jeudi 12 août 2010

8 août (2/3) - Machu Picchu

L'article précédent était une blague, merci de votre tolérance.

Une question restait en suspens : pourquoi se lever à 3h du matin ?

Sur toutes les photos du Machu Picchu on voit une montagne derrière.

Cette montagne est le Huayna Picchu.

Son accès est limité à 400 personnes par jour (pour des questions de dégradation).

La règle c'est "premier arrivé, premier servi".

Pour monter au site du Machu Picchu, il y a deux moyens :

  • soit à pied par un petit chemin escarpé
  • soit par un bus (à un prix indécent)

La pont nommé Puente ruinas ouvre à 4h30.

Les premiers bus partent à 5h.

L'idée consiste à grimper cette montée de 45mn et d'arriver dans les premiers pour gagner son ticket au Huayna Picchu.

Le puente ruinas est à 20mn de la ville.

Si nous sommes partis très tôt, c'est pour essayer d'être dans les premiers des piétons, car tous les jours, 100 à 150 fanatiques ont la même idée que nous.

Notre nuit a été agitée : l'hôtel est mitoyen à une discothèque.

Le départ est difficile mais motivé.

En chemin on rencontre un israélien qui n'est pas sûr d'avoir pris le bon chemin.

Nous non plus, mais on y va avec conviction.

On fait des paris sur le nombres de fous qui nous auront précédé.

On perd tous : on est arrivé les premiers !

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Très vite arrivent une dizaines d'autres, puis une autre douzaine, etc.

En 15mn on est déjà une cinquantaine à attendre devant la grille.

Tous à déjeuner par terre en attendant l'ouverture.

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A 4h30 le gardien (incorruptible) ouvre les grilles, et la course commence.

Tout ce petit monde grimpe les premiers mètres à vive allure, à la lueur des frontales et des torches.

On perd rapidement nos premières places.

Puis on laisse passer un gros groupe : Adine a trop forcé sur le départ.

Quelques minutes plus tard, on a pris un rythme correct.

On est au milieu d'un groupe d'anglais dont les meneurs motivent les autres comme à l'armée.

"Come on Grigor, you can do it, don't be lazy !"

C'est dur, c'est pentu, c'est irrégulier, mais les jambres s'habituent.

Tout ce monde qui fonce vers le sommet ça créé une émulation.

On croise quelques abandons, haletants.

Un des anglais est sur le point de tomber dans les pommes.

Il est poussé par son groupe, c'en est presque inhumain, et....

c'est le sommet.

Nous sommes arrivés juste avant les premiers bus.

On est trempés de sueur, ça se marie très mal avec la fraicheur de la nuit.

On a bien gagné notre tampon pour le Huayna Picchu.

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On savait pas encore pourquoi on avait signé...