On se lève une heure plus tard que d'habitude.
En effet, la Bolivie et le Pérou ne sont pas sur le même fuseau horaire, on se rapproche de l'heure française.
Nous partons en balade vers le sud de l'île.
Les montées sont difficiles, on est quand même à 3800m d'altitude.
L'île est très jolie.
On se croirait en provence.
Les cigales en moins.
Il y fait également plus frais en ce début de matinée.
Presque personne sur la route, c'est un vrai bonheur.
Nous longeons l'île quelques heures et finissons pas sortir des chemins.
On grimpe sur les hauteurs pour picniquer d'un avocat géant.
On reste en hors piste pour finir le trajet jusqu'à Yumani où se trouve le port.
Bon avant de clore cet article, je dirai que sur l'île du soleil les gringos sont pris pour des vaches à lait.
Il faut payer pour marche sur les chemins.
Comme il y a plusieurs communautés, chacune veut se faire des sous, il y a donc trois "péages" différents.
Les prix des restos sont le double des prix "standard".
Partir de l'île coute deux fois plus cher que d'y arriver ("pour les communautés vous comprenez").
Les seules personnes qui nous ont parlé sont les vendeurs de billet pour les chemins, les enfants qui réclament des bonbons, de la bouffe ou des stylos et les tenanciers d'hôtel ou de resto.
C'est dommage, ça casse le charme de l'endroit.
Par pitié, ne donnez jamais rien aux enfants quand vous voyagez.
Même si ça part d'une bonne intention, vous les transformez en mendiant.
Pour preuve le gamin qui a débarqué pendant notre pic-nique.
Il a commencé a réclamer.
Voyant que je disait non il s'est planté là en nous regardant dans les yeux.
Il a réclamé par trois fois la pomme, le dessert à Adine.
Quand je lui demandais de partir, il a pris un oeil défiant, genre "je t'aurais à la patience".
Même en m'emportant contre lui, rien ne l'a fait changer d'atitude.
Il a fallu qu'on parte pour qu'il parte aussi, résigné.
Il a purement et simplement gâché notre moment de tranquilité.
Merci à tout ceux, qui par leur ignorance ont transformé cet enfant en mendiant.