Ayacucho est la grande ville suivante à l'est.
Pas très loin de Huancavelica à vol de Condor.
Problèmes : il n'y a pas de route groudronnée, c'est peu fréquenté et les condors ne sont pas coopératifs.
Impossible de trouver un minibus.
On se rabat sur un onéreux taxi collectif pour aller à Lircay, à 80km.
Adine passe un très mauvais voyage.
Elle est assise devant et le chauffeur va très vite sur des routes pas très larges, avec un graaaaaaand ravin sur le côté.
De Lircay, pas de minibus non plus.
On a pourtant bien cherché et interrogé les locaux.
Obligé à nouveau de se rabattre sur un couteux taxi collectif vers Julcamarca.
Sur le chemin, une voiture bouche l'étroite "route" de montagne.
Essieu visiblement brisé : ses roues avant ne sont plus parallèles.
On l'aide à pousser sa voiture juste au bord du ravin pour passer.
Je ne sais pas comment il va se débrouiller (pas de dépanneuse au Pérou).
Encore plus drôle : un peu plus loin on croise des camions...
A Julcamarca, un minibus pour Ayacucho est stationné.
Au moment où j'écris ces lignes, nous attendons qu'il se remplisse pour partir.
Nous atteignons Ayacucho couverts de poussière.
La ville est assez sympa, elle fourmille de monde, sans que ce soit oppressant.
La Plaza de armas (toutes les villes du Pérou ont une place centrale nommé Plaza de armas) est entourée de batisses coloniales en bon état.
Le temps de trouver un hôtel et nous partons en exploration.
La nuit est déjà tombée.
Le programme du lendemain nous sera donné par le barman qui nous servira notre Pisco Sour.
Nous finissons la soirée sur la terrasse de notre hôtel.
Profitant de la clémence du climat d'Ayacucho.
Ce qui nous change des nuits glacées de Huancavelica.