, 8eme calle dans la zone 1
quand il n'y a pas de panneaux au coin des rues...

* J'ai perdu tout mon espagnol. C'est le portugais qui vient naturellement maintenant, c'est assez troublant. Et ca n'aide pas à se faire comprendre.

* Les gens sont plus distants et plus froids qu'au Brésil. Ils ne sont pas das désagreables,
mais le contact est moins facile. C'est un a priori : c'est le premier jour (Note plus tard : je confirme).

Les aspects positifs :

* ils sont tout petits ! On passe pour des géants ou presque. Tres peu peuvent rivaliser avec mes 1m71.

* la plupart des batiments de la ville ne dépassent pas les 2 étages, ce qui donne un côté plus tranquille et moins opressant a cette capitale.

* Il n'y a pas de passages pietons. On se débrouille pour passer au meilleur moment. Si si, c'est un aspect positif : le trafic est beaucoup plus fluide, et on se prend moins de gasoil dans les poumons.


Revenons a nos deux moutons égarés dans cette ville un peu folle et cherchant désespéremment a se repérer sur leur plan. On erre comme ca pendant une bonne heure avant de tomber sur le quartier des hotels pas chers.

Posage dans un hotel. On ne connait pas encore les prix, on espere qu'on ne s'est pas fait trop avoir (Note plus tard : si si, un peu quand meme). On part manger dans un comedor ('matar' c'est tuer. Le 'matador' c'est celui qui met a mort. 'comer' c'est manger, donc le 'comedor'...). Meme topo sur les prix. On paye un peu a l'aveuglette. Avec le recul, c'est la biere qui a coute cher. Ici, les sodas sont moins cher, au contraire du Bresil.

La monnaie ici : le Quetzal (ket-zal), du nom de ce chamrant oiseau, emblême du Guatemala, dont google vous parlera longuement. Valeur : 1 euro = 9 Quezales.

10 Mars - Vers Guatemala la ciudad

Galere a l'aeroport. On a la taxe d'aeroport a payer, et le lecteur de la compagnie de prend pas nos cartes. On fini par trouver un distributeur, et on prend notre avion en courant.

Premiere escale a Lima (Perou) apres 4h50 de vol. 1h30 d'attente. Seconde escale a San Jose (Costa Rica) apres 3h30 de vol. 1h30 d'attente. Arrivee a Guatemala apres 1h40 de vol. Avec tout ca et le decalage horaire, on arrive a 16h30 a Guatemala la ciudad.

Comment tout a continué...

(Novembre 2005)
Mose : le Brésil, j'adore, mais j'aurais bien découvert le Mexique aussi.

G : bah on y va après :)

Mose : nan c'est pas raisonnable.

G : Pourquoi ?

Mose : ...

 

(Décembre 2005)
Eric (l'agent de voyage) : j'ai pas de Rio/Mexico pas cher à ces dates là, mais du São Paulo/Mexico.

G & Mose : Ok.

Eric : ah pour 20 euros de moins j'ai une arrivée à Guatemala city.

G & Mose : 20 euros ? pffff...

Eric : c'est sympa aussi le Guatemala ! Et puis si vous avez le retour à Mexico, ça vous laisse un mois pour y arriver.

G & Mose : ca marche !

 

D'un simple voyage au Brésil, voilà pourquoi nous allons ensuite au Guatemala, suivit par le Mexique.

Arrivée : Guatémala city : 10 Mars, depuis São Paulo

Départ : Mexico 15 avril, pour Paris

Planning : Nada !
Après information, il semble que beaucoup de voyageurs qui viennent au sud du Mexique en profitent pour passer au Guatemala, et que nombre d'entre eux le préfèrent...
En l'absence d'idée précise sur la question, nous n'avons aucun plan établi, et les informations que nous collecteront sur place nous donneront matière à décider au mieux au moment où il faudra choisir.
Bref : l'aventure.

9 Mars, Ultimos minutos

Un peu avant de nous séparez de So, nous nous sommes rendu compte que notre
avion partait a 6h40 du matin. Il faut être a 4h40 a l'aéroport. On n'a pas besoin
d'hotel. Gentiment, les proprio acceptent de nous garder nos sacs jusqu'a ce
soir.

Apres discussion (autour d'une biere), je decide de consacrer l'apres midi a
rediger le blog. Pendant ce temps, G va faire quelques emplettes et se poser au
calme dans un parc.

4h de net pour mettre tout ca a jour. Je retrouve G a 19h. Il a trouve ce qu'il
cherchait, non sans mal. Il a été dans un parc ou il a tchatché une heure avec
un gars qui a fini par lui raconter qu'il était dans le quartier gay de Sao
Paulo. On nous l'a confirmé plus tard.

Posage dans un bar pour siroter une biere bien fraiche. La on commence a
discuter avec un bresilien qui parle un anglais impeccable. On parle de tout, Bresil,
politique, environnement, Amazonie, etudes, ...  Le type s'appelle Luciano, il
est docteur. Il fait actuellement sa specialisation, qui dure 5 ans chez eux,
apres 6 ans de medecine generale.

Il fini par nous presenter un de ces amis, un rasta qui parle tres vite en
utilisant pas mal d'argot. Quand il repasse avec sa copine, ils nous proposent
d'aller boire un verre chez eux. On y va tous, c'est juste a cote. On en profite
pour recuperer nos sacs a dos a l'hotel.

La on parle, on joue un peu de musique, on gouté a diverses specialites
locales. Le pote de Luciano parle enormement, raconte des tas d'histoires. Il est très
difficile a comprendre. Il a trouve deux vertèbres de baleines recemment. Tres
impressionnantes. Il compte en faire un petit siège.

Peu après, on part manger dans un genre de fast-food qui fait de la nourriture
bresilienne (riz-haricots-viande). On se presse car il est bientot l'heure du
dernier bus pour l'aeroport. On se pointe a minuit moins dix pour constater que
le dernier bus etait a 23h30. Negociations avec un taxi pour avoir un prix
raisonnable. Pas d'autres solutions. Au revoir a Luciano.

9 Mars, Ata logo, So

Levé 7h. Pti dej'. So Stresse : on n'a pas réussi a confirmer son vol hier
soir. On a oublié de la faire 72h avant comme c'est demandé par la compagnie
aerienne. On fini par avoir IBERIA au telephone, c'est confirmé, elle respire.

On part faire des achats. Direction la rue du 25 mai qui grouille d'échoppes et
de magasins bon marche (dont tous les produits viennent de Chine comme nous a
explique un local plus tard). On fait quelques courses mais pas grand chose :
rien de tres typique a part les maillots de foot.

Ballade dans d'autres quartiers et finalement retour a l'hotel pour faire les
sacs et liberer la chambre. G et moi restons une nuit de plus. On ne peut pas
reprendre une chambre directement, aussi y laissons nous les sacs pour
accompagner So a son bus apres avoir mangé un dernier burger.

Elle a son bus direct. Derniere photo. Bises chalheureuses a la France de notre
part. G et moi avons encore plus d'un mois avant de la revoir. J'espère que tu
es bien rentrée.

vendredi 17 mars 2006

8 Mars - Sao Paulo

Arrivée dans la ville la plus peuplée du monde. Quand on connait Paris, on pourrait avoir peur à l'idée de circuler là dedans. Et pourtant ! En tant que ville récente, tout y est prévu : les avenues ont toutes au moins quatre voies. Quand ça bouchonne, on avance quand même. Bien mieux que dans notre chère capitale.

Après quelques pérégrinations urbaines entre les buildings à l'américaine, nous trouvons enfin le centre et le bureau de l'agence de location où nous laissons la voiture. Il est 19h30. On a fait près de 8h30 de route ! Bravo l'estimation. Heureusement, on est arrivé à temps pour l'agence.

Recherche d'un hotel dans nos prix. On trouve sans problème. Ca change du litoral touristique ! Petit tour en ville. En une heure de marche on a parcouru un dizième du centre ville. Oui oui, c'est très grand. On s'arrête manger et on rentre se coucher. So part demain après midi en avion. On a la matinée pour faire du shopping.

Kilométrage

Combien de kilomètres avons-nous parcouru au Brésil ? En lisant le blog, on ne voit pas bien le temps passé dans le bus, qui est pourtant assez impressionnant.

Je vous invite à essayer de deviner le nombre de kilomètres que nous avons fait sur les routes du Brésil, bus et voiture confondus. Envoyez votre réponse en postant un commentaire. Le résultat sera publié le 25 Mars. Le résultat le plus proche (au dessus ou en dessous) se verra offert un magnifique short Brésilien !

So, tu n'as pas le droit de répondre :P

jeudi 16 mars 2006

Alcool

De l'alcool dans les voitures ?
Hé oui, d'après ce qu'on a appris, 70% des véhicules brésiliens sont équipés de carburateurs qui acceptent à la fois l'essence, et à la fois.... l'alcool comme carburant.

Alcool de quoi ? De canne à sucre. Le Brésil est en avance sur nous. Alors qu'en France on stresse sur le problème de l'épuisement des réserves mondiales de pétrole, le Brésil à trouvé la solution. Ils distillent leur propre carburant.

Un carburant renouvelable, qui n'enrichit pas l'économie américaine et qui ne provoque pas de guerre (Pour mémoire, le pétrole a été la cause de la grande majorité des guerres dans le monde, pour ne pas dire toutes, ces 50 dernières années).

Du statut d'importateur de pétrole, le Brésil espère devenir exportateur d'alcool. Tient c'est curieux. Pourquoi on n'en parle pas chez nous ? serait-ce TOTALement censuré ?

8 Mars - Vers Sao Paulo

Longue route vers Sao Paulo. 350 bornes, qu'on estime a 4h de voyage. Pause toutes les deux heures vraiment indispensable : soleil qui tape + peu de sommeil + conduite brésilienne = fatiguant.

Un dépassement sur une bande continue (normal quoi), et paf ! un flic m'a vu. On est bons pour l'amende. Curieusement, il me cherche des noises, comme quoi j'ai besoin d'une autorisation spéciale en plus du permis français. Puis que je n'ai le droit qu'à un mois de tourisme, qu'il faut un visa au delà. Ca marche pas, je répond à chaque fois. Finalement, à moitié déçu il me dit que l'amende sera transmise à l'agence de location. Avec du recul, je pense qu'il attendait de moi un backchich pour fermer les yeux. Ca nous aurait coùté moins cher que l'amende (si on la reçoit un jour), mais j'avoue que je ne sais pas corrompre un flic...

Après la côte, on remonte dans les terres pour passer dans une vallée très industrielle. C'est moche à souhait. De grosses usines crachent d'épaisses fumées, c'est bondé de camions et ça empeste le diesel brulé. A côté de ça, je trouve que Le Havre c'est mignon et pur.

Pour donner du piment au trajet, ça fait 20km qu'on roule sur la réserve. Pas de pompes depuis 15 km. On sors de l'autoroute pour descendre dans la grosse vallée-qui-pue. On se fraye un chemin parmis les gros camions vers une pompe que G a repéré. Lá, on ne trouve pas d'alcool, notre carburant. Du coup on prend un peu d'essence pour tenir jusqu'à la prochaine station.

On repart vers Sao Paulo sur des ponts immenses alternant avec des tunnels, qui permettent de traverser la vallée en évitant de faire des montées et des descentes en lacet.

8 Mars - Trinidade

Levé à 7h. C'est notre dernière matinée de plage. Marche le long d'une la plage de Trinidade, sur peut-être un kilomètre. Grande, propre, et avec une très jolie vue. Bref, encore un coin paradisiaque. Blasant.

On se trouve un endroit à l'ombre, sous de gros rochers, et on profite une dernière fois d'une baignade de ce côté de l'Atlantique en grignottant le petit dej'.

Retour au camping à 11h pour faire nos sacs. On part a Sao Paulo. (Sa-on-ne Pa-ou-lo, et pas sa-o po-lo. J'insiste.)