samedi 15 avril 2006

11 Avril - El Correlero

Arrivé á la Pinotepa Nacional, je me renseigne pour savoir s'il y a un camping. Définitivement non, c'est une ville tout ce qu'il y a de plus urbain. Un bled á coté de la mer oú on peut camper ? Oui : El Corralero, un bled avec une plage.

Tour en ville pour trouver les Camionetas (mini-bus) qui s'y rendent. Il est tard, je suis seul dans le bus. Je me retrouve dans le pueblo (village), sur les rives d'une lagune qui donne sur la mer, oú stationnent des dizaines de lanchas. On m'annonce que la plage est á 15 bornes á pied - il faut contourner la lagune - ou á 5mn en lancha. Le prix me rebute. Forcément, étant le seul a y aller, c'est plus cher.

Je tchatche pas mal avec les pilotes de lanchas, qui me proposent de poser mon hamac sur la rive sans probleme. Je me fais une raison, m'apprete á dormir lá, quand l'un d'eux se propose de m'emener lá bas "en stop". Il y a des gens á transporter dans l'autre sens.

Je fais donc mon tour en lanchas sur la lagune bordée de mangrove, et rejoint la partie "balnéaire". Plein de restos/buvettes sous leurs traditionnelles palapas. Ici c'est surtout pour les mexicains. Je pense que tres peu d'occidentaux prendraient plaisir á séjourner ici : c'est crade. Tres crade. Les déchets sont légions mais aucun local ne semble etre dérangé.

Je pose mes affaires dans un resto pour faire le tour du site. Je rentre profiter des derniers rayons de soleil et boire un biere : si je consomme, je peut dormir gratos (apparemment c'est courant ici).

Un peu plus tard, le propriétaire des lieux m'invite á partager quelques verres de tequila. Dieu qu'elle est bonne. Celle qu'on n'a en France n'est qu'un vieux résidu d'alcool á bruler vaguement distillée avec un étiquette "Tequila" et un cactus pour faire plus vrai. Non lá c'est vraiement autre chose.

Il fait tres sombre. Ici pas d'eau courante ni d'electricité. On tchatche pas mal, de linguistique. La tequila agissante, ca dérive bien évidemment sur les discussions de cul. Sa femme rentre. Un peu plus tard ils s'absentent "une demi-heure" pour se doucher. Ils ne reviendront pas.

De mon coté je mange mes provisions au clair de lune, installe mon hamac et m'endors au clair de lune avec une dizaines d'autres clients. Tranquille. Pour se laver, seul un grand bac d'eau saumatre dans lequel flotte le cadavre d'une grosse blatte. Tant pis, je me laverai demain.