Arrivée á 4h30 du matin. Squatt sur les banc de la Rodoviaria, en attendant 6h, que la ville se réveille.
Découverte de la ville de nuit. Ca descend méchamment, sur des routes pavées qui doivent dater de l'époque coloniale. Pti dej' dans une padaria (une boulangerie, mais on peut y prendre le pti dej' le matin). On est bien cassés. Une nuit en bus c'est pas l'idéal pour se reposer. La serveuse nous conseille une pousada oú nous nous rendons.
Il faut savoir que quand un brésilien voit quelqu'un dans la galère, il ne peut s'empêcher de l'aider. Ainsi, la brave dame de la pousada n'ayant plus de place, elle appelle 2-3 collègues pour nous (j'ai appris plus tard que les Brésiliens ne payent pas les communications locales, comme aux USA). Très gentil. Trop gentil même : comment lui expliquer qu'on veut le moins cher de la ville, avec nos têtes de touristes.
Bref, on va se débrouiller tous seuls. C'est parti pour une marche à travers la ville, de pousada en pousada, pour nous rendre compte que les prix ici sont le double de partout ailleurs (sauf Rio).
J'ai déjà dit que la ville était en pente ? Je corrige : la ville est TRES en pente. Les jolies rues pavées ont beaucoup de charme, mais le poids de nos sacs, leur irrégularité et l'angle des montées met nos muscles et nos articulations peu reposés à rudes épreuve.
Comme on compte rester ici plusieurs jours, pas question de sauter sur le premier attrape-touriste qui passe. On marche.. on marche... pas très vite, mais longtemps. Quelques heures plus tard, on finit par trouver l'endroit idéal. Dans nos prix habituels et plutôt bien situé.