samedi 15 avril 2006

12 Avril - Vers Taxco (vol2)

Levé tranquille. Lecture et écriture au soleil levant, pour profiter une derniere fois de la cote avant de m'enfoncer vers l'intérieur des terres.

Posage á la sortie de la station balnéaire, je vais éviter les lanchas, trop cheres. Un collectivo passe longtemps apres. Forcément á cette heure ci les gens arrivent, ils ne partent pas. Je fais tout dans le désordre. Arrivé au pueblo, stop jusqu'á Pino (la Pinotepa Nacional). Le type qui me prend en stop ne roule pas vite. Vraiment pas. Il roule meme tres lentement. Un paralytique sous Valium conduirai plus vite je pense.

A Pino, je traverse la ville pour me poser á la sortie. C'est grand. 40 mn de marche avec le gros sac. Un premier collectivo me prend et me pose á l'embranchement vers Cuaji (Cuajiniculapa), la ville suivante de mon périple. Collectivo pour Cuaji.

Arrivé á Cuaji, stop á la sortie de la ville. On me dépose dans un endroit oú les voitures roulent trop vite pour le stop. Je vais donc jusqu'á la ville suivante (San Juan) en taxi-collectivo, avec un autre gars qui attendait lá.

Arrivé á San Juan, stop pour aller vers Cruz Grande. Marche pas. J'avance un peu. On ne me prend toujours pas. Je continue encore pour trouver un endroit un peu plus propice (entre deux ralentisseurs). Personne ne s'arrete. En dernier recours, je vais filer deux pesos á la nana de la croix rouge qui fais sa quete sur les ralentisseurs aussi. Elle me file l'autocollant. Je tends le pouce. Une voiture s'arrete ! Aidez votre prochain, il vous le rendra.

Le type s'appelle Alfredo, il va jusqu'á Acapulco, oú je compte bien ne pas passer. Il est supe sympa. On tchatche tout du long. J'avais prévu de bifurquer vers le nord á partir de Cruz Grande, mais il me le déconseille : pas de bus et tres peu de voitures. La route est dangereuse, les gens s'y font tres souvent braquer. Ce n'est pas le premier á me dire qu'il vaut mieux passer pas Acapulco. Je me rends á l'évidence... plus qu'á aller jusqu'á Babylone-Acapulco.

Le trajet dure longtemps. Arrivés á Acapulco, beaucoup de circulation, semaine sainte oblige. Un peu moins que quotidiennement á Paris. Je le fais d'ailleurs remarquer á mon chauffeur incrédule. Pour ici c'est déja beaucoup.

Alfredo me dépose au terminal de bus. Lá c'est le drame. Pas de bus avant demain matin. Je prend mon billet, et je vais m'installer dans la salle d'attente pour y passer la nuit. Carrelage confortable. J'ai pris une décision importante. Demain, c'est sur, je me lave.