Le repas d'hier soir était frugal, le petit déjeuner l'est également.
On mangera mieux aujourd'hui...
Retour au bateau et départ pour Taquile.
1h de traversée.
Taquile est plus touristique, on nous l'a dit et ça se sent.
Un seul chemin pour monter du port, assez proprement pavé.
Les touristes y défilent en une longue chenille.
C'est joli, c'est vrai.
Le chemin monte en spirale et la vue surle lac prend de la perspective.
Arrivé sur la place des armes, une centaines de gringos sont assis, indolents, profitant des rayons du soleil, visitant le centre d'artisanats.
Plusieurs locaux semblent glander dans leur costume traditionnel.
Le capitaine de notre bateau a souhaité qu'on reste tous ensemble car la visite est rapide : deux heures et demis avant le retour à Puno.
Il tente de nous emmener dans un resto, mais bien évidemment le groupe se délite.
Trop de jeunes, du coup les tarifs "touristiques" du resto ne passent pas.
Nous partons de notre côté vers les hauteurs et sortons des chemins.
On se pose sur des gros rochers pour déguster un fruit qui mûrit dans mon sac depuis quelques temps déjà.
C'est un chirimoya, qu'on avait cueilli au Cañon de Colca avec Ariel l'israélien voici quelques jours déjà.
Il est trop trop trop bon.
Sucré à souhait, plein de saveur, un régal.
Nous continuons notre tour des meilleurs spots de l'île, mais l'heure avance et il nous faut déjà retourner au bateau.
Trois heures de traversée sans histoire notable, si ce n'est un pari fait avec d'autres français sur le nombre de fois où le bateau allait caler.
Oui, il a cette facheuses habitude, depuis hier.
Les hommes d'équipage le bricolent souvent, mais le problème revient régulièrement.
On rentre a bon port après seulement trois calages en trois heuresc
Après avoir récupéré le gros sac d'Adine à l'hôtel, nous partons en quête des minibus qui partent vers Yuncuyo, la ville frontière avec la Bolivie.
En effet, nous voulons passer en Bolivie dès ce soir.
On trouve le terminal, et le bus qui doit y partir.
Après trente minutes d'attente, le bus ne se rempli toujours pas.
Nous changeons de destination pour Juli, qui se trouve sur le chemin.
On y arrive en une heure et demie.
Le soleil s'est couché.
De Juli il n'y a plus de minibus vers Yuncuyo.
Il nous faut attendre demain.
Il nous reste heureusement de quoi prendre un hôtel, manger et blogger un peu.