Abancay présente peut d'intérêt en soit (dixit les guides).
On décide de partir directement pour Cuzco, histoire d'accélérer un peu.
On est bientôt à la moitié du voyage et il reste pas mal d'endroits à découvrir.
On loupe les premiers départs pour Abancay à cause d'une histoire de douche pas chaude.
Du coup, on est obligé d'attendre un peu avant que le minibus ne parte.
C'est un minibus assez luxueux et confortable.
Il faut dire que le niveau de vie est très nettement supérieur par rapport aux dernières villes que nous avons visité.
Ca se voit à la prolifération de resto chics dans le centre, aux nombre de périviennes habillés élégamment, etc.
Voyage sans histoire.
Le bus s'arrête au milieu de nulle part où des péruviennes vendent des "papitas" : petites pommes de terre roses, chaudes, accompagnées de fromage (pas un bon emmental qui fond, juste le fromage local, blanc et peu gouteux).
Tout le monde en prend.
On suit.
C'est plutôt bon.
A titre d'info, ils ont ici des dizaines d'espèce de pommes de terre.
Je doute qu'on ait tout gouté.
Les 4h de voyage nous emmènent à Abancay.
Du terminal où on arrive, les gros bus ne partent que le soir.
En se renseignant un peu on trouve l'endroit d'où partent les minibus pour Cuzco.
Le prochain qui part est un gros espace tout beau tout neuf (ou presque).
Le voyage de 3h30 est relativement confortable, d'autant que nous sommes maintenant sur des routes asphaltées !
Fini les cahos et la lutte intestine pour garder le petit déjeuner du matin sagement à sa place.
Au loin les montagnes sont coiffées de neiges.
Des pics qui dépassent les 6000m d'altitude.
Quand nous arrivons à Cuzco, la nuit est déjà tombée.
Cuzco, la ville qui fait rêver ceux qui veulent venir au Pérou.
Cuzco, troisième ville du Pérou.
Cuzco, point de départ pour visiter le Machu Picchu, la huitième merveille du monde.
Cuzco, nid à touristes...
On en voit plus en 10mn qu'en deux semaines de voyage.
Il va falloir s'y faire, nous voici revenu dans les rails touristiques.
"Peintura ?"
"No gracias"
"El mejor restaurante de Cuzco"
"No gracias"
"Un llama para llevar en tu pais ?"
"Hmmm... talvez..."